03.12.2009
dans la yourte avec l'homme dans sa nudité
Pause.
L'Homme se prépare à nous offrir sa danse,
son doute et "l'intérieur de sa question".
Ne pas lui donner les réponses.
Juste noter les mots.
Indices à cadrer
dans le rythme
qui répondra
à sa danse.
L'oeil
mur
mure.
B.K.
tension Souple de la Dynastie Royale
le Sirop humectant du Siphon
épine Renversée et Frontale - Du Regard
tambouriné Sans chaleur trimbalée
Air Souple titubant rituel cliquetant
Libre élévation transfigurée du chacal
enterré.
La Varlope et Sinusite La vacation et
véhicule la tension est Apoplexie
Front Souple trimbalé vrombissante
transfiguration tambourination
humectation plan genou
Le regard la tension l'épine
l'enfermement Rond de La Liberté
étouffé du sens du Siphon Sinusoïdal.
Envolé Enterré le la les.
.
Dans la yourte
ma main
caresse
ton
alternance
replie
la ligne
dans
ton centrage
j'aime
ta peau
qui
s'entrelace
ton onde
connecte
ma
fluidité
ta soie
m'offre
mon
recentrage
penseur
encore
tu
m'ébahis
penseur
encore
tu
m'envahis
les gouttes
qui sonnent
cassent
mon ancrage
j'appelle
ton onde mais
où es-tu?
.
Bichon
Un homme tout nu
Pied de grue
Hé si tant
Streap tease d’un homme
Dommage
Une Femme
J’aurais préféré
Belle cuisse
Quand même
Sexe écrabouillé
Peau plissée
Couille qui pend
Je ne comprends pas
Tiens la pluie
T’attends quoi ?
Drôle d’histoire quand même
Dieu grec ?
Et alors ?
J’te crois pas
Pas à l’aise
J’men fous
Un bel homme quand même
Slip qui tombe
Pas envie
T’attends quoi ?
.
Entrée en danse
mouvement
reprise
silence
plongeons en concentration
regards
autre
pénétrant
relâcher, se tordre
entacher
bâcher
pensée
jouer du regard
autre
hésiter
puiser
à poil se raconter
tragédie
morsure
éprouvé
transparence en vitrail
enfant
œuf
nudité
donnant à respirer
sensuel
féminin
partir
souffle de vie ha!
Sent
délice
vivant
esquisse à fin ludique
lisse
rare
temps
pose à l'essentiel
blanc
fesse
mouton
recroqueville en dos rond
nu
rien
vide – respiration
souvenir d'un sanglot long
là
ici
enfant.
Fred
12:01 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dans la yourte avec la femme chamane mongol
Dans la yourte, chez Odile, 2 décembre 09
Au son du tambour, la voix de cette femme, ses chants gutturaux...
Tu traces ce qui te traverse sur des morceaux de papier.
Cinq duos tu formes, tous tès différents, proches à la fois.
Magnifique rencontre improvisée à travers les mots
qui se dévoilent l'un après l'autre,enchaînant les
surprises, ils se mêlent et trouvent sens.
Respirations entre toi et l'autre
accélérations, fusion, silence
l'espace se crée
d'un lien
commun.
Pause.
B.K.
Jean-Claude et Jean-Luc
Je me demande pourquoi cette beauté inconnue, mystérieuse,
du mois de février, me laisse sans parole.
Peut-être est-ce la chaleur du soleil hivernal qui te laisse coî.
Peut-être est-ce ton enfance oubliée dans les méandres de ton esprit?
Il y a des termes qui ma paraissent très forts, l'accouchement,
accoucher d'un projet, l'accouchement permet de créer, d'inventer,
de découvrir parfois des choses insoupçonnées, tels des océans.
L'océan est essentiel, où est-il?
Peut-être passe-t-il par un rituel?
Un rituel de l'essentiel pour trouver mon océan?
Quel voyage!
Ce voyage peut être semé d'embûches, ce voyage peut être épineux,
déstructurant, sans but particulier, sans finalité, sans objectif.
Mais chaque pas compte, chaque pas est essentiel.
L'essentiel est dans l'inspiration, l'inspiration n'est qu'une expression
de mon intérieur.
Les entrailles chaudes volcaniques.
Quelle curiosité!
Y a-t-il une différence entre mes entrailles et un volcan?
Sans avoir de réponse on a le pouvoir de décider.
Pour moi le volcan est rouge, coloré rougeâtre. Rouge, rougeâtre... quelle empathie...
Que de la chaleur.
Marie-Claude et Fabien
Un sapin. Respire un sapin. Touche un sapin. Jusqu'à tomber par terre.
Jusqu'à la fin. La fin en communauté, en communauté animale, communauté de vie en général,
la vie végétale, animale... l'univers, quoi!
Etre tenace dans ce projet. Facile d'être tenace en prenant de l'élan.
Sentir sa peau, sentir les peaux, reprende les rires, sans oublier de bailler.
C'est comme un arc tendu pour être plus grand ou pour danser le rock'n'roll.
Ouais!
Que de joie dedans, de joie intérieur-extérieur, dedans encore,
c'est un jeu qui respire sous la pleine lune.
Fred et Bichon
Ou
Trouble !
Très trouble ce tabou, encore
Encore des blessures
Encore un ventre rond
Source, source,
Source unique
Changement de couleur Rouge
Rouge concentre les énergies
Grelotte
Je me trouve seule parmi vous
La richesse
Là, dedans, cocon,
Pensée unique, qu’il reste
Qu’il reste nu ou réuni
Rond toujours
Danse, bois, vin
Bûche de noël, encore
Encore une aide, des aides, l’aide,
3250, il en reste encore
Encore !
Revenir
Toujours dans le ventre, encore
Encore des corps accordés
Concentrés
Incrédulité
Pense où ? Tu peux aller
Trouve le rythme
Bûche
Tomba ton bâton bâton
La boue où
Coucou !
Bûche
Il n’en reste plus qu’un,
Et c’était la tortue
Toujours seule parmi vous .
Lucky et Sylvaine
Hum ! Viens !
Tu jaillis des bois
Avec des rires et sourires
C’est magnifique
Youpilala
Tu as lâché ton enclume
C’est mon refuge
Alors tourne, tourne encore
Fais un cercle dans le plafond ouvert
Et je serais initiée ?
Initiée à l’autre monde
J’ai pas le cœur à ça
Pourtant tu es une femme
J’ai une histoire à te raconter
Pour la détente et le ronron ?
Avec de la volupté en plus
Et du questionnement ?
Tu t’en apercevras
Je suis déjà en chaleur
Mets la ventilation
C’est pas mon rite
T’es trop laïc
Alors je mets du parfum
Tiens la pause
Une pause calfeutrée.
Capucine et Odile
Partir en voyage. Ah l’appel...
La nudité dans le bois, se dépouiller,
la résonance...
Tu viens on va dans la forêt,
on va ouvrir la porte et manger la
musique de l’homme.
Ecouter le tambour, le battement.
L’âme rouge habitée par la terre céleste.
Faire sortir l’animal dans la forêt,
retourner, se dépouiller,
ee mettre à nu.
Retrouver la force du ventre.
Aller au-delà dans les profondeurs
Dans les racines, le bois résonne
L’expiration arrive
Le cœur parle.
Des racines de verre et de laine
C’est une connaissance ?
C’est un passage de cœur, un rite ancien
Mon âme s’anime
Dans les bois je retrouve le tambour
qui bat, résonne, l’animal.
Le battement du tambour fait sortir l’écorce, l’ancien
Le cœur est délivré et l’âme
voyage dans la forêt, l’âme est délivrée.
Alors j’attends le pouvoir du coucou.
11:45 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.11.2009
Stage terre et écriture, dans le zôme
TERRE et ÉCRITURE
14 - 15 novembre 2009
prochaine session en mai 2010
BEB KABAHN
explore et partage les fruits de 11 ans d'expérience en animation d'ateliers d'écriture
FRED MIRANDE
http://www.daala-pyrenees.com/
artiste sculptrice céramiste, est animatrice d'ateliers d'expression créatrice.
Ensemble nous vous proposons de vivre l'expérience du modelage et de l'écriture comme supports d'expression et déclencheurs de transformation
DEROULEMENT DES ATELIERS
SAMEDI
9h: accueil et formalités
9h30-12h30
"entrer en matières"
modelage et écriture
repas
14h-15h30
atelier d'écriture nomade
pause
16h-17h30
créer à quatre mains
17h30
temps libre et échanges
19h: repas
20h30: veillée
atelier d'écriture de nuit ou de l'aube (propositions ouvertes)
DIMANCHE
petit déjeuner
9h-12h
"le signe, la trace, l'empreinte"
écriture-graphisme et quêtes en
modelage
repas
13h30-15h30
"du signe au texte"
tracer son signe, signer sa trace
pause
15h45-16h45
"de la terre à la peau"
maquillage d'argiles
pause
17h-17h30
échanges, bilan, aurevoirs!





Face à face, dans le zôme entre Marie et Joy.
La consigne d'écriture était simple:
écrire une question commençant par "pourquoi",
cacher en repliant la feuille, faire passer à l'autre qui répond
(à une question qu'il ne voit pas)
par une phrase commençant par "parce que".
Et ainsi de suite.
Nous nous retrouvons alors avec une série de questions et
de réponses écrites à l'aveugle, sensées donner un résultat drôle,
surréaliste ou poétique...
Joy et Marie écrivirent plus d'une heure trente, sur huit feuilles dont voici le début:
Pourquoi la forme est-elle une empreinte?
Parce qu'on croit devoir laisser une trace de nous-mêmes, pour être reconnu au milieu de tous.
Pourquoi sommes-nous venus dans ce monde?
Parce que la Terre est modelable et continuellement en changement.
Pourquoi, pourquoi souffrir?
Parce que l'esprit de compétition gouverne notre monde ainsi que le besoin de matérialiser sa propriété. Le premier qui laisse sa trace s'approprie le lieu.
Pourquoi rien n'est impossible?
Parce que c'est peut-être une question de regard, différent d'une paire d'yeux à l'autre.
Pourquoi ne pas faire ce que l'on veut?
Parce que nous souhaitons montrer une belle image, question de rapport à l'autre, difficulté de se détourner des regards alentours.
Pourquoi est-on plus serein et léger en prenant de l'âge?
Parce que le calme, la rondeur et la lumière, nous mettent dans un univers inhabituel propice à la création.
Pourquoi la nature est si belle?
Parce qu'on va devenir fou à force de se poser trop de questions!
Pourquoi faut-il se surveiller?
Parce que nous n'avons pas appris à déterminer qui nous étions.

Pourquoi doit-on laisser une empreinte?
Parce que notre être transparaît en tout ce que nous faisons, créons.
Pourquoi un pied laisse-t-il une trace dans le sable humide?
Parce que nous avons quelque chose de précis à faire.
Pourquoi ne pas essayer de passer en discrétion, sur la pointe des pieds?
Parce qu'il n'y a ni fin, ni limite, et que tout est possible.
Pourquoi le ciel est-il bleu?
Parce que l'oiseau passe sans laisser de trace.
Pourquoi cette sensation d'enfermement m'envahit-elle?
Parce la pensée du fond de la non-pensée, c'est l'intuition.
Pourquoi ne trouve-je pas de qustion à poser?
Parce que le Joie profonde est une qualité intrinsèque de notre être.
Pourquoi la Terre emagasine-t-elle certaines traces qu'elle nous dévoile très longtemps après?
Parce que le mental vit dans la peur permanente.
Pourquoi ne pas réféléchir à des choses plus pragmatiques comme qu'est-ce qu'on mange ce soir?
Parce que nous venons dans ce monde dans une presque totale ignorance.
Pourquoi se conformer aux règles du pourquoi parce que? Ne pourrait-on pas changer l'entête des questions?
Parce que c'est notre pensée qui crée notre réalité.
Pourquoi écrire?
arce que le mental vit dans l'inquiétude et cherche la sécurité en vain.
Pourquoi crois-tu en la réincarnation?
Parce que c'est toujours pareil et que l'ennui fait perdre le fil.
Pourquoi le temps passe-t-il si vite?
Parce que rien ne peut le satisfaire.
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Théâtre Monte-charge, au tambour

15:23 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
l'Entropie, quantique des quantiques
Ce que savent les saumons
C'est
Un grain de grenade
Le chant des plaines
Quelle importance
Une chute très lente
Les coeurs détruits
La ville des ténèbres
Le docteur est malade
Car il manque
Une touche d'amour
Pour
Les amateurs de silence.
Marie Anne
Aquatique. Exotique. C'est tout à fait ma tactique.
Authentique. Enigmatique. C'est un peu autistique.
Pas athlétique. Née en Afrique. C'est vraimet sarcastique.
Inhibée. Hibiscus. I conne. Identité.
Dahoméenne, basco, béarno, béninoise, citoyen du monde (boum)
quelle est ma carte d'identité?
pourquoi ces migrants sans papiers?
pourquoi vouloir les nier?
où est notre hospitalité?
Aquatique. Exotique, sur un radeau il coule à pic.
Authentique. Enigmatique, s'ils viennent c'est pour le fric.
Pas athlétiques, nés en afrique, ils sont vraiment faméliques.
Illégalité. Irrégularité. Inintérêt. Identité.
Non Européens, Bénin, Malien, sans rien, Afghans, mendi ant du monde (paf!)
quelle est leur carte d'identité?
pourquoi les enfermer (dans un centre de négation)
où est notre humanité?
où est notre intégrité?
Aquatique. Exotique. C'est tout à fait utopique.
Authentique. Enigmatique. C'est mathématique.
Pas athlétique. Née en Afrique. C'est pas anecdotique.
Dans les journaux on lit: Tchétchéniste, terroristes, lepéniste, pacifiste.
C'est dur de s'y retrouver. (pif)
Quelle est notre identité?
Comment peut-on être français
Liberté Egalité Fraternité
Rappelez vous les valeurs de notre
République si démocratique.
Marie Anne
Donne moi l'équation de l'entropie!
La physique est une science enseignée par des gens qui ne comprennent rien, à des élèves qui ne peuvent rien apprendre d'autre. Ça, c'est pour mes 0 en physique, d'ailleurs je n'en ai jamais fait. Même pas de la culture physique.
Alors l'entropie quantique, j'en fais une poétique
Je suis née et c'est magique
dans les Pyrénées transatlantiques
Je vivrai c'est logique
en respectant mon éthique
Je mourirai c'est pathétique (du verbe mourir de rire)
pendant mon sommeil hypnotique
Je me réincarnerai c'est théologique
et vous me sentirez, c'est philosophique
Vous vous retrouverez c'est bénéfique
dans mes écrits épidermiques
Et je vous raconterai, le temps d'un Clic
toutes mes fulgurances esthétiques
Est-ce que vous me croyez? Là c'est mystique
j'aurai bien rigolé de mes écrits poétiques
Marie Anne
.
Une grande question a toujours une réponse.
Ici, elle tient en quelques écailles.
Inopiné, inopportun, cortum, partatumus, scientifucus, que savent les saumons de cette question ?
Mais que l'avenir n'est pas écrit, Axel Kahn en dirait long.
L'eau trouble ou le saumon, mauvais garçon, s'engage tient d'une physique aléatoire et mouillée, cantique des cantiques, la barque des Delphes soupire et tire ce ban d'écailles.
Retiens que dans le manuel de la nature, les lutins des mers aussi s'égarent, coulent, bullent, et l'homme de vérité sait sa part des gènes, lui, perché sur l'épaule des géants. La bulle dans le cosmos unifie la relativité générale au point de la porter en parfaite épouse, belle, fidèle, blanche, à la théorie du ciel, loin des saumons, des bulles d'eau, des remous profonds, sombres infidèles.
L'homme de vérité, scientifiquement vient du saumon, c'est Georges, Georges et les secrets de l'univers qui dévoile ses richesses.
L'homme est homme, le saumon est poisson, et au jeu de velus, le poisson perd.
De la physique quantique ou de la Grèce ancienne, la légende de demain unifie absolument, relativement, généralement l'homme au destin des aquatiques.
Plonger dans le cosmos, quel plongeon !
Quelle vision du ciel !
D'en bas, l'homme comme le saumon tombera dans la casserole des enfants, quelle friture !!
Fred
Il n'est pas de songe que je ne rêve
Il n'est pas d'amour que je ne jouisse
Il n'est rien qui me trouble
Il n'est que pluie qui suinte
odeur qui pue
homme qui meurt
porte qui claque
chat qui griffe
Patiente, lente
griffe douce d'amour
sucre pétillant
herbe sourde, molle
bière folle, tue
acerbe, lourde
triste fille
o prise aux émois, là.
Fred
15:21 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2009
en pantoufles, chez Bichon
Atelier chez Bichon,
devant la cheminée.
Tu as apporté tes pantoufles, ton châle
pour un atelier de mémé.
Que tu crois, tiens!
-Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...
Hin hin hin... tu vas voir comme on se perd devant la cheminée...
Des consignes qui remuent le ciboulot,
mettent la pression pour trouver
l'essentiel de la question
qu'on se veut entendre posée...
et ... tes réponses
quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...
B.K.
Fragilités
Fragile comme :
Cassante ?
Faible ?
Malléable ?
Marquable ?
Gri fable ?
Influençable ?
Border line ?
Ou comme :
Sensible ?
Précieuse ?
Légère ?
Dentelle ?
Doucement ?
Attention ?
Fais gaffe ?
Prends soin de toi ?
Ton souffle sur ma peau
Pour
S’émouvoir ?
Larmes de joie ?
Hésiter ?
Chercher
Ou pour :
Souffrir
Se déchirer
Ca fait mal
Maître comme :
Libre de tout ?
Consciente ?
Ou comme :
Caparaçonnée
Baguette à la main ?
Fragile et maître à la fois :
Est-ce :
Possible ?
Inévitable ?
Désirable ?
Indispensable ?
Justifiable ? Et zut ………………….
Sylvaine
(texte hors atelier)
Instants de doutes
Instant de doutes
Le vide arrive à grand pas
Et remplit l’espace
Pas de réconfort en vue
Tes bras ne se tendent pas,
Ne s’offrent pas.
Je dois me débrouiller
Seule
Seules, on l’est de toute façon
Seules, à deux, chacune sa solitude
Instants de doutes
Instants bien connus
Instants craints et pourtant
Un peu plus apprivoisés à chaque fois
L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts
Et aussitôt
L’espoir disparaît……
Et réapparait
Que faire ?
Fuir, impossible
Lutter, trop épuisant
Attendre, oui
Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes
Car toujours ils finissent par abdiquer.
Instants de doute,
Je vous connais tellement
Vous m’habitez depuis si longtemps
Votre puissance m’anéantit
Et pourtant,
La lumière m’apparaît à chaque fois
Et me fait grandir ……
Jusqu’à la prochaine ….
Instants de doute
Je vous hais, je vous aime
Portez-moi vers le haut
Je n’ai que vous
Sylvaine
21 10 09 Chez Bichon (oh ma biche) Beach on!
Alors c'est comme aller à la messe.
Je sors du travail, je fais redescendre la pression sociale. Je ne suis rien d'autre que moi.
Je suis mystique. Je viens pour la prière, la ferveur. On se réunit pour adorer les Dieux:
mots, phrases, lignes, textes, comptines, poèmes. tout ce qu'on veut.
Il faut se préparer pour ça, rester perceptive, réceptive, allumer sur l'inspiration,
la joie d'écrire, de s'exprimer, d'être en compagnie de soi, même de ses secrètes pensées,
et puis après, on le partage...
Car dans notre messe, c'est chacune qui crée son sermon. Et puis l'église, elle est tout le temps en lévitation.
Un jour, c'est la cathédrale de théâtre, une autre fois le temple des arbres, la mosquée souterraine en crypte. On n'ouvre même pas les portes. Elles sont battantes, inexistantes. On ne se cogne pas.
La dernière fois ce n'était pas une cérémonie peace and love. Non! Soeur Sourcière nous a embarquées
dans le train fantôme. J'avais confiance, mais j'ai eu peur, j'étais mal à l'aise.
J'y ai pensé toute la semaine. A un mauvais voyage; de retour pour mes parents, de mon retour pour moi. Quelquefois j'en suis encore malade. Mais c'est pour ça, mes soeurs, que je viens me recueillir, pour m'alléger pendant deux heures de mes fardeaux si étouffants. Et quelques fois je vois celui des autres, s'élever, et devenir des nuages. Nos prières deviennent des nuages. Blanc pour le bonheur et les remerciements, noirs pour la peine et les interrogations douloureuses.
Nous nous sommes retrouvées sur le parvis pour notre cérémonie. La musique à l'entrée me confirmait l'ambiance "vibration". Il ya tout! Le buisson ardent, le recueillement et les interrogations métaphysiques.
Pourquoi j'ai tant de mal à vivre avec moi-même? Je suis de bonne volonté, pourtant, j'y crève.
Mais voilà, ça coince. Et je me pose cette question à moi-même.. Si je rêve d'une question qu'on me poserait,
au fond, c'est ma propre interrogation. Pourquoi (oui Why?) je n'arrive pas à être insouciante,
libre de mon corps et de mes gestes. Je pense à cette question, qu'on ne me posera pas, puisque je me sers
moi-même avec autant de verve. On peut penser à ça, et à d'autres choses, en écrivant le sermon du jour.
Le feu, symbole de la présence de la grande créatrice, qu'elle nous insuffle son inspiration,
pour que nous communiions à ces moments fragiles. Que notre communauté, guidée par Soeur
ABCDérangère puissent garder intact mes échanges épistolaires. C'est le club des amateurs de questions!
La flamme est repartie. Roulez jeunesse. Tire le pompon. That is the question.
Le gong résonne? Point d'interrogation?
C'est reparti dans l'écriture. Il y a un chant dans l'église, ça porte bonheur.
Et du aussi.
On ne me pose pas de question à la réflexion - c'est vrai. C'est parce que je me cache très bien.
Des réponses, par contre, j'en ai à donner. Encore faut-il être assez à l'aise pour le dire.
Après les pourquoi, si on avance un peu, on peut trouver des parce que...
Et parce que je me donne le droit d'écrire un sermon, et de le lire en chair et en os, et bien quelque part,
je sors du labyrinthe des pourquoi, et je suis un peu comme les autres. A égalité devant les mots.
Et terriblement enrichie de mes émotions.
Amen.
Marie Anne
| Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!! De quoi le Monde de tes rêves est-il construit? Alors, Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes, Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement, Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent, Il y a des échappées Belles et Aventureuses Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables. Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête, Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes, Les Amours sont Sains et Sincères, Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines, Les Larmes coulent dans des rivières Limpides Qui retournent à la Mer Bleue ou verte, La mer qui Chante aux nuages Son Amour. Et toi qui te chante Son Amour? C'était au Temps du début des Morsures. Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses. Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde. Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu. Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu. Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde. Incorruptibles dans leurs Corps en ruts. Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde. Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe. Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines, Nues et lisses sous l'étreinte de la lune. Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence. |
Capucine
As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?
renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?
Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?
Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautains, subtils, arrogants ?
Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?
Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?
Si un fil d'iode salit ton humeur, ne serait-ce pas fureur, douceur... ?
Il se construit, se pavane, se tisse
de minéral, de végétal, de bestial,
il s'accorde au temps, de sur-humanité,
novice, cécité,
il s'aveugle des tourments
passe outre les lactiques ferments
il se construit, s'anime, meurt, se ravive,
il tourne à la folie quand souffle l'envie
l'envie a guéri
c'est un monde de particules insoumises
turbulentes et folles, sauvages et bougonnes
c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme
au gué des sons aigus de mon chant intérieur
il s'abrutit de larmes parfois
qui se ramassent en flots bouillonnants,
moiteur, douceur
il s'allume d'un rouge immense
chauffe d'amour, de désir de vie.
Tu ne peux rien pour moi,
pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue
tu t'invites dans mes rêves,
t'imposes dans mes songes
surtout ne fais rien pour moi
laisse à mon heure se consumer mon rêve
il est mien
fouille dans tes poches
trouve plein
à attendre, à semer
tu ne peux rien faire
intruse, espionne qui trouble mon fil
de mes pensées sors en silence
erre, va, trouve potence
répands ailleurs semence.
Fred
12:19 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2009
crépuscule et sac à dos
))Je cours, pieds nus
herbe bleue
gouttes de rosée…
Les cailloux, dessous, piquent la plante de mes pieds…
nus
Je m’élance, un saut, je plane un peu, je reviens… Pas assez…plus vite… je m’étourdis…
le vent bat mes cheveux comme une toile de tente.
Et je vole ! Je rase l’herbe molle et puis je monte haut, plus haut.
Petite Terre de plus en plus ronde, de plus en plus mère
Je te quitte un moment
un instant
Eternité
Flots de rayons doux
Suspendue… je suis
Loin… la vie
Quand je reviens la Terre a changé, elle sent encore l’odeur de l’intérieur
L’odeur du sang et des eaux maternelles
J’atterris auprès de l’arbre rugueux, des plis parcourent son tronc gris
Je sens son cœur lent, je sens son bonheur d’être
Enraciné qu’il est dans cette belle Terre neuve
Tout de suite je l’aime
J’aime tout, où que se pose mon regard
Je sens tout ce qui vit
L’intention de ce champignon, là, à l’odeur de moisissure
Le regret de cette feuille sous mon pied
L’espoir naissant d’une fine tige de frêne.
Et il est là, je ne l’attendais pas.
Le shaman
Celui que je voyais dans mes rêves perplexes
Qui est-il ? Que fait-il ici ? Pourquoi vient-il me voir la nuit ?
Il est là, nu, son regard perdu au loin
Et je comprends qu’il est là pour l’Extase.
Cet homme, c’est moi qui sens.
Il est là pour ça
Il est là pour m’apprendre, pour me montrer le chemin de la Terre
Celle que je n’arrive plus à sentir.
Il me dit
« Viens petite sœur, viens et goûte
Goûte le temps qui passe lentement
Goûte la vie qui tourne lentement
Goûte l’élixir de chaque être
Tout est là, même au bord de la route, même au milieu des sables fumants
La Terre te parle doucement
Elle murmure la vie dans les pulsations de ton sang
N’oublies pas que tu es… en moi
Vis ! »
Alexandra
Sous l’arbre immobile,
elle écoute
Dans l’arbre furtivement,
il passe
Contre le tronc,
il frappe
Et puis,
elle sent la vie qui est autour,
le flux et le reflux des elles et des elfes.
Les elles qui sont passées là,
à la recherche du lien originel,
des racines vers le ciel.
Les elfes qui sont venus apporter le secret
dans une valise en carton remplie
du pasfuturséprésent
c’est ça
c’est là
être là, paix, pause incarnée,
lumière
soleil,
marcher dans les arbres,
courir dans les étoiles,
voguer en roudoudou sur une mer de guimauve,
éclater de rire,
faire grandir l’amour
tout est là, dans l’instant.
Sagesse, sérénité.
respiration, sauvage, tisane, grue, herbe…
il y a de quoi repartir.
Partons, et restons ensemble.
Bichon
C'est décidé je pars. Je pars à Doudouville. Y'en a marre des contraintes, des devoirs.
Je pars et je m'enivre de calins d'oursons pas trop féroces, de sable soyeux, d'éclats de rire d'enfants qui tournent, tournent, tournent en cercle, de baisers volés et justifiés, d'amour, d'amour, d'amour.
Et pourquoi pas?
Eh bien plutôt pas. Car c'est facile Doudouville. Non ce qui est urgent et essentiel, c'est d'aller chercher quelque chose que j'ai perdu dans une vieille forêt.
Une forêt habitée, belle et sombre,
Une forêt où chaque pas compte,
ça crisse sous les souliers et rien ne vaut ça.
Ça respire.
La forêt est hantée de présence.
Des yeux me guettent et m'attendent.
Eh oui je suis déjà venue il y a bien longtemps.
J'avais pris refuge sous un vieil arbre.
J'étais toute petite.
Assise au milieu des racines, adossée contre l'écorce tendre, j'avais eu la surprise de rencontrer l'inattendu.
Cet inattendu avait pris la forme d'un jeune homme au regard transparent.
Je savais qu'il venait de loin.
D'aussi loin que moi. Il venait d'ailleurs.
Cet ailleurs avait une odeur. Et il sentait cette odeur. Et je le reconnaissais.
Cet inattendu était le fruit d'une longue attente.
Ce présent de mon passé, qui est encore mon présent actuellement est celui que trame ma vie est celui où je reviens quand je m'ennuie.
Quand j'y reviens comme aujourd'hui, je n'attends plus. J'y suis et je me délecte de ce cadeau. Le cadeau du secret de la vie, celui d'où je viens d'où je pars, d'où je me reconnais.
La mort n'est pas loin mais elle n'est pas macabre, elle me fait rire avec son sourire édenté.
Donc j'y trouve la vie et le rire de la mort.
Alors je prendrai encore le temps de VIVRE
MOURIR
et me SOUVENIR.
Capucine
VOYAGES
Voyager,
C’était son truc ça, voyager
Partir, partir loin,
Le plus loin possible,
Partir Seule
Voyager pour rencontrer l’inattendu, le secret de la vie
Voyager pour comprendre, l’ailleurs,
Les autres, les arbres, les forêts, les oiseaux
Voyager pour trouver la lumière, la paix, la sagesse.
C’était ça qu’elle disait qu’elle faisait au cours de ses voyages
Et puis, Elle revenait………
Toujours, elle revenait………..
Elle revenait, ses valises pleines
De bonheur, de sable, de tissus, d’émotions, de vie, d’aventures à raconter
Et moi,
Je regardais, j’observais,
Je vivais le départ,
Je vivais le retour,
Entre les deux………….. J’attendais
Entre les deux………….. Je méditais
Entre les deux………….. Je voyageais aussi,
Un autre voyage celui là,
Un voyage intérieur, pas d’avion, pas de mers lointaines, pas de sables chauds
Un voyage en solitaire
ET PUIS UN JOUR,
Moi aussi je suis partie
Je suis partie découvrir le monde,
Je suis partie découvrir les autres
Je suis partie…….. Voir.
Mais, moi,…………………………Je ne suis jamais revenue
Sylvaine
Le voyage
Oyez oyez! bonnes gens!
mes très chers frères et soeurs d'écriture,
de lecture, de texture, je vous dis Bonsoir.
Rêver - Pays - Pays à naître. Pays naissance.
Pays natif - natal - où sont mes racines?
dans les branches du baobab? Je suis d'un pays.
Je ne suis pas d'ici, je suis d'ailleurs, aussi.
Comment écrire alors que mon imaginaire s'abreuve
du matin jusqu'aux rêves des valeurs qui ne sont pas les miennes.
Qu'ont les littératures prévues pour moi?
Autour de ma plume. Pauvre scribe.
J'ai autour du coeur une guangue de glace qui fait mal.
Elle fond, elle durcit.
Lorsque je merche sur le boulevard des Pyrénées,
l'hiver, je vois les palmiers sous la neige.
Elle est comme ça ma vie. Un palmier sous la neige.
Heureusement il y a le printemps pour revivre.
Je voyage beaucoup dans les livres. Très peu dans la vraie vie.
Si je vois une valise je vomis.
Si je lis le mot exil, j'ai envie de pleurer.
Je voyage. Pays imaginaire. Pays rêver.
Pays à naître. Pays naissance. Où sont mes racines?
c'est l'anatomie d'une mélancolie! et pour guérir de cette maladie,
on voit, on écoute, on frôle, on s'abreuve, on fuit.
Circuler, mes très chers frères et soeurs, de la chaleur.
Marie Anne
atelier escale du voyage
23/09/09
tu arrives sac à dos, duvet,
lampe de poche, bien couverte
escale face aux montagnes
tu aides à monter la tente
planter le décor vivant
tu manges la figue et le raisin
deux chiens vivent ici
flairent les paniers
se couchent près de toi
dans ce crépuscule doux
l'histoire d'un voyage intérieur
commence
Pivert entend
et répond
contrées intimes des secrets
à la croisée des sentiers
l'autre voyage
c'est aussi le tien
dans les pas de cette femme qui marche
à l'intérieur de l'arbre
des brassées de doudous
des branches multiples
frôler le petit peuple
partir sans retour
elle est racine
elle rase l'herbe molle
l'appel du chemin
écoute
elle se reconnecte
résonne
créer donne corps
regarde vibrer l'oeil de pluie
ressens ses larmes douce
joie du cadeau qui tombe
éclairer le rêve
ouvrant des folies
portes de sagesse
expérience d'être
ton centre se rapproche
tu peux voyager
entre les mondes
et t'en souvenir
ici et maintenant
prends ta place
"ma bien chère soeur"
ouvre les bras
cueille celle que tu es
magie entre toutes
unique et singulière
reliée
B.K.
11:11 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.05.2009
textes
Il a fallu arriver au bord du fleuve. Le clapotis sur la coque, comme un chant d'encouragement, faisait résonner le bois. S'installer sans perdre l'équilibre, et pagayer doucement. Le rythme de la poussée dans l'eau nous fait avancer sur l'île.
Le trésor est là, dans sa gangue de pierre, prisonnier, dans le crâne ouvert. La perle sans nacre luit dans la nuit. Elle nous inonde de sa force désarmante. Nous ramassons la force de vie en voguant sur le lac. Elle nous attend, perdue, tordue, déformée. Il faut ressertir la bague de la déesse sans pouvoir. Et nous voguons avec nos rames. Y arriverons-nous?
Marie-Anne
Je monte dans la pirogue, il faut aller nourrir les huîtres.
En l'air une boule tourne autour de moi, elle dégage une bonne énergie, une sérénité.
Je tourne autour d'elle aussi, nous sommes unies, unies sur l'eau, au-dessus et dans l'eau. Le reflet parfait de la surface nous montre en miroir l'accueil que nous faisons à la joie. Nous sommes et serons bientôt une famille heureuse. Là, sur la rive, au sol, une créature attend que nous devenions comme elle pour nous montrer son visage. Humaines, supramhumaines, nous sommes écorce d'arbres et pétales de rose. Nous sommes dans un mouvement très fort, un mouvement qui va vers le bas, racines profondes de l'air, de la mer, de la Terre. Une grande force se dégage de nous.
Büb Kibinin
boule bonne bouilles rondes plein pesanteur et légèreté enjouée
de l'énergie qui parle d'amour,
grand en gestes immortalisés
rejoint le coeur en reflets tambourinant
créatures simples de "bons jours" inscrits inconditionnellemnt
dans l'en-dessous de l'intériorité si floue donc
si vivante
y entrer directement en cherchant la porte à déterrer un jour
et découvrir le lieu du trésor de mes instants privilégiés,
reflet parfait de mes inspirations
à donner en silence mais en grand en puissance
Oh que j'aime cette éclosion!
Marie-Claude
Arcimboldo à tête de raisin côté face, et théâtre d'ombre indonésienne côté pile.
Soleil de terre (taire?) à rayons pointus.
bols, vases, écrasés à corolle de rose pâle, visage de couleurs.
colonne vertébrale qui pousse à la verticale; quelle force les pousse à grandir déviées? à épouser l'écrasement de la pesanteur?
flûte à girafe éléphant. le cou gracile se lance vers le ciel; la troupe des racines. Force et fragilité. boire l'eau de la terre, capter la lumière de la voûte du ciel de l'église.
déesse à bras multiples, tête de corolle, anémone de mer.
tronc d'arbre foudroyé, ouvert, à mouvement.
soleil à visage de rayons
terre marron couleur bois verni. brillante;
terre marron mat qui se gonfle de lumière
Sombre du bronze.
Bleu violet rose.
Cafetière et ses tasses empilées.
fleur de mer qui flotte dans le courant
huître ouverte à nacre rose
des bols, dess vases, du contenant pour devenir son contenu de terre travaillée, malaxées, cuite à la couleur, figer pour l'éternité.
l'ombre des mots
Marie-Anne
(FESTIV'ART Arros Nay 17mai 09)
Oiseaux silencieux sous la tombe
Caveau communal d’une vieille souche
Morte.
Elle a vidé mon corps
Des hurlements
De son tronc disharmonieux
Plus un souffle
Plus un mouvement
Aveugle de naissance,
Je tremble sous ses vibrations
Absentes
Je m’endors sans couleurs
Totems en moins : arrachement de ma colonne vertébrale
Qui claque
Comme un livre qu’on cloue
Séparée de tous, seule
L’indicible se rit de moi !
Et l’enfance se rompt en un fracas du tonnerre…
Inspire
Chant
Le vent m’amène avec lui tous les secrets du monde
Mélodieux merisier
Il emplit ma tête du bruissement de ses feuilles
Je ferme les yeux, pupilles en alerte, pleines de rêves
L’appel de la Terre
Emet
Un son de cœur
Qui bat
Aux tempes
Des tambours
Planter mon totem
C’est ancrer mes racines
Je me ressoude
En un doux murmure, polissant mes cimes
Les craquements déploient des arbres
Et donnent renaissance
À mes espoirs les plus sauvages.
Peggy
L'autre côté m'invite à déambuler
et la rencontre se suffit à elle-même
La douceur se glisse dans ma création
Je désapprends avec tendresse
dans les trains qui mènent à la parole
Les pulsions s'effilochent dans le vent du temps
Le regard intérieur vient
et accueille ton sourire
Laetitia
d'après les chemins de mots de
Rémi
13 mai 2009
Rue d'Orléans à Pau
Le gravier veut être de l’ozone pour protéger la terre au lieu de la polluer.
Les racines sont amies avec la lune.
Le sable brûle alors pollue le soleil.
L’humus a de l’amour pour les gouttes d’eau.
L’hélicoptère rend malade la chèvre qui mange la marguerite.
La loutre veut être au Cambodge dans les nuages.
≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈
C’était mal d’être fort en faisant une ronde pour tuer cette peau. En faisant une boum de tekno comique avec un magicien qui à sa naissance avait mal aux dents et dans le futur aura mal aux dents dans l’espace de la toupie.
Elyor (10ans)
Atelier d’écriture 10.12.2008
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à Bordères, atelier terre
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ATELIER 1 (décembre 2008)
-
Dans la douce apesanteur du matin, je plane, apaisée de fraîcheur.
-
De ta douceur du monde rythme de sensualité, je tombe ivre.
-
De cette terre enfin je respire l'odeur du musc.
-
Au vent violent qui arrache tes racines, succède le silence et l' émoi.
-
Chaude, chaude, je perds l'équilibre, ha ! Le 7ème ciel !
-
Poussière d'étoile
jaune d'étoile
je te respire, tu m'inspires
finesse de la terre, retourne à la poussière
-
De la terre de feu
je me propulse
oh ! Je vole
-
De cette terre je m'extrais, du rouge sang je verse pour colorer ton dos, ta peau
te caresser,
de vie de sang, de toi
cette terre nous accueille, soif d'air encore plus haut.
-
Un petit grain fourmille sous mes pieds, c'est la terre qui m'accueille, d'en haut l'oiseau nous guète, nous chante, nous cri.
-
Assise au soleil, je regarde l'univers noir.
Ce bâton, percé de trous, authentique et léger, de l'espace temps vient d'un peuple qui cri, cri, cri son emprunte, son histoire, aie, sa source majeur de vie, coupée à la racine, cheveux long noir de tonnerre, noir endiablé, gémi toujours, cri, deuil de vie,
serre les yeux, reste d'un peuple qui cri toujours, cri, cri sa soif, gémi d'amour.
Dalaï-lama indien ? Non !
Il est tombé du ciel, frais comme un bâton, léger comme un grain de terre
sur la terre de feu il s'est risqué de s'asseoir en silence, le corps meurtri par l'air, troué par le vent violent
D'encore plus haut, le haut de ce bâton ne respirait plus,
de cette apesanteur froide et fraîche, il est tombé.
Sensualité s'est posé sur la terre rouge sang
il respire enfin, trouve racine
enfin,poussière peut être, terre de feu, terre d'amour
de liberté, emprunte pour toujours.
ATELIER 2 (décembre 2008)
-
du haut de l'air, je respire ta poussière.
-
De ce grain mouillé jailli une bouffée d'air bleu azur.
-
Pas d'inspiration profonde, pas de nourriture, ni de nourricière, je vole, je vole, je m'écrase dur.
-
Malaxe, masse, malaxe, gonfle l'espace sidéral de mes envies.
-
Blotti dans mes alvéoles, nos coeurs à l'abri sous l'humanité chaude, lointain.
-
Toi la vie, nature, infiniment terre mère.
-
La fusée a décollée, longée ma trachée, piquée le sable chaude.
Ha tu ris que du caléidoscope de mes envies soit né ce ventre béant couvert d'un couvercle d'histoire, sourd de cri, de rire. Si l'oiseau tourne et vire volte, vire volte et volte face, c'est qu'il entend lui aussi le bruit des petits pétons en croco taper tourner dans le tipi. Quel calme, je ne bouge plus ou le loup va me croquer tout pur dans un grand bruit de pétage de plomb. Cette boite est fermée, en croco dure à coquer... ce soir.
(avec mots de théo)
Sous l'herbe de ta peau, cette besace en croco fumé chante, cri, chargée des pierres de son histoire, elle ne prend pas l'eau.... no coule.
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sous l'herbe de ta peau glisse le sel de mon eau.
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À fleur de peau, rougi le fumé de tes os.
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Viande, chair de mon fils de son vivant, coule dans mes veines, de la sinuosité de ces tranchées, pousse un arbre sur lequel un jour tombera la neige.
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Tête dure, tête de pierre, tête à l'envers, vers de pierre, de la tête sort des éclairs
-
coq au vin , enfin !
TEXTE DE THEO (11 ans)
-
l'herbe a des plumes remplies d'eau.
-
La peau des fleurs a fumée.
-
Le viande des arbres est recouverte de neige
-
les pattes de la pierre lance des éclairs
-
la neige recouvre la viande des arbres
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