03.12.2009

dans la yourte avec l'homme dans sa nudité

Pause.

L'Homme se prépare à nous offrir sa danse,

son doute et "l'intérieur de sa question".

Ne pas lui donner les réponses.

Juste noter les mots.

Indices à cadrer

dans le rythme

qui répondra

à sa danse.

L'oeil

mur

mure.

B.K.

 

 

 

 

 

 

 

RIEN      AVEC             POURQUOI PAS.
MOI        CONTRE        ET SI JE.
SEUL      MAIS NON    AVEC EUX.
----------------------------------------------
PUR          RODIN          ATTITRÉ.
CLAIR      OBSCUR       RÉFLÉCHI.
SI               DÉSIR           CONSTRUCTIF.
ART          ÉCRIT           LIBÉRÉ.
NU             ÉCHO           RÉPARÉ.
VIE           TROUBLÉ     RECONSTRUIT.
CORPS      BLESSÉ        ÉCORCHÉ.
NU            SOUILLÉ       ARRIVÉ.
DOS          MUSCLÉ        SUPERFLU.
VOIX        MANQUE      ESSENTIEL.
VOIE        DESSUS         ÉQUILIBRE.
SUR         INQUIET         IMPORTANT.
.
Jean-Claude      
       

 

 

tension Souple de la Dynastie Royale

le Sirop humectant du Siphon

épine Renversée et Frontale - Du Regard

tambouriné Sans chaleur trimbalée

Air Souple titubant rituel cliquetant

Libre élévation transfigurée du chacal

enterré.
La Varlope et Sinusite La vacation et

véhicule la tension est Apoplexie

Front Souple trimbalé vrombissante

transfiguration tambourination

humectation plan genou

Le regard la tension l'épine

l'enfermement Rond de La Liberté

étouffé du sens du Siphon Sinusoïdal.

Envolé Enterré le la les.

 

 .

Lucky
oubli magie
scintillement ondines absolument
plage sable émerveillement
dénuement antiques origines
peintre ondées luminosité
renaissance empreinte enrochement
jaune ciel désertique
originellement
désert dune lumière
simplicité
humilité ensorcellement
soleil sable émergence
.
Jean Luc

 

 Dans la yourte

ma main
caresse
ton
alternance

replie
la ligne
dans
ton centrage

j'aime
ta peau
qui
s'entrelace

ton onde
connecte
ma
fluidité

ta soie
m'offre
mon
recentrage

penseur
encore
tu
m'ébahis

penseur
encore
tu
m'envahis

les gouttes
qui sonnent
cassent
mon ancrage

j'appelle
ton onde mais

où es-tu?

 

Bichon 

 

 

 

 

 

Salut Beb et Jean Claude! 
Fabuleuse soirée encore!!
 
Dos fin dauphin dauphie noie
Appel Terre et Corps
Fais Défais toi-même
La peau Polisson
Plies toi Détends-toi
Saccades Besogneuses Ventrues
Allez hop Mange soucis
Hume l'air Prend pied
Demasqué au repos
Habite Terre intérieure
Roule souplesse Etire -toi
Tangente Vrombissante
Mise à nu nu Ami?
Vibration homme attentif
Os peau et laine
Enfant Nu Cétacé
Appel à l'abandon
Equi-libre
Fesses et Bois
S'apprécient
Juste un Homme
Recueilli
a l'intérieur
Pianiste?
Artiste?
 
BIZ, Capucine

 

 

Un homme tout nu

 

 

Pied de grue

Hé si tant

Streap tease d’un homme

 

Dommage

Une  Femme

J’aurais préféré

 

Belle cuisse

Quand même

Sexe écrabouillé

 

Peau plissée

Couille qui pend

Je ne comprends pas

 

Tiens la pluie

T’attends quoi ?

Drôle d’histoire quand même

 

Dieu grec ?

Et alors ?

J’te crois pas

 

Pas à l’aise

J’men fous

Un bel homme quand même

 

Slip qui tombe

Pas envie

T’attends quoi ?

. 

Sylvaine 

Entrée en danse

mouvement

reprise

silence

 

plongeons en concentration

regards

autre

pénétrant

 

relâcher, se tordre

entacher

bâcher

pensée

 

jouer du regard

autre

hésiter

puiser

 

à poil se raconter

tragédie

morsure

éprouvé

 

transparence en vitrail

enfant

œuf

nudité

 

donnant à respirer

sensuel

féminin

partir

 

souffle de vie ha!

Sent

délice

vivant

 

esquisse à fin ludique

lisse

rare

temps

 

pose à l'essentiel

blanc

fesse

mouton

 

recroqueville en dos rond

nu

rien

vide – respiration

 

souvenir d'un sanglot long

ici

enfant.

 

Fred

dans la yourte avec la femme chamane mongol

Dans la yourte, chez Odile, 2 décembre 09

 

Au son du tambour, la voix de cette femme, ses chants gutturaux...

Tu traces ce qui te traverse sur des morceaux de papier.

Cinq duos tu formes, tous tès différents, proches à la fois.

Magnifique rencontre improvisée à travers les mots

qui se dévoilent l'un après l'autre,enchaînant les

surprises, ils se mêlent et trouvent sens.

Respirations entre toi et l'autre

accélérations, fusion, silence

l'espace se crée

d'un lien

commun.

Pause.

 

 

B.K.

 

Jean-Claude et Jean-Luc

 

Je me demande pourquoi cette beauté inconnue, mystérieuse,

du mois de février, me laisse sans parole.

Peut-être est-ce la chaleur du soleil hivernal qui te laisse coî.

Peut-être est-ce ton enfance oubliée dans les méandres de ton esprit?

 

Il y a des termes qui ma paraissent très forts, l'accouchement,

accoucher d'un projet, l'accouchement permet de créer, d'inventer,

de découvrir parfois des choses insoupçonnées, tels des océans.

 

L'océan est essentiel, où est-il?

 Peut-être passe-t-il par un rituel?

 

Un rituel de l'essentiel pour trouver mon océan?

Quel voyage!

Ce voyage peut être semé d'embûches, ce voyage peut être épineux,

déstructurant, sans but particulier, sans finalité, sans objectif.

Mais chaque pas compte, chaque pas est essentiel.

L'essentiel est dans l'inspiration, l'inspiration n'est qu'une expression

de mon intérieur.

Les entrailles chaudes volcaniques.

Quelle curiosité!

Y a-t-il une différence entre mes entrailles et un volcan?

Sans avoir de réponse on a le pouvoir de décider.

Pour moi le volcan est rouge, coloré rougeâtre. Rouge, rougeâtre... quelle empathie...

Que de la chaleur.

Marie-Claude et Fabien

 

Un sapin. Respire un sapin. Touche un sapin. Jusqu'à tomber par terre.

Jusqu'à la fin. La fin en communauté, en communauté animale, communauté de vie en général,

la vie végétale, animale... l'univers, quoi!

Etre tenace dans ce projet. Facile d'être tenace en prenant de l'élan.

Sentir sa peau, sentir les peaux, reprende les rires, sans oublier de bailler.

C'est comme un arc tendu pour être plus grand ou pour danser le rock'n'roll.

Ouais!

Que de joie dedans, de joie intérieur-extérieur, dedans encore,

c'est un jeu qui respire sous la pleine lune.

 

Fred et Bichon

 

 

Ou

Trouble !

Très trouble ce tabou, encore

Encore des blessures

Encore un ventre rond

Source, source,

Source unique

Changement de couleur Rouge

Rouge concentre les énergies

Grelotte

Je me trouve seule parmi vous

La richesse

Là, dedans, cocon,

Pensée unique, qu’il reste

Qu’il reste nu ou réuni

Rond toujours

Danse, bois, vin

Bûche de noël, encore

Encore une aide, des aides, l’aide,

3250, il en reste encore

Encore !

Revenir

Toujours dans le ventre, encore

Encore des corps accordés

Concentrés

Incrédulité

Pense où ? Tu peux aller

Trouve le rythme

Bûche

Tomba ton bâton bâton

La boue où

Coucou !

Bûche

Il n’en reste plus qu’un,

Et c’était la tortue

Toujours seule parmi vous .

 

Lucky et Sylvaine

 

 

Hum ! Viens !

Tu jaillis des bois

Avec des rires et sourires

C’est magnifique

Youpilala

 

Tu as lâché ton enclume

C’est mon refuge

Alors tourne, tourne encore

Fais un cercle dans le plafond ouvert

 

Et je serais initiée ?

Initiée à l’autre monde

J’ai pas le cœur à ça

Pourtant tu es une femme

 

J’ai une histoire à te raconter

Pour la détente et le ronron ?

Avec de la volupté en plus

Et du questionnement ?

 

Tu t’en apercevras

Je suis déjà en chaleur

Mets la ventilation

C’est pas mon rite

T’es trop laïc

 

Alors je mets du parfum

 

Tiens la pause

Une pause calfeutrée.

Capucine et Odile

 

 

Partir en voyage. Ah l’appel...

La nudité dans le bois, se dépouiller,

la résonance...

Tu viens on va dans la forêt,

on va ouvrir la porte et manger la

musique de l’homme.

Ecouter le tambour, le battement.

L’âme rouge habitée par la terre céleste.

Faire sortir l’animal dans la forêt,

retourner, se dépouiller,

ee mettre à nu.

Retrouver la force du ventre.

Aller au-delà dans les profondeurs

Dans les racines, le bois résonne

L’expiration arrive

Le cœur parle.

Des racines de verre et de laine

C’est une connaissance ?

C’est un passage de cœur, un rite ancien

Mon âme s’anime

Dans les bois je retrouve le tambour

qui bat, résonne, l’animal.

Le battement du tambour fait sortir l’écorce, l’ancien

Le cœur est délivré et l’âme

voyage dans la forêt, l’âme est délivrée.

Alors j’attends le pouvoir du coucou. 

29.11.2009

Stage terre et écriture, dans le zôme

 TERRE et ÉCRITURE

14 - 15 novembre 2009

prochaine session en mai 2010

 

BEB KABAHN

explore et partage les fruits de 11 ans d'expérience en animation d'ateliers d'écriture

FRED MIRANDE

http://fredy.over-blog.com/

http://www.daala-pyrenees.com/

artiste sculptrice céramiste, est animatrice d'ateliers d'expression créatrice.

 

Ensemble nous vous proposons de vivre l'expérience du modelage et de l'écriture comme supports d'expression et déclencheurs de transformation

 

DEROULEMENT DES ATELIERS


SAMEDI

 

9h: accueil et formalités

 

9h30-12h30

"entrer en matières"

modelage et écriture

 

repas

 

14h-15h30

atelier d'écriture nomade

 

pause

 

16h-17h30

créer à quatre mains

 

17h30

temps libre et échanges

 

19h: repas

 

20h30: veillée

 

atelier d'écriture de nuit ou de l'aube  (propositions ouvertes)

 

 

DIMANCHE

petit déjeuner

 

9h-12h

"le signe, la trace, l'empreinte"

écriture-graphisme et quêtes en

modelage

 

repas

 

13h30-15h30 

"du signe au texte"

tracer son signe,  signer sa trace

 

pause

 

15h45-16h45

"de la terre à la peau"

maquillage d'argiles

 

pause

 

17h-17h30

échanges, bilan, aurevoirs!

 

 

Stage art cru 041.jpg
Stage art cru 015.jpg
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Stage art cru 018.jpg

 Face à face, dans le zôme entre Marie et Joy.

 

 

La consigne d'écriture était simple:

écrire une question commençant par "pourquoi",

cacher en repliant la feuille, faire passer à l'autre qui répond

(à une question qu'il ne voit pas)

par une phrase commençant par "parce que".

Et ainsi de suite.

Nous nous retrouvons alors avec une série de questions et

de réponses écrites à l'aveugle, sensées donner un résultat drôle,

surréaliste ou poétique...

Joy et Marie écrivirent plus d'une heure trente, sur huit feuilles dont voici le début:

 

 

texte pourquoi parce que à l'aveugle.jpg 

Pourquoi la forme est-elle une empreinte?

Parce qu'on croit devoir laisser une trace de nous-mêmes, pour être reconnu au milieu de tous.

 

Pourquoi sommes-nous venus dans ce monde?

Parce que la Terre est modelable et continuellement en changement.


Pourquoi, pourquoi souffrir?

Parce que l'esprit de compétition gouverne notre monde ainsi que le besoin de matérialiser sa propriété. Le premier qui laisse sa trace s'approprie le lieu.

 

 

Pourquoi rien n'est impossible?

Parce que c'est peut-être une question de regard, différent d'une paire d'yeux à l'autre.

 

 

Pourquoi ne pas faire ce que l'on veut?

Parce que nous souhaitons montrer une belle image, question de rapport à l'autre, difficulté de se détourner des regards alentours.

 

 

Pourquoi est-on plus serein et léger en prenant de l'âge?

Parce que le calme, la rondeur et la lumière, nous mettent dans un univers inhabituel propice à la création.

 

 

Pourquoi la nature est si belle?

Parce qu'on va devenir fou à force de se poser trop de questions!

 

 

Pourquoi faut-il se surveiller?

Parce que nous n'avons pas appris à déterminer qui nous étions.

 

 

 

 texte pourquoi parce que à l'aveugle2.jpg

 

 Pourquoi doit-on laisser une empreinte?

Parce que notre être transparaît en tout ce que nous faisons, créons.

 

Pourquoi un pied laisse-t-il une trace dans le sable humide?

Parce que nous avons quelque chose de précis à faire.

 

Pourquoi ne pas essayer de passer en discrétion, sur la pointe des pieds?

Parce qu'il n'y a ni fin, ni limite, et que tout est possible.

 

Pourquoi le ciel est-il bleu?

Parce que l'oiseau passe sans laisser de trace.

 

Pourquoi cette sensation d'enfermement m'envahit-elle?

Parce la pensée du fond de la non-pensée, c'est l'intuition.

 

Pourquoi ne trouve-je pas de qustion à poser?

Parce que le Joie profonde est une qualité intrinsèque de notre être.

 

Pourquoi la Terre emagasine-t-elle certaines traces qu'elle nous dévoile très longtemps après?

Parce que le mental vit dans la peur permanente.

 

 

Pourquoi ne pas réféléchir à des choses plus pragmatiques comme qu'est-ce qu'on mange ce soir?

Parce que nous venons dans ce monde dans une presque totale ignorance.

 

Pourquoi se conformer aux règles du pourquoi parce que? Ne pourrait-on pas changer l'entête des questions?

Parce que c'est notre pensée qui crée notre réalité.

 

 

Pourquoi écrire?

arce que le mental vit dans l'inquiétude et cherche la sécurité en vain.

 

Pourquoi crois-tu en la réincarnation?

Parce que c'est toujours pareil et que l'ennui fait perdre le fil.

 

 

Pourquoi le temps passe-t-il si vite?

Parce que rien ne peut le satisfaire.

 

 

texte pourquoi parce que 3.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Théâtre Monte-charge, au tambour

GetAttachment.jpg

l'Entropie, quantique des quantiques

 

Ce que savent les saumons

C'est

Un grain de grenade

Le chant des plaines

Quelle importance

Une chute très lente

Les coeurs détruits

La ville des ténèbres

Le docteur est malade

Car il manque

Une touche d'amour

Pour

Les amateurs de silence.

 

Marie Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aquatique. Exotique. C'est tout à fait ma tactique.

Authentique. Enigmatique. C'est un peu autistique.

Pas athlétique. Née en Afrique. C'est vraimet sarcastique.

 

Inhibée. Hibiscus. I conne. Identité.

Dahoméenne, basco, béarno, béninoise, citoyen du monde (boum)

quelle est ma carte d'identité?

pourquoi ces migrants sans papiers?

pourquoi vouloir les nier?

où est notre hospitalité?

 

Aquatique. Exotique, sur un radeau il coule à pic.

Authentique. Enigmatique, s'ils viennent c'est pour le fric.

Pas athlétiques, nés en afrique, ils sont vraiment faméliques.

 

Illégalité. Irrégularité. Inintérêt. Identité.

Non Européens, Bénin, Malien, sans rien, Afghans, mendi ant  du monde (paf!)

quelle est leur carte d'identité?

pourquoi les enfermer (dans un centre de négation)

où est notre humanité?

où est notre intégrité?

 

Aquatique. Exotique. C'est tout à fait utopique.

Authentique. Enigmatique. C'est mathématique.

Pas athlétique. Née en Afrique. C'est pas anecdotique.

Dans les journaux on lit: Tchétchéniste, terroristes, lepéniste, pacifiste.
C'est dur de s'y retrouver. (pif)

Quelle est notre identité?

Comment peut-on être français

Liberté Egalité Fraternité

Rappelez vous les valeurs de notre

République si démocratique.

 

Marie Anne

 

 

Donne moi l'équation de l'entropie!

 

La physique est une science enseignée par des gens qui ne comprennent rien, à des élèves qui ne peuvent rien apprendre d'autre. Ça, c'est pour mes 0 en physique, d'ailleurs je n'en ai jamais fait. Même pas de la culture physique.

 

Alors l'entropie quantique, j'en fais une poétique

Je suis née et c'est magique

  dans les Pyrénées transatlantiques

Je vivrai c'est logique

   en respectant mon éthique

Je mourirai c'est pathétique (du verbe mourir de rire)

  pendant mon sommeil hypnotique

Je me réincarnerai c'est théologique

  et vous me sentirez, c'est philosophique

Vous vous retrouverez c'est bénéfique

  dans mes écrits épidermiques

Et je vous raconterai, le temps d'un Clic

  toutes mes fulgurances esthétiques

Est-ce que vous me croyez? Là c'est mystique

  j'aurai bien rigolé de mes écrits poétiques

 

Marie Anne

 

.

Une grande question a toujours une réponse.

Ici, elle tient en quelques écailles.

Inopiné, inopportun, cortum, partatumus, scientifucus, que savent les saumons de cette question ?

Mais que l'avenir n'est pas écrit, Axel Kahn en dirait long.

L'eau trouble ou le saumon, mauvais garçon, s'engage tient d'une physique aléatoire et mouillée, cantique des cantiques, la barque des Delphes soupire et tire ce ban d'écailles.

Retiens que dans le manuel de la nature, les lutins des mers aussi s'égarent, coulent, bullent, et l'homme de vérité sait sa part des gènes, lui, perché sur l'épaule des géants. La bulle dans le cosmos unifie la relativité générale au point de la porter en parfaite épouse, belle, fidèle, blanche, à la théorie du ciel, loin des saumons, des bulles d'eau, des remous profonds, sombres infidèles.

L'homme de vérité, scientifiquement vient du saumon, c'est Georges, Georges et les secrets de l'univers qui dévoile ses richesses.

L'homme est homme, le saumon est poisson, et au jeu de velus, le poisson perd.

De la physique quantique ou de la Grèce ancienne, la légende de demain unifie absolument, relativement, généralement l'homme au destin des aquatiques.

Plonger dans le cosmos, quel plongeon !

Quelle vision du ciel !

D'en bas, l'homme comme le saumon tombera dans la casserole des enfants, quelle friture !!


 Fred

 

 

Il n'est pas de songe que je ne rêve

Il n'est pas d'amour que je ne jouisse

Il n'est rien qui me trouble

Il n'est que pluie qui suinte

odeur qui pue

homme qui meurt

porte qui claque

chat qui griffe

Patiente, lente

griffe douce d'amour

sucre pétillant

herbe sourde, molle

bière folle, tue

acerbe, lourde

triste fille

o prise aux émois, là.

 

Fred

04.11.2009

en pantoufles, chez Bichon

Atelier chez Bichon,

devant la cheminée.

Tu as apporté tes pantoufles, ton châle

pour un atelier de mémé.

Que tu crois, tiens!

 -Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...

Hin hin hin... tu vas voir comme on se perd devant la cheminée...

Des consignes qui remuent le ciboulot,

mettent la pression pour trouver

l'essentiel de la question

qu'on se veut entendre posée...

et ... tes réponses

quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...

B.K.

 

 

 

 

 

Fragilités

 

Fragile comme :

     Cassante ?

     Faible ?

     Malléable ?

     Marquable ?

     Gri fable ?

     Influençable ?

     Border line ?

Ou comme :

     Sensible ?

     Précieuse ?

     Légère ?

     Dentelle ?

     Doucement ?

     Attention ?

     Fais gaffe ?

     Prends soin de toi ?

     Ton souffle sur ma peau

 

Pour

     S’émouvoir ?

     Larmes de joie ?

     Hésiter ?

     Chercher

Ou pour :

     Souffrir

     Se déchirer

     Ca fait mal

 

Maître comme :

     Libre de tout ?

     Consciente ?

Ou comme :

     Caparaçonnée

     Baguette à la main ?

 

Fragile et maître à la fois :

 

Est-ce :

     Possible ?

     Inévitable ?

     Désirable ?

     Indispensable ?

     Justifiable ?           Et zut ………………….

    

Sylvaine

(texte hors atelier)

Instants de doutes

 

Instant  de   doutes

Le vide arrive à grand pas

Et remplit l’espace

Pas de réconfort en vue

Tes bras ne se tendent pas,

Ne s’offrent pas.

 

Je dois me débrouiller

Seule

Seules, on l’est de toute façon

Seules, à deux, chacune sa  solitude

 

Instants de doutes

Instants bien connus

Instants craints et pourtant

Un peu plus apprivoisés à chaque fois

 

L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts

Et aussitôt

L’espoir disparaît……

Et réapparait

 

Que faire ?

Fuir, impossible

Lutter, trop épuisant

Attendre, oui

Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes

Car toujours ils finissent par abdiquer.

 

Instants de doute,

Je vous connais tellement

Vous m’habitez depuis si longtemps

Votre puissance m’anéantit

 

Et pourtant,

La lumière m’apparaît à chaque fois

Et me fait grandir ……

Jusqu’à la prochaine ….

 

Instants de doute

Je vous hais, je vous aime

Portez-moi vers le haut

 

Je n’ai que vous

 

Sylvaine

 

 

 

 

21 10 09      Chez Bichon (oh ma biche) Beach on!

 

Alors c'est comme aller à la messe.

Je sors du travail, je fais redescendre la pression sociale. Je ne suis rien d'autre que moi.

Je suis mystique. Je viens pour la prière, la ferveur. On se réunit pour adorer les Dieux:

mots, phrases, lignes, textes, comptines, poèmes. tout ce qu'on veut.

Il faut se préparer pour ça, rester perceptive, réceptive, allumer sur l'inspiration,

la joie d'écrire, de s'exprimer, d'être en compagnie de soi, même de ses secrètes pensées,

et puis après, on le partage...

Car dans notre messe, c'est chacune qui crée son sermon. Et puis l'église, elle est tout le temps en lévitation.

Un jour, c'est la cathédrale de théâtre, une autre fois le temple des arbres, la mosquée souterraine en crypte. On n'ouvre même pas les portes. Elles sont battantes, inexistantes. On ne se cogne pas.

La dernière fois ce n'était pas une cérémonie peace and love. Non! Soeur Sourcière nous a embarquées

dans le train fantôme. J'avais confiance, mais j'ai eu peur, j'étais mal à l'aise.

J'y ai pensé toute la semaine. A un mauvais voyage; de retour pour mes parents, de mon retour pour moi. Quelquefois j'en suis encore malade. Mais c'est pour ça, mes soeurs, que je viens me recueillir, pour m'alléger pendant deux heures de mes fardeaux si étouffants. Et quelques fois je vois celui des autres, s'élever, et devenir des nuages. Nos prières deviennent des nuages. Blanc pour le bonheur et les remerciements, noirs pour la peine et les interrogations douloureuses.

 

Nous nous sommes retrouvées sur le parvis pour notre cérémonie. La musique à l'entrée me confirmait l'ambiance "vibration". Il ya tout! Le buisson ardent, le recueillement et les interrogations métaphysiques.

Pourquoi j'ai tant de mal à vivre avec moi-même? Je suis de bonne volonté, pourtant, j'y crève.

Mais voilà, ça coince.  Et je me pose cette question à moi-même.. Si je rêve d'une question qu'on me poserait,

au fond, c'est ma propre interrogation. Pourquoi (oui Why?) je n'arrive pas à être insouciante,

libre de mon corps et de mes gestes. Je pense à cette question, qu'on ne me posera pas, puisque je me sers

moi-même avec autant de verve. On peut penser à ça, et à d'autres choses, en écrivant le sermon du jour.

Le feu, symbole de la présence de la grande créatrice, qu'elle nous insuffle son inspiration,

pour que nous communiions à ces moments fragiles. Que notre communauté, guidée par Soeur

ABCDérangère puissent garder intact mes échanges épistolaires. C'est le club des amateurs de questions!

La flamme est repartie. Roulez jeunesse. Tire le pompon. That is the question.

Le gong résonne? Point d'interrogation?

C'est reparti dans l'écriture. Il y a un chant dans l'église, ça porte bonheur.

Et du       aussi.

On ne me pose pas de question à la réflexion - c'est vrai. C'est parce que je me cache très bien.

Des réponses, par contre, j'en ai à donner. Encore faut-il être assez à l'aise pour le dire.

Après les pourquoi, si on avance un peu, on peut trouver des parce que...

Et parce que je me donne le droit d'écrire un sermon, et de le lire en chair et en os, et bien quelque part,

 je sors du labyrinthe des pourquoi, et je suis un peu comme les autres. A égalité devant les mots.

 Et terriblement enrichie de mes émotions.

Amen.

Marie Anne

 

 

 

 

 

 

 

Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!!
 
 
De quoi le Monde de tes rêves est-il construit?
 
Alors,
Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes,
Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement,
Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent,
Il y a des échappées Belles et Aventureuses
Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables.
Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête,
Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes,
Les Amours sont Sains et Sincères,
Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines,
Les Larmes coulent dans des rivières Limpides
Qui retournent à la Mer Bleue ou verte,
La mer qui Chante aux nuages Son Amour.
 
Et toi qui te chante Son Amour?
 
 

C'était au Temps du début des Morsures.
Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses.
Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde.
Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu.
Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu.
Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur
Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde.
Incorruptibles dans leurs Corps en ruts.
Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde.
Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe.
Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines,
Nues et lisses sous l'étreinte de la lune.
Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages
Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence.
 
 

Capucine 

 

 

 

As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?

renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?

Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?

Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautains, subtils, arrogants ?

Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?

Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?

Si un fil d'iode salit ton humeur, ne serait-ce pas fureur, douceur... ?

 

Il se construit, se pavane, se tisse

de minéral, de végétal, de bestial,

il s'accorde au temps, de sur-humanité,

novice, cécité,

il s'aveugle des tourments

passe outre les lactiques ferments

il se construit, s'anime, meurt, se ravive,

il tourne à la folie quand souffle l'envie

l'envie a guéri

c'est un monde de particules insoumises

turbulentes et folles, sauvages et bougonnes

c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme

au gué des sons aigus de mon chant intérieur

il s'abrutit de larmes parfois

qui se ramassent en flots bouillonnants,

moiteur, douceur

il s'allume d'un rouge immense

chauffe d'amour, de désir de vie.

 

Tu ne peux rien pour moi,

pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue

tu t'invites dans mes rêves,

t'imposes dans mes songes

surtout ne fais rien pour moi

laisse à mon heure se consumer mon rêve

il est mien

fouille dans tes poches

trouve plein

à attendre, à semer

tu ne peux rien faire

intruse, espionne qui trouble mon fil

de mes pensées sors en silence

erre, va, trouve potence

répands ailleurs semence.

 

Fred

 

25.09.2009

crépuscule et sac à dos

))Je cours, pieds nus

 

herbe bleue

gouttes de rosée…

Les cailloux, dessous, piquent la plante de mes pieds…

nus

Je m’élance, un saut, je plane un peu, je reviens… Pas assez…plus vite… je m’étourdis…

le vent bat mes cheveux comme une toile de tente.

Et je vole ! Je rase l’herbe molle et puis je monte haut, plus haut.

Petite Terre de plus en plus ronde, de plus en plus mère

Je te quitte un moment

un instant

Eternité

Flots de rayons doux

Suspendue… je suis

Loin… la vie

Quand je reviens la Terre a changé, elle sent encore l’odeur de l’intérieur

L’odeur du sang et des eaux maternelles

J’atterris auprès de l’arbre rugueux, des plis parcourent son tronc gris

Je sens son cœur lent, je sens son bonheur d’être

Enraciné qu’il est dans cette belle Terre neuve

Tout de suite je l’aime

J’aime tout, où que se pose mon regard

Je sens tout ce qui vit

L’intention de ce champignon, là, à l’odeur de moisissure

Le regret de cette feuille sous mon pied

L’espoir naissant d’une fine tige de frêne.

 

Et il est là, je ne l’attendais pas.

 

Le shaman

Celui que je voyais dans mes rêves perplexes

Qui est-il ? Que fait-il ici ? Pourquoi vient-il me voir la nuit ?

 

Il est là, nu, son regard perdu au loin

Et je comprends qu’il est là pour l’Extase.

 

Cet homme, c’est moi qui sens.

Il est là pour ça

Il est là pour m’apprendre, pour me montrer le chemin de la Terre

Celle que je n’arrive plus à sentir.

Il me dit

« Viens petite sœur, viens et goûte

Goûte le temps qui passe lentement

Goûte la vie qui tourne lentement

Goûte l’élixir de chaque être

Tout est là, même au bord de la route, même au milieu des sables fumants

La Terre te parle doucement

Elle murmure la vie dans les pulsations de ton sang

N’oublies pas que tu es… en moi

 

Vis ! »

 

 

 

Alexandra

 

 

Sous l’arbre immobile,

    elle écoute

Dans l’arbre furtivement,

   il passe

Contre le tronc,

   il frappe

 

Et puis,

elle sent la vie qui est autour,

le flux et le reflux des elles et des elfes.

Les elles qui sont passées là,

à la recherche du lien originel,

des racines vers le ciel.

Les elfes qui sont venus apporter le secret

dans une valise en carton remplie

du pasfuturséprésent

 

c’est ça

c’est là

être là, paix, pause incarnée,

lumière

soleil,

marcher dans les arbres,

courir dans les étoiles,

voguer en roudoudou sur une mer de guimauve,

éclater de rire,

faire grandir l’amour

tout est là, dans l’instant.

Sagesse, sérénité.

 

respiration, sauvage, tisane, grue, herbe…

il y a de quoi repartir.

Partons, et restons ensemble.

 

Bichon

 

 

C'est décidé je pars. Je pars à Doudouville. Y'en a marre des contraintes, des devoirs.

Je pars et je m'enivre de calins d'oursons pas trop féroces, de sable soyeux, d'éclats de rire d'enfants qui tournent, tournent, tournent en cercle, de baisers volés et justifiés, d'amour, d'amour, d'amour.

Et pourquoi pas?

Eh bien plutôt pas. Car c'est facile Doudouville. Non ce qui est urgent et essentiel, c'est d'aller chercher quelque chose que j'ai perdu dans une vieille forêt.

Une forêt habitée, belle et sombre,

Une forêt où chaque pas compte,

ça crisse sous les souliers et rien ne vaut ça.

Ça respire.

La forêt est hantée de présence.

Des yeux me guettent et m'attendent.

Eh oui je suis déjà venue il y a bien longtemps.

J'avais pris refuge sous un vieil arbre.

J'étais toute petite.

Assise au milieu des racines, adossée contre l'écorce tendre, j'avais eu la surprise de rencontrer l'inattendu.

Cet inattendu avait pris la forme d'un jeune homme au regard transparent.

Je savais qu'il venait de loin.

D'aussi loin que moi. Il venait d'ailleurs.

Cet ailleurs avait une odeur. Et il sentait cette odeur. Et je le reconnaissais.

Cet inattendu était le fruit d'une longue attente.

Ce présent de mon passé, qui est encore mon présent actuellement est celui que trame ma vie est celui où je reviens quand je m'ennuie.

Quand j'y reviens comme aujourd'hui, je n'attends plus. J'y suis et je me délecte de ce cadeau. Le cadeau du secret de la vie, celui d'où je viens d'où je pars, d'où je me reconnais.

La mort n'est pas loin mais elle n'est pas macabre, elle me fait rire avec son sourire édenté.

Donc j'y trouve la vie et le rire de la mort.

Alors je prendrai encore le temps de VIVRE

MOURIR

et me SOUVENIR.

 

Capucine

 

 

  

VOYAGES

 

 

Voyager,

C’était son truc ça, voyager

Partir, partir loin,

Le plus loin possible,

     Partir Seule

 

Voyager pour rencontrer l’inattendu, le secret de la vie

Voyager pour comprendre, l’ailleurs,

Les autres, les arbres, les forêts, les oiseaux

Voyager pour trouver la lumière, la paix, la sagesse.

 

C’était ça qu’elle disait qu’elle faisait  au cours de ses voyages

 

Et puis, Elle revenait………

Toujours, elle revenait………..

Elle revenait,  ses valises pleines

De bonheur, de sable, de tissus, d’émotions, de vie, d’aventures à raconter

 

Et moi,

Je regardais, j’observais,

Je vivais le départ,

Je vivais le retour,

 

Entre les deux………….. J’attendais

Entre les deux………….. Je méditais

Entre les deux………….. Je voyageais aussi,

Un autre voyage celui là,

Un voyage intérieur, pas d’avion, pas de mers lointaines, pas de sables chauds

     Un voyage en solitaire

 

 

ET PUIS UN JOUR,

Moi aussi je suis partie

Je suis partie découvrir le monde,

Je suis partie découvrir les autres

Je suis partie…….. Voir.

 

Mais, moi,…………………………Je ne suis jamais revenue

 

Sylvaine

 

 

 

Le voyage

Oyez oyez! bonnes gens!

mes très chers frères et soeurs d'écriture,

de lecture, de texture, je vous dis Bonsoir.

Rêver - Pays - Pays à naître. Pays naissance.

Pays natif - natal - où sont mes racines?

dans les branches du baobab? Je suis d'un pays.

Je ne suis pas d'ici, je suis d'ailleurs, aussi.

Comment écrire alors que mon imaginaire s'abreuve

du matin jusqu'aux rêves des valeurs qui ne sont pas les miennes.

Qu'ont les littératures prévues pour moi?

Autour de ma plume. Pauvre scribe.

J'ai autour du coeur une guangue de glace qui fait mal.

 Elle fond, elle durcit.

 Lorsque je merche sur le boulevard des Pyrénées,

 l'hiver, je vois les palmiers sous la neige.

 Elle est comme ça ma vie. Un palmier sous la neige.

Heureusement il y a le printemps pour revivre.

Je voyage beaucoup dans les livres. Très peu dans la vraie vie.

Si je vois une valise je vomis.

Si je lis le mot exil, j'ai envie de pleurer.

Je voyage. Pays imaginaire. Pays rêver.

Pays à naître. Pays naissance. Où sont mes racines?

c'est l'anatomie d'une mélancolie! et pour guérir de cette maladie,

on voit, on écoute, on frôle, on s'abreuve, on fuit.

Circuler, mes très chers frères et soeurs, de la chaleur.

Marie Anne

 

 

atelier escale du voyage

23/09/09

 

tu arrives sac à dos, duvet,

lampe de poche, bien couverte

escale face aux montagnes

tu aides à monter la tente

planter le décor vivant

tu manges la figue et le raisin

deux chiens vivent ici

flairent les paniers

se couchent près de toi

dans ce crépuscule doux

l'histoire d'un voyage intérieur

commence

Pivert entend

et répond

 

contrées intimes des secrets

à la croisée des sentiers

l'autre voyage

c'est aussi le tien

dans les pas de cette femme qui marche

à l'intérieur de l'arbre

des brassées de doudous

des branches multiples

frôler le petit peuple

partir sans retour

elle est racine

elle rase l'herbe molle

l'appel du chemin

écoute

elle se reconnecte

résonne

créer donne corps

regarde vibrer l'oeil de pluie

ressens ses larmes douce

joie du cadeau qui tombe

éclairer le rêve

ouvrant des folies

portes de sagesse

expérience d'être

ton centre se rapproche

tu peux voyager

entre les mondes

et t'en souvenir

 

ici et maintenant 

prends ta place

"ma bien chère soeur"

ouvre les bras

cueille celle que tu es

magie entre toutes

unique et singulière

reliée

 

B.K.

 

 

16.05.2009

textes

Il a fallu arriver au bord du fleuve. Le clapotis sur la coque, comme un chant d'encouragement, faisait résonner le bois. S'installer sans perdre l'équilibre, et pagayer doucement. Le rythme de la poussée dans l'eau nous fait avancer sur l'île.

Le trésor est là, dans sa gangue de pierre, prisonnier, dans le crâne ouvert. La perle sans nacre luit dans la nuit. Elle nous inonde de sa force désarmante. Nous ramassons la force de vie en voguant sur le lac. Elle nous attend, perdue, tordue, déformée. Il faut ressertir la bague de la déesse sans pouvoir. Et nous voguons avec nos rames. Y arriverons-nous?

Marie-Anne

 

Je monte dans la pirogue, il faut aller nourrir les huîtres.

 En l'air une boule tourne autour de moi, elle dégage une bonne énergie, une sérénité.

Je tourne autour d'elle aussi, nous sommes unies, unies sur l'eau, au-dessus et dans l'eau. Le reflet parfait de la surface nous montre en miroir l'accueil que nous faisons à la joie. Nous sommes et serons bientôt une famille heureuse. Là, sur la rive, au sol, une créature attend que nous devenions comme elle pour nous montrer son visage. Humaines, supramhumaines, nous sommes écorce d'arbres et pétales de rose. Nous sommes dans un mouvement très fort, un mouvement qui va vers le bas, racines profondes de l'air, de la mer, de la Terre. Une grande force se dégage de nous.

Büb Kibinin

 

boule bonne bouilles rondes plein pesanteur et légèreté enjouée

de l'énergie qui parle d'amour,

grand en gestes immortalisés

rejoint le coeur en reflets tambourinant

créatures simples de "bons jours" inscrits inconditionnellemnt

dans l'en-dessous de l'intériorité si floue donc

si vivante

y entrer directement en cherchant la porte à déterrer un jour

et découvrir le lieu du trésor de mes instants privilégiés,

reflet parfait de mes inspirations

à donner en silence mais en grand en puissance

Oh que j'aime cette éclosion!

Marie-Claude

 

 

Arcimboldo à tête de raisin côté face, et théâtre d'ombre indonésienne côté pile.

Soleil de terre (taire?) à rayons pointus.

bols, vases, écrasés à corolle de rose pâle, visage de couleurs.
colonne vertébrale qui pousse à la verticale; quelle force les pousse à grandir déviées? à épouser l'écrasement de la pesanteur?

flûte à girafe éléphant. le cou gracile se lance vers le ciel; la troupe des racines. Force et fragilité. boire l'eau de la terre, capter la lumière de la voûte du ciel de l'église.

déesse à bras multiples, tête de corolle, anémone de mer.

tronc d'arbre foudroyé, ouvert, à mouvement.

soleil à visage de rayons

terre marron couleur bois verni. brillante;

terre marron mat qui se gonfle de lumière

Sombre du bronze.

Bleu violet rose.

Cafetière et ses tasses empilées.

fleur de mer qui flotte dans le courant

huître ouverte à nacre rose

des bols, dess vases, du contenant pour devenir son contenu de terre travaillée, malaxées, cuite à la couleur, figer pour l'éternité.

l'ombre des mots

Marie-Anne

(FESTIV'ART Arros Nay 17mai 09)

 

Oiseaux silencieux sous la tombe

Caveau communal d’une vieille souche

Morte.

Elle a vidé mon corps

Des hurlements

De son tronc disharmonieux

Plus un souffle

Plus un mouvement

 

Aveugle de naissance,

Je tremble sous ses vibrations

Absentes

Je m’endors sans couleurs

Totems en moins : arrachement de ma colonne vertébrale

Qui claque

Comme un livre qu’on cloue

Séparée de tous, seule

L’indicible se rit de moi !

 

Et l’enfance se rompt en un fracas du tonnerre…

 

Inspire

Chant

Le vent m’amène avec lui tous les secrets du monde

Mélodieux merisier

Il emplit ma tête du bruissement de ses feuilles

Je ferme les yeux, pupilles en alerte, pleines de rêves

L’appel de la Terre

Emet

Un son de cœur

Qui bat

Aux tempes

Des tambours

Planter mon totem

C’est ancrer mes racines

Je me ressoude

En un doux murmure, polissant mes cimes

Les craquements déploient des arbres

Et donnent renaissance

À mes espoirs les plus sauvages.

 

Peggy

 

 

 

L'autre côté m'invite à déambuler

et la rencontre se suffit à elle-même

La douceur se glisse dans ma création

 

Je désapprends avec tendresse

 

dans les trains qui mènent à la parole

 

Les pulsions s'effilochent dans le vent du temps

 

Le regard intérieur vient

 

et accueille ton sourire

 

 

Laetitia

 

d'après les chemins de mots de

 

Rémi

 

13 mai 2009

Rue d'Orléans à Pau

  •  

Le gravier veut être de l’ozone pour protéger la terre au lieu de la polluer.

 

Les racines sont amies avec la lune.

 

Le sable brûle alors pollue le soleil.

 

L’humus a de l’amour pour les gouttes d’eau.

 

L’hélicoptère rend malade la chèvre qui mange la marguerite.

 

La loutre veut être au Cambodge dans les nuages.

 

 

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C’était mal d’être fort en faisant une ronde pour tuer cette peau. En faisant une boum de tekno comique avec un magicien qui à sa naissance avait mal aux dents et dans le futur aura mal aux dents dans l’espace de la toupie.

 

  

Elyor (10ans)

 

Atelier d’écriture 10.12.2008  

 

 

  •  

  •  

  • à Bordères, atelier terre

  • ATELIER 1 (décembre 2008)

  • Dans la douce apesanteur du matin, je plane, apaisée de fraîcheur.

  • De ta douceur du monde rythme de sensualité, je tombe ivre.

  • De cette terre enfin je respire l'odeur du musc.

  • Au vent violent qui arrache tes racines, succède le silence et l' émoi.

  • Chaude, chaude, je perds l'équilibre, ha ! Le 7ème ciel !

     

  • Poussière d'étoile

    jaune d'étoile

    je te respire, tu m'inspires

    finesse de la terre, retourne à la poussière

     

  • De la terre de feu

    je me propulse

    oh ! Je vole

     

  • De cette terre je m'extrais, du rouge sang je verse pour colorer ton dos, ta peau

    te caresser,

    de vie de sang, de toi

    cette terre nous accueille, soif d'air encore plus haut.

     

  • Un petit grain fourmille sous mes pieds, c'est la terre qui m'accueille, d'en haut l'oiseau nous guète, nous chante, nous cri.

     

  • Assise au soleil, je regarde l'univers noir.


Ce bâton, percé de trous, authentique et léger, de l'espace temps vient d'un peuple qui cri, cri, cri son emprunte, son histoire, aie, sa source majeur de vie, coupée à la racine, cheveux long noir de tonnerre, noir endiablé, gémi toujours, cri, deuil de vie,

serre les yeux, reste d'un peuple qui cri toujours, cri, cri sa soif, gémi d'amour.

Dalaï-lama indien ? Non !



Il est tombé du ciel, frais comme un bâton, léger comme un grain de terre

sur la terre de feu il s'est risqué de s'asseoir en silence, le corps meurtri par l'air, troué par le vent violent

D'encore plus haut, le haut de ce bâton ne respirait plus,

de cette apesanteur froide et fraîche, il est tombé.

Sensualité s'est posé sur la terre rouge sang

il respire enfin, trouve racine

enfin,poussière peut être, terre de feu, terre d'amour

de liberté, emprunte pour toujours.

ATELIER 2 (décembre 2008)


  • du haut de l'air, je respire ta poussière.

  • De ce grain mouillé jailli une bouffée d'air bleu azur.

  • Pas d'inspiration profonde, pas de nourriture, ni de nourricière, je vole, je vole, je m'écrase dur.

  • Malaxe, masse, malaxe, gonfle l'espace sidéral de mes envies.

  • Blotti dans mes alvéoles, nos coeurs à l'abri sous l'humanité chaude, lointain.

  • Toi la vie, nature, infiniment terre mère.

  • La fusée a décollée, longée ma trachée, piquée le sable chaude.


Ha tu ris que du caléidoscope de mes envies soit né ce ventre béant couvert d'un couvercle d'histoire, sourd de cri, de rire. Si l'oiseau tourne et vire volte, vire volte et volte face, c'est qu'il entend lui aussi le bruit des petits pétons en croco taper tourner dans le tipi. Quel calme, je ne bouge plus ou le loup va me croquer tout pur dans un grand bruit de pétage de plomb. Cette boite est fermée, en croco dure à coquer... ce soir.


(avec mots de théo)

Sous l'herbe de ta peau, cette besace en croco fumé chante, cri, chargée des pierres de son histoire, elle ne prend pas l'eau.... no coule.


  • sous l'herbe de ta peau glisse le sel de mon eau.

  • À fleur de peau, rougi le fumé de tes os.

  • Viande, chair de mon fils de son vivant, coule dans mes veines, de la sinuosité de ces tranchées, pousse un arbre sur lequel un jour tombera la neige.

  • Tête dure, tête de pierre, tête à l'envers, vers de pierre, de la tête sort des éclairs

  • coq au vin , enfin !


TEXTE DE THEO (11 ans)

  • l'herbe a des plumes remplies d'eau.

  • La peau des fleurs a fumée.

  • Le viande des arbres est recouverte de neige

  • les pattes de la pierre lance des éclairs

  • la neige recouvre la viande des arbres