29.11.2009
Stage terre et écriture, dans le zôme
TERRE et ÉCRITURE
14 - 15 novembre 2009
prochaine session en mai 2010
BEB KABAHN
explore et partage les fruits de 11 ans d'expérience en animation d'ateliers d'écriture
FRED MIRANDE
http://www.daala-pyrenees.com/
artiste sculptrice céramiste, est animatrice d'ateliers d'expression créatrice.
Ensemble nous vous proposons de vivre l'expérience du modelage et de l'écriture comme supports d'expression et déclencheurs de transformation
DEROULEMENT DES ATELIERS
SAMEDI
9h: accueil et formalités
9h30-12h30
"entrer en matières"
modelage et écriture
repas
14h-15h30
atelier d'écriture nomade
pause
16h-17h30
créer à quatre mains
17h30
temps libre et échanges
19h: repas
20h30: veillée
atelier d'écriture de nuit ou de l'aube (propositions ouvertes)
DIMANCHE
petit déjeuner
9h-12h
"le signe, la trace, l'empreinte"
écriture-graphisme et quêtes en
modelage
repas
13h30-15h30
"du signe au texte"
tracer son signe, signer sa trace
pause
15h45-16h45
"de la terre à la peau"
maquillage d'argiles
pause
17h-17h30
échanges, bilan, aurevoirs!





Face à face, dans le zôme entre Marie et Joy.
La consigne d'écriture était simple:
écrire une question commençant par "pourquoi",
cacher en repliant la feuille, faire passer à l'autre qui répond
(à une question qu'il ne voit pas)
par une phrase commençant par "parce que".
Et ainsi de suite.
Nous nous retrouvons alors avec une série de questions et
de réponses écrites à l'aveugle, sensées donner un résultat drôle,
surréaliste ou poétique...
Joy et Marie écrivirent plus d'une heure trente, sur huit feuilles dont voici le début:
Pourquoi la forme est-elle une empreinte?
Parce qu'on croit devoir laisser une trace de nous-mêmes, pour être reconnu au milieu de tous.
Pourquoi sommes-nous venus dans ce monde?
Parce que la Terre est modelable et continuellement en changement.
Pourquoi, pourquoi souffrir?
Parce que l'esprit de compétition gouverne notre monde ainsi que le besoin de matérialiser sa propriété. Le premier qui laisse sa trace s'approprie le lieu.
Pourquoi rien n'est impossible?
Parce que c'est peut-être une question de regard, différent d'une paire d'yeux à l'autre.
Pourquoi ne pas faire ce que l'on veut?
Parce que nous souhaitons montrer une belle image, question de rapport à l'autre, difficulté de se détourner des regards alentours.
Pourquoi est-on plus serein et léger en prenant de l'âge?
Parce que le calme, la rondeur et la lumière, nous mettent dans un univers inhabituel propice à la création.
Pourquoi la nature est si belle?
Parce qu'on va devenir fou à force de se poser trop de questions!
Pourquoi faut-il se surveiller?
Parce que nous n'avons pas appris à déterminer qui nous étions.

Pourquoi doit-on laisser une empreinte?
Parce que notre être transparaît en tout ce que nous faisons, créons.
Pourquoi un pied laisse-t-il une trace dans le sable humide?
Parce que nous avons quelque chose de précis à faire.
Pourquoi ne pas essayer de passer en discrétion, sur la pointe des pieds?
Parce qu'il n'y a ni fin, ni limite, et que tout est possible.
Pourquoi le ciel est-il bleu?
Parce que l'oiseau passe sans laisser de trace.
Pourquoi cette sensation d'enfermement m'envahit-elle?
Parce la pensée du fond de la non-pensée, c'est l'intuition.
Pourquoi ne trouve-je pas de qustion à poser?
Parce que le Joie profonde est une qualité intrinsèque de notre être.
Pourquoi la Terre emagasine-t-elle certaines traces qu'elle nous dévoile très longtemps après?
Parce que le mental vit dans la peur permanente.
Pourquoi ne pas réféléchir à des choses plus pragmatiques comme qu'est-ce qu'on mange ce soir?
Parce que nous venons dans ce monde dans une presque totale ignorance.
Pourquoi se conformer aux règles du pourquoi parce que? Ne pourrait-on pas changer l'entête des questions?
Parce que c'est notre pensée qui crée notre réalité.
Pourquoi écrire?
arce que le mental vit dans l'inquiétude et cherche la sécurité en vain.
Pourquoi crois-tu en la réincarnation?
Parce que c'est toujours pareil et que l'ennui fait perdre le fil.
Pourquoi le temps passe-t-il si vite?
Parce que rien ne peut le satisfaire.
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Théâtre Monte-charge, au tambour

15:23 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
l'Entropie, quantique des quantiques
Ce que savent les saumons
C'est
Un grain de grenade
Le chant des plaines
Quelle importance
Une chute très lente
Les coeurs détruits
La ville des ténèbres
Le docteur est malade
Car il manque
Une touche d'amour
Pour
Les amateurs de silence.
Marie Anne
Aquatique. Exotique. C'est tout à fait ma tactique.
Authentique. Enigmatique. C'est un peu autistique.
Pas athlétique. Née en Afrique. C'est vraimet sarcastique.
Inhibée. Hibiscus. I conne. Identité.
Dahoméenne, basco, béarno, béninoise, citoyen du monde (boum)
quelle est ma carte d'identité?
pourquoi ces migrants sans papiers?
pourquoi vouloir les nier?
où est notre hospitalité?
Aquatique. Exotique, sur un radeau il coule à pic.
Authentique. Enigmatique, s'ils viennent c'est pour le fric.
Pas athlétiques, nés en afrique, ils sont vraiment faméliques.
Illégalité. Irrégularité. Inintérêt. Identité.
Non Européens, Bénin, Malien, sans rien, Afghans, mendi ant du monde (paf!)
quelle est leur carte d'identité?
pourquoi les enfermer (dans un centre de négation)
où est notre humanité?
où est notre intégrité?
Aquatique. Exotique. C'est tout à fait utopique.
Authentique. Enigmatique. C'est mathématique.
Pas athlétique. Née en Afrique. C'est pas anecdotique.
Dans les journaux on lit: Tchétchéniste, terroristes, lepéniste, pacifiste.
C'est dur de s'y retrouver. (pif)
Quelle est notre identité?
Comment peut-on être français
Liberté Egalité Fraternité
Rappelez vous les valeurs de notre
République si démocratique.
Marie Anne
Donne moi l'équation de l'entropie!
La physique est une science enseignée par des gens qui ne comprennent rien, à des élèves qui ne peuvent rien apprendre d'autre. Ça, c'est pour mes 0 en physique, d'ailleurs je n'en ai jamais fait. Même pas de la culture physique.
Alors l'entropie quantique, j'en fais une poétique
Je suis née et c'est magique
dans les Pyrénées transatlantiques
Je vivrai c'est logique
en respectant mon éthique
Je mourirai c'est pathétique (du verbe mourir de rire)
pendant mon sommeil hypnotique
Je me réincarnerai c'est théologique
et vous me sentirez, c'est philosophique
Vous vous retrouverez c'est bénéfique
dans mes écrits épidermiques
Et je vous raconterai, le temps d'un Clic
toutes mes fulgurances esthétiques
Est-ce que vous me croyez? Là c'est mystique
j'aurai bien rigolé de mes écrits poétiques
Marie Anne
.
Une grande question a toujours une réponse.
Ici, elle tient en quelques écailles.
Inopiné, inopportun, cortum, partatumus, scientifucus, que savent les saumons de cette question ?
Mais que l'avenir n'est pas écrit, Axel Kahn en dirait long.
L'eau trouble ou le saumon, mauvais garçon, s'engage tient d'une physique aléatoire et mouillée, cantique des cantiques, la barque des Delphes soupire et tire ce ban d'écailles.
Retiens que dans le manuel de la nature, les lutins des mers aussi s'égarent, coulent, bullent, et l'homme de vérité sait sa part des gènes, lui, perché sur l'épaule des géants. La bulle dans le cosmos unifie la relativité générale au point de la porter en parfaite épouse, belle, fidèle, blanche, à la théorie du ciel, loin des saumons, des bulles d'eau, des remous profonds, sombres infidèles.
L'homme de vérité, scientifiquement vient du saumon, c'est Georges, Georges et les secrets de l'univers qui dévoile ses richesses.
L'homme est homme, le saumon est poisson, et au jeu de velus, le poisson perd.
De la physique quantique ou de la Grèce ancienne, la légende de demain unifie absolument, relativement, généralement l'homme au destin des aquatiques.
Plonger dans le cosmos, quel plongeon !
Quelle vision du ciel !
D'en bas, l'homme comme le saumon tombera dans la casserole des enfants, quelle friture !!
Fred
Il n'est pas de songe que je ne rêve
Il n'est pas d'amour que je ne jouisse
Il n'est rien qui me trouble
Il n'est que pluie qui suinte
odeur qui pue
homme qui meurt
porte qui claque
chat qui griffe
Patiente, lente
griffe douce d'amour
sucre pétillant
herbe sourde, molle
bière folle, tue
acerbe, lourde
triste fille
o prise aux émois, là.
Fred
15:21 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2009
en pantoufles, chez Bichon
Atelier chez Bichon,
devant la cheminée.
Tu as apporté tes pantoufles, ton châle
pour un atelier de mémé.
Que tu crois, tiens!
-Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...
Hin hin hin... tu vas voir comme on se perd devant la cheminée...
Des consignes qui remuent le ciboulot,
mettent la pression pour trouver
l'essentiel de la question
qu'on se veut entendre posée...
et ... tes réponses
quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...
B.K.
Fragilités
Fragile comme :
Cassante ?
Faible ?
Malléable ?
Marquable ?
Gri fable ?
Influençable ?
Border line ?
Ou comme :
Sensible ?
Précieuse ?
Légère ?
Dentelle ?
Doucement ?
Attention ?
Fais gaffe ?
Prends soin de toi ?
Ton souffle sur ma peau
Pour
S’émouvoir ?
Larmes de joie ?
Hésiter ?
Chercher
Ou pour :
Souffrir
Se déchirer
Ca fait mal
Maître comme :
Libre de tout ?
Consciente ?
Ou comme :
Caparaçonnée
Baguette à la main ?
Fragile et maître à la fois :
Est-ce :
Possible ?
Inévitable ?
Désirable ?
Indispensable ?
Justifiable ? Et zut ………………….
Sylvaine
(texte hors atelier)
Instants de doutes
Instant de doutes
Le vide arrive à grand pas
Et remplit l’espace
Pas de réconfort en vue
Tes bras ne se tendent pas,
Ne s’offrent pas.
Je dois me débrouiller
Seule
Seules, on l’est de toute façon
Seules, à deux, chacune sa solitude
Instants de doutes
Instants bien connus
Instants craints et pourtant
Un peu plus apprivoisés à chaque fois
L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts
Et aussitôt
L’espoir disparaît……
Et réapparait
Que faire ?
Fuir, impossible
Lutter, trop épuisant
Attendre, oui
Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes
Car toujours ils finissent par abdiquer.
Instants de doute,
Je vous connais tellement
Vous m’habitez depuis si longtemps
Votre puissance m’anéantit
Et pourtant,
La lumière m’apparaît à chaque fois
Et me fait grandir ……
Jusqu’à la prochaine ….
Instants de doute
Je vous hais, je vous aime
Portez-moi vers le haut
Je n’ai que vous
Sylvaine
21 10 09 Chez Bichon (oh ma biche) Beach on!
Alors c'est comme aller à la messe.
Je sors du travail, je fais redescendre la pression sociale. Je ne suis rien d'autre que moi.
Je suis mystique. Je viens pour la prière, la ferveur. On se réunit pour adorer les Dieux:
mots, phrases, lignes, textes, comptines, poèmes. tout ce qu'on veut.
Il faut se préparer pour ça, rester perceptive, réceptive, allumer sur l'inspiration,
la joie d'écrire, de s'exprimer, d'être en compagnie de soi, même de ses secrètes pensées,
et puis après, on le partage...
Car dans notre messe, c'est chacune qui crée son sermon. Et puis l'église, elle est tout le temps en lévitation.
Un jour, c'est la cathédrale de théâtre, une autre fois le temple des arbres, la mosquée souterraine en crypte. On n'ouvre même pas les portes. Elles sont battantes, inexistantes. On ne se cogne pas.
La dernière fois ce n'était pas une cérémonie peace and love. Non! Soeur Sourcière nous a embarquées
dans le train fantôme. J'avais confiance, mais j'ai eu peur, j'étais mal à l'aise.
J'y ai pensé toute la semaine. A un mauvais voyage; de retour pour mes parents, de mon retour pour moi. Quelquefois j'en suis encore malade. Mais c'est pour ça, mes soeurs, que je viens me recueillir, pour m'alléger pendant deux heures de mes fardeaux si étouffants. Et quelques fois je vois celui des autres, s'élever, et devenir des nuages. Nos prières deviennent des nuages. Blanc pour le bonheur et les remerciements, noirs pour la peine et les interrogations douloureuses.
Nous nous sommes retrouvées sur le parvis pour notre cérémonie. La musique à l'entrée me confirmait l'ambiance "vibration". Il ya tout! Le buisson ardent, le recueillement et les interrogations métaphysiques.
Pourquoi j'ai tant de mal à vivre avec moi-même? Je suis de bonne volonté, pourtant, j'y crève.
Mais voilà, ça coince. Et je me pose cette question à moi-même.. Si je rêve d'une question qu'on me poserait,
au fond, c'est ma propre interrogation. Pourquoi (oui Why?) je n'arrive pas à être insouciante,
libre de mon corps et de mes gestes. Je pense à cette question, qu'on ne me posera pas, puisque je me sers
moi-même avec autant de verve. On peut penser à ça, et à d'autres choses, en écrivant le sermon du jour.
Le feu, symbole de la présence de la grande créatrice, qu'elle nous insuffle son inspiration,
pour que nous communiions à ces moments fragiles. Que notre communauté, guidée par Soeur
ABCDérangère puissent garder intact mes échanges épistolaires. C'est le club des amateurs de questions!
La flamme est repartie. Roulez jeunesse. Tire le pompon. That is the question.
Le gong résonne? Point d'interrogation?
C'est reparti dans l'écriture. Il y a un chant dans l'église, ça porte bonheur.
Et du aussi.
On ne me pose pas de question à la réflexion - c'est vrai. C'est parce que je me cache très bien.
Des réponses, par contre, j'en ai à donner. Encore faut-il être assez à l'aise pour le dire.
Après les pourquoi, si on avance un peu, on peut trouver des parce que...
Et parce que je me donne le droit d'écrire un sermon, et de le lire en chair et en os, et bien quelque part,
je sors du labyrinthe des pourquoi, et je suis un peu comme les autres. A égalité devant les mots.
Et terriblement enrichie de mes émotions.
Amen.
Marie Anne
| Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!! De quoi le Monde de tes rêves est-il construit? Alors, Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes, Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement, Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent, Il y a des échappées Belles et Aventureuses Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables. Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête, Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes, Les Amours sont Sains et Sincères, Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines, Les Larmes coulent dans des rivières Limpides Qui retournent à la Mer Bleue ou verte, La mer qui Chante aux nuages Son Amour. Et toi qui te chante Son Amour? C'était au Temps du début des Morsures. Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses. Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde. Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu. Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu. Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde. Incorruptibles dans leurs Corps en ruts. Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde. Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe. Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines, Nues et lisses sous l'étreinte de la lune. Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence. |
Capucine
As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?
renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?
Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?
Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautains, subtils, arrogants ?
Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?
Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?
Si un fil d'iode salit ton humeur, ne serait-ce pas fureur, douceur... ?
Il se construit, se pavane, se tisse
de minéral, de végétal, de bestial,
il s'accorde au temps, de sur-humanité,
novice, cécité,
il s'aveugle des tourments
passe outre les lactiques ferments
il se construit, s'anime, meurt, se ravive,
il tourne à la folie quand souffle l'envie
l'envie a guéri
c'est un monde de particules insoumises
turbulentes et folles, sauvages et bougonnes
c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme
au gué des sons aigus de mon chant intérieur
il s'abrutit de larmes parfois
qui se ramassent en flots bouillonnants,
moiteur, douceur
il s'allume d'un rouge immense
chauffe d'amour, de désir de vie.
Tu ne peux rien pour moi,
pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue
tu t'invites dans mes rêves,
t'imposes dans mes songes
surtout ne fais rien pour moi
laisse à mon heure se consumer mon rêve
il est mien
fouille dans tes poches
trouve plein
à attendre, à semer
tu ne peux rien faire
intruse, espionne qui trouble mon fil
de mes pensées sors en silence
erre, va, trouve potence
répands ailleurs semence.
Fred
12:19 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



























