04.11.2009

en pantoufles, chez Bichon

Atelier chez Bichon,

devant la cheminée.

Tu as apporté tes pantoufles, ton châle

pour un atelier de mémé.

Que tu crois, tiens!

 -Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...

Hin hin hin... tu vas voir comme on se perd devant la cheminée...

Des consignes qui remuent le ciboulot,

mettent la pression pour trouver

l'essentiel de la question

qu'on se veut entendre posée...

et ... tes réponses

quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...

B.K.

 

 

 

 

 

Fragilités

 

Fragile comme :

     Cassante ?

     Faible ?

     Malléable ?

     Marquable ?

     Gri fable ?

     Influençable ?

     Border line ?

Ou comme :

     Sensible ?

     Précieuse ?

     Légère ?

     Dentelle ?

     Doucement ?

     Attention ?

     Fais gaffe ?

     Prends soin de toi ?

     Ton souffle sur ma peau

 

Pour

     S’émouvoir ?

     Larmes de joie ?

     Hésiter ?

     Chercher

Ou pour :

     Souffrir

     Se déchirer

     Ca fait mal

 

Maître comme :

     Libre de tout ?

     Consciente ?

Ou comme :

     Caparaçonnée

     Baguette à la main ?

 

Fragile et maître à la fois :

 

Est-ce :

     Possible ?

     Inévitable ?

     Désirable ?

     Indispensable ?

     Justifiable ?           Et zut ………………….

    

Sylvaine

(texte hors atelier)

Instants de doutes

 

Instant  de   doutes

Le vide arrive à grand pas

Et remplit l’espace

Pas de réconfort en vue

Tes bras ne se tendent pas,

Ne s’offrent pas.

 

Je dois me débrouiller

Seule

Seules, on l’est de toute façon

Seules, à deux, chacune sa  solitude

 

Instants de doutes

Instants bien connus

Instants craints et pourtant

Un peu plus apprivoisés à chaque fois

 

L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts

Et aussitôt

L’espoir disparaît……

Et réapparait

 

Que faire ?

Fuir, impossible

Lutter, trop épuisant

Attendre, oui

Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes

Car toujours ils finissent par abdiquer.

 

Instants de doute,

Je vous connais tellement

Vous m’habitez depuis si longtemps

Votre puissance m’anéantit

 

Et pourtant,

La lumière m’apparaît à chaque fois

Et me fait grandir ……

Jusqu’à la prochaine ….

 

Instants de doute

Je vous hais, je vous aime

Portez-moi vers le haut

 

Je n’ai que vous

 

Sylvaine

 

 

 

 

21 10 09      Chez Bichon (oh ma biche) Beach on!

 

Alors c'est comme aller à la messe.

Je sors du travail, je fais redescendre la pression sociale. Je ne suis rien d'autre que moi.

Je suis mystique. Je viens pour la prière, la ferveur. On se réunit pour adorer les Dieux:

mots, phrases, lignes, textes, comptines, poèmes. tout ce qu'on veut.

Il faut se préparer pour ça, rester perceptive, réceptive, allumer sur l'inspiration,

la joie d'écrire, de s'exprimer, d'être en compagnie de soi, même de ses secrètes pensées,

et puis après, on le partage...

Car dans notre messe, c'est chacune qui crée son sermon. Et puis l'église, elle est tout le temps en lévitation.

Un jour, c'est la cathédrale de théâtre, une autre fois le temple des arbres, la mosquée souterraine en crypte. On n'ouvre même pas les portes. Elles sont battantes, inexistantes. On ne se cogne pas.

La dernière fois ce n'était pas une cérémonie peace and love. Non! Soeur Sourcière nous a embarquées

dans le train fantôme. J'avais confiance, mais j'ai eu peur, j'étais mal à l'aise.

J'y ai pensé toute la semaine. A un mauvais voyage; de retour pour mes parents, de mon retour pour moi. Quelquefois j'en suis encore malade. Mais c'est pour ça, mes soeurs, que je viens me recueillir, pour m'alléger pendant deux heures de mes fardeaux si étouffants. Et quelques fois je vois celui des autres, s'élever, et devenir des nuages. Nos prières deviennent des nuages. Blanc pour le bonheur et les remerciements, noirs pour la peine et les interrogations douloureuses.

 

Nous nous sommes retrouvées sur le parvis pour notre cérémonie. La musique à l'entrée me confirmait l'ambiance "vibration". Il ya tout! Le buisson ardent, le recueillement et les interrogations métaphysiques.

Pourquoi j'ai tant de mal à vivre avec moi-même? Je suis de bonne volonté, pourtant, j'y crève.

Mais voilà, ça coince.  Et je me pose cette question à moi-même.. Si je rêve d'une question qu'on me poserait,

au fond, c'est ma propre interrogation. Pourquoi (oui Why?) je n'arrive pas à être insouciante,

libre de mon corps et de mes gestes. Je pense à cette question, qu'on ne me posera pas, puisque je me sers

moi-même avec autant de verve. On peut penser à ça, et à d'autres choses, en écrivant le sermon du jour.

Le feu, symbole de la présence de la grande créatrice, qu'elle nous insuffle son inspiration,

pour que nous communiions à ces moments fragiles. Que notre communauté, guidée par Soeur

ABCDérangère puissent garder intact mes échanges épistolaires. C'est le club des amateurs de questions!

La flamme est repartie. Roulez jeunesse. Tire le pompon. That is the question.

Le gong résonne? Point d'interrogation?

C'est reparti dans l'écriture. Il y a un chant dans l'église, ça porte bonheur.

Et du       aussi.

On ne me pose pas de question à la réflexion - c'est vrai. C'est parce que je me cache très bien.

Des réponses, par contre, j'en ai à donner. Encore faut-il être assez à l'aise pour le dire.

Après les pourquoi, si on avance un peu, on peut trouver des parce que...

Et parce que je me donne le droit d'écrire un sermon, et de le lire en chair et en os, et bien quelque part,

 je sors du labyrinthe des pourquoi, et je suis un peu comme les autres. A égalité devant les mots.

 Et terriblement enrichie de mes émotions.

Amen.

Marie Anne

 

 

 

 

 

 

 

Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!!
 
 
De quoi le Monde de tes rêves est-il construit?
 
Alors,
Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes,
Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement,
Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent,
Il y a des échappées Belles et Aventureuses
Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables.
Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête,
Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes,
Les Amours sont Sains et Sincères,
Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines,
Les Larmes coulent dans des rivières Limpides
Qui retournent à la Mer Bleue ou verte,
La mer qui Chante aux nuages Son Amour.
 
Et toi qui te chante Son Amour?
 
 

C'était au Temps du début des Morsures.
Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses.
Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde.
Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu.
Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu.
Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur
Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde.
Incorruptibles dans leurs Corps en ruts.
Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde.
Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe.
Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines,
Nues et lisses sous l'étreinte de la lune.
Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages
Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence.
 
 

Capucine 

 

 

 

As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?

renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?

Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?

Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautains, subtils, arrogants ?

Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?

Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?

Si un fil d'iode salit ton humeur, ne serait-ce pas fureur, douceur... ?

 

Il se construit, se pavane, se tisse

de minéral, de végétal, de bestial,

il s'accorde au temps, de sur-humanité,

novice, cécité,

il s'aveugle des tourments

passe outre les lactiques ferments

il se construit, s'anime, meurt, se ravive,

il tourne à la folie quand souffle l'envie

l'envie a guéri

c'est un monde de particules insoumises

turbulentes et folles, sauvages et bougonnes

c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme

au gué des sons aigus de mon chant intérieur

il s'abrutit de larmes parfois

qui se ramassent en flots bouillonnants,

moiteur, douceur

il s'allume d'un rouge immense

chauffe d'amour, de désir de vie.

 

Tu ne peux rien pour moi,

pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue

tu t'invites dans mes rêves,

t'imposes dans mes songes

surtout ne fais rien pour moi

laisse à mon heure se consumer mon rêve

il est mien

fouille dans tes poches

trouve plein

à attendre, à semer

tu ne peux rien faire

intruse, espionne qui trouble mon fil

de mes pensées sors en silence

erre, va, trouve potence

répands ailleurs semence.

 

Fred

 

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