16.05.2009
textes
Il a fallu arriver au bord du fleuve. Le clapotis sur la coque, comme un chant d'encouragement, faisait résonner le bois. S'installer sans perdre l'équilibre, et pagayer doucement. Le rythme de la poussée dans l'eau nous fait avancer sur l'île.
Le trésor est là, dans sa gangue de pierre, prisonnier, dans le crâne ouvert. La perle sans nacre luit dans la nuit. Elle nous inonde de sa force désarmante. Nous ramassons la force de vie en voguant sur le lac. Elle nous attend, perdue, tordue, déformée. Il faut ressertir la bague de la déesse sans pouvoir. Et nous voguons avec nos rames. Y arriverons-nous?
Marie-Anne
Je monte dans la pirogue, il faut aller nourrir les huîtres.
En l'air une boule tourne autour de moi, elle dégage une bonne énergie, une sérénité.
Je tourne autour d'elle aussi, nous sommes unies, unies sur l'eau, au-dessus et dans l'eau. Le reflet parfait de la surface nous montre en miroir l'accueil que nous faisons à la joie. Nous sommes et serons bientôt une famille heureuse. Là, sur la rive, au sol, une créature attend que nous devenions comme elle pour nous montrer son visage. Humaines, supramhumaines, nous sommes écorce d'arbres et pétales de rose. Nous sommes dans un mouvement très fort, un mouvement qui va vers le bas, racines profondes de l'air, de la mer, de la Terre. Une grande force se dégage de nous.
Büb Kibinin
boule bonne bouilles rondes plein pesanteur et légèreté enjouée
de l'énergie qui parle d'amour,
grand en gestes immortalisés
rejoint le coeur en reflets tambourinant
créatures simples de "bons jours" inscrits inconditionnellemnt
dans l'en-dessous de l'intériorité si floue donc
si vivante
y entrer directement en cherchant la porte à déterrer un jour
et découvrir le lieu du trésor de mes instants privilégiés,
reflet parfait de mes inspirations
à donner en silence mais en grand en puissance
Oh que j'aime cette éclosion!
Marie-Claude
Arcimboldo à tête de raisin côté face, et théâtre d'ombre indonésienne côté pile.
Soleil de terre (taire?) à rayons pointus.
bols, vases, écrasés à corolle de rose pâle, visage de couleurs.
colonne vertébrale qui pousse à la verticale; quelle force les pousse à grandir déviées? à épouser l'écrasement de la pesanteur?
flûte à girafe éléphant. le cou gracile se lance vers le ciel; la troupe des racines. Force et fragilité. boire l'eau de la terre, capter la lumière de la voûte du ciel de l'église.
déesse à bras multiples, tête de corolle, anémone de mer.
tronc d'arbre foudroyé, ouvert, à mouvement.
soleil à visage de rayons
terre marron couleur bois verni. brillante;
terre marron mat qui se gonfle de lumière
Sombre du bronze.
Bleu violet rose.
Cafetière et ses tasses empilées.
fleur de mer qui flotte dans le courant
huître ouverte à nacre rose
des bols, dess vases, du contenant pour devenir son contenu de terre travaillée, malaxées, cuite à la couleur, figer pour l'éternité.
l'ombre des mots
Marie-Anne
(FESTIV'ART Arros Nay 17mai 09)
Oiseaux silencieux sous la tombe
Caveau communal d’une vieille souche
Morte.
Elle a vidé mon corps
Des hurlements
De son tronc disharmonieux
Plus un souffle
Plus un mouvement
Aveugle de naissance,
Je tremble sous ses vibrations
Absentes
Je m’endors sans couleurs
Totems en moins : arrachement de ma colonne vertébrale
Qui claque
Comme un livre qu’on cloue
Séparée de tous, seule
L’indicible se rit de moi !
Et l’enfance se rompt en un fracas du tonnerre…
Inspire
Chant
Le vent m’amène avec lui tous les secrets du monde
Mélodieux merisier
Il emplit ma tête du bruissement de ses feuilles
Je ferme les yeux, pupilles en alerte, pleines de rêves
L’appel de la Terre
Emet
Un son de cœur
Qui bat
Aux tempes
Des tambours
Planter mon totem
C’est ancrer mes racines
Je me ressoude
En un doux murmure, polissant mes cimes
Les craquements déploient des arbres
Et donnent renaissance
À mes espoirs les plus sauvages.
Peggy
L'autre côté m'invite à déambuler
et la rencontre se suffit à elle-même
La douceur se glisse dans ma création
Je désapprends avec tendresse
dans les trains qui mènent à la parole
Les pulsions s'effilochent dans le vent du temps
Le regard intérieur vient
et accueille ton sourire
Laetitia
d'après les chemins de mots de
Rémi
13 mai 2009
Rue d'Orléans à Pau
Le gravier veut être de l’ozone pour protéger la terre au lieu de la polluer.
Les racines sont amies avec la lune.
Le sable brûle alors pollue le soleil.
L’humus a de l’amour pour les gouttes d’eau.
L’hélicoptère rend malade la chèvre qui mange la marguerite.
La loutre veut être au Cambodge dans les nuages.
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C’était mal d’être fort en faisant une ronde pour tuer cette peau. En faisant une boum de tekno comique avec un magicien qui à sa naissance avait mal aux dents et dans le futur aura mal aux dents dans l’espace de la toupie.
Elyor (10ans)
Atelier d’écriture 10.12.2008
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à Bordères, atelier terre
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ATELIER 1 (décembre 2008)
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Dans la douce apesanteur du matin, je plane, apaisée de fraîcheur.
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De ta douceur du monde rythme de sensualité, je tombe ivre.
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De cette terre enfin je respire l'odeur du musc.
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Au vent violent qui arrache tes racines, succède le silence et l' émoi.
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Chaude, chaude, je perds l'équilibre, ha ! Le 7ème ciel !
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Poussière d'étoile
jaune d'étoile
je te respire, tu m'inspires
finesse de la terre, retourne à la poussière
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De la terre de feu
je me propulse
oh ! Je vole
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De cette terre je m'extrais, du rouge sang je verse pour colorer ton dos, ta peau
te caresser,
de vie de sang, de toi
cette terre nous accueille, soif d'air encore plus haut.
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Un petit grain fourmille sous mes pieds, c'est la terre qui m'accueille, d'en haut l'oiseau nous guète, nous chante, nous cri.
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Assise au soleil, je regarde l'univers noir.
Ce bâton, percé de trous, authentique et léger, de l'espace temps vient d'un peuple qui cri, cri, cri son emprunte, son histoire, aie, sa source majeur de vie, coupée à la racine, cheveux long noir de tonnerre, noir endiablé, gémi toujours, cri, deuil de vie,
serre les yeux, reste d'un peuple qui cri toujours, cri, cri sa soif, gémi d'amour.
Dalaï-lama indien ? Non !
Il est tombé du ciel, frais comme un bâton, léger comme un grain de terre
sur la terre de feu il s'est risqué de s'asseoir en silence, le corps meurtri par l'air, troué par le vent violent
D'encore plus haut, le haut de ce bâton ne respirait plus,
de cette apesanteur froide et fraîche, il est tombé.
Sensualité s'est posé sur la terre rouge sang
il respire enfin, trouve racine
enfin,poussière peut être, terre de feu, terre d'amour
de liberté, emprunte pour toujours.
ATELIER 2 (décembre 2008)
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du haut de l'air, je respire ta poussière.
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De ce grain mouillé jailli une bouffée d'air bleu azur.
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Pas d'inspiration profonde, pas de nourriture, ni de nourricière, je vole, je vole, je m'écrase dur.
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Malaxe, masse, malaxe, gonfle l'espace sidéral de mes envies.
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Blotti dans mes alvéoles, nos coeurs à l'abri sous l'humanité chaude, lointain.
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Toi la vie, nature, infiniment terre mère.
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La fusée a décollée, longée ma trachée, piquée le sable chaude.
Ha tu ris que du caléidoscope de mes envies soit né ce ventre béant couvert d'un couvercle d'histoire, sourd de cri, de rire. Si l'oiseau tourne et vire volte, vire volte et volte face, c'est qu'il entend lui aussi le bruit des petits pétons en croco taper tourner dans le tipi. Quel calme, je ne bouge plus ou le loup va me croquer tout pur dans un grand bruit de pétage de plomb. Cette boite est fermée, en croco dure à coquer... ce soir.
(avec mots de théo)
Sous l'herbe de ta peau, cette besace en croco fumé chante, cri, chargée des pierres de son histoire, elle ne prend pas l'eau.... no coule.
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sous l'herbe de ta peau glisse le sel de mon eau.
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À fleur de peau, rougi le fumé de tes os.
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Viande, chair de mon fils de son vivant, coule dans mes veines, de la sinuosité de ces tranchées, pousse un arbre sur lequel un jour tombera la neige.
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Tête dure, tête de pierre, tête à l'envers, vers de pierre, de la tête sort des éclairs
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coq au vin , enfin !
TEXTE DE THEO (11 ans)
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l'herbe a des plumes remplies d'eau.
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La peau des fleurs a fumée.
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Le viande des arbres est recouverte de neige
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les pattes de la pierre lance des éclairs
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la neige recouvre la viande des arbres
09:01 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




























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