04.11.2009
atelier à Rébénacq chez Bichon
Atelier chez Bichon,
devant la cheminée.
Tu as apporté tes pantoufles, ton châle
pour un atelier de mémé.
Que tu crois, tiens!
-Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...
Hin hin hin... tu vas voir comment on se perd devant la cheminée...
Des consignes qui remuent le ciboulot,
mettent la pression pour trouver
l'essentiel de la question
qu'on se veut entendre posée...
et ... tes réponses
quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...
B.K.
Fragilités
Fragile comme :
Cassante ?
Faible ?
Malléable ?
Marquable ?
Gri fable ?
Influençable ?
Border line ?
Ou comme :
Sensible ?
Précieuse ?
Légère ?
Dentelle ?
Doucement ?
Attention ?
Fais gaffe ?
Prends soin de toi ?
Ton souffle sur ma peau
Pour
S’émouvoir ?
Larmes de joie ?
Hésiter ?
Chercher
Ou pour :
Souffrir
Se déchirer
Ca fait mal
Maître comme :
Libre de tout ?
Consciente ?
Ou comme :
Caparaçonnée
Baguette à la main ?
Fragile et maître à la fois :
Est-ce :
Possible ?
Inévitable ?
Désirable ?
Indispensable ?
Justifiable ? Et zut ………………….
Sylvaine
(texte hors atelier)
Instants de doutes
Instant de doutes
Le vide arrive à grand pas
Et remplit l’espace
Pas de réconfort en vue
Tes bras ne se tendent pas,
Ne s’offrent pas.
Je dois me débrouiller
Seule
Seules, on l’est de toute façon
Seules, à deux, chacune sa solitude
Instants de doutes
Instants bien connus
Instants craints et pourtant
Un peu plus apprivoisés à chaque fois
L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts
Et aussitôt
L’espoir disparaît……
Et réapparait
Que faire ?
Fuir, impossible
Lutter, trop épuisant
Attendre, oui
Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes
Car toujours ils finissent par abdiquer.
Instants de doute,
Je vous connais tellement
Vous m’habitez depuis si longtemps
Votre puissance m’anéantit
Et pourtant,
La lumière m’apparaît à chaque fois
Et me fait grandir ……
Jusqu’à la prochaine ….
Instants de doute
Je vous hais, je vous aime
Portez-moi vers le haut
Je n’ai que vous
Sylvaine
| Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!! De quoi le Monde de tes rêves est-il construit? Alors, Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes, Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement, Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent, Il y a des échappées Belles et Aventureuses Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables. Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête, Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes, Les Amours sont Sains et Sincères, Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines, Les Larmes coulent dans des rivières Limpides Qui retournent à la Mer Bleue ou verte, La mer qui Chante aux nuages Son Amour. Et toi qui te chante Son Amour? C'était au Temps du début des Morsures. Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses. Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde. Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu. Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu. Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde. Incorruptibles dans leurs Corps en ruts. Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde. Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe. Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines, Nues et lisses sous l'étreinte de la lune. Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence. |
Capucine
12:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2009
7 octobre
En voyage tu es partie. Et je t'ai vue reliée, envolée, magnifiée.
...
En voyage je t'emmène, mais cette fois, la direction reste inconnue.
La langue aussi.
Celle qui conduit? Connais pas.
Avec ses lunettes à triple foyer, elle titube
et tâte en quête du volant.
Déjà je t'entends dire qu'elle ne va même pas démarrer si ça se trouve.
Elle démarre, cale.
Une musique tribale prend tout l'espace dans le véhicule.
7 places. Deux vides.
Dans sa tunique épaisse elle s'empêtre...
Elle s'arrête. Bredouille un truc inaudible.
Mémé d'un autre monde?
Fait le tour de l'auto.
Te filme en train d'écrire dans la voiture
à côté des autres passagères.
Elle remonte.
C'est une autre, foulard, lunettes de secrétaire médicale.
Redémarre. Met une cassette. Un vieil enregistrement.
Voix monocorde philosophant sur fond de piano.
Elle roule lentement, un peu de traviole. C'est limite.
Elle s'arrête. Tout le monde descend. Et marche jusqu'à l'Arbre brûlé.
Tu dois te sentir comme une étrangère à présent dans ce paysage vert
où l'Arbre trône, sculpté par la foudre.
Son coeur de charbon noircit mains et visages. Noires.
Perdues dans ce no man's land à 3 minutes du point de départ.
Noires, comme l'atmosphère de ce trajet de polar.
Qu'en vis-tu? Qu'en écriras-tu?
Elle rit, j'entends qu'elle jubile la vilaine
avec son tour, là, un air de drôle de blague.
On remonte, vite! vite! Hakéraman! Hakéraman!
Hok Hok!
Elle se met à courir et file démarrer l'auto en trombe
elle recule sur le petit sentier poussiéreux, c'est que la nuit tombe,
elle ne doit pas tomber sur nous aujourd'hui!
Tu remontes, ça repart, toujours en écriture,
dans la philo piano, et
stop.
Arrivées là.
Houkistouki?
Une voix répond: Hékéhénoooo!
Aaaaah.
Odile arrive et nous invite à entrer dans son atelier.
Grange de pierre où se nichent bois et couleurs,
peintures en chantier, vannerie, tissage, sculptures,
tout un univers dans l'atelier du Serpent Vert.
Ouf! Te voilà en sécurité, et puis ça parle ta langue maintenant.
Ecrire.
Lire.
Dire.
Merci pour cette épopée, et la confiance qu'il t'aura
fallu pour la mener jusqu'au bout!
hi hih ihi hi hi
Beb
Atelier (7 octobre) Rébénacq
Vroum, vroum, broum, sploc, sploc, mais putain! Vas-y ma poule
y'a le feu de dieu, folle dingue au volant, embarquée c'est une évidence
mon moteur chauffe intense
patastrou, rabate, patatra, bastra, foutoir, putain bacadra
cette poupée va me mener droit à l'extase
pas question de caler ma belle, cours tu as raison
folle, folle vers le plaisir extrême
la jouissance intense, guidée par une vieille sorcière
en peine du flux et reflux, fluctu superflu
ha! Ha! Ho!
Le feu de dieu, reçu du ciel, me brûle la panse
cette danse comme une vie qui se tord, un sort
sortilège
noircis ta peau et brûle, friture, pourriture
une folle insoumise te guide au plaisir extrême
la terre en son feu, la terre en mon feu
à la lumière d'un foutoir réjouissant
l'homme est passé, trépassé, se lasse, amasse, re casse, pugnace
un rien lasse, passe fugace
après quoi tu cours ma belle?
Toujours la terre vieille sorcière!
A l'ombre du feu inlassablement cours vers la lumière
accroche toi, racine, machine programmée à jouir
intense patastrou, trou de l'univers
dans ce flux, reflux, supereflu, fluctu incertain
pas question de caler avant la jouissance
ça! C'est une évidence
Fred
Et pourquoi donc ?
Et pourquoi donc quoi ?
quoi pourquoi ?
et pourquoi pas comment ?
Comment ce fait-ce ?
Comment cette fesse ?
Comment cette fesse
montre sa beauté ?
Comment cette fesse
abandonne le monde ?
le monde que je t’ai fabriqué
patatras
l’afflux s’est suspendu
S’est-il suspendu ?
Et pourquoi donc patatras, l’afflux s’est suspendu ?
Nous y voilà,
question, questionnement.
Incessant questionnement
pour démêler les fils
pour me fabriquer mon monde
pour inventer le monde
Dans ta tête tu crées
tu t’enfermes, tu t’évades
Tu vois et tu pressens
Et le monde ressemble à ce qu’il est
à travers le filtre de tes pensées
emmêlées, démêlées
Pour sentir la terre
Marcher
Là, seulement tu descends
un peu au contact du monde
tu es reliée au ciel
Marcher, être
La route est là alors, évidente.
Le flux coule, recoule, fluve
Suspendue entre ciel et terre
tu peux te recréer
te relier à toi, au monde
Suivre ton délire
Suivre ton plaisir
Laisser les coffres qui claquent
les hommes aveugles de leurs machines
Et retrouver dans ta tête la pensée créatrice
dans tes poumons l’air douceur
sur ta peau l’air caresse
Bichon
20:06 Publié dans ateliers d'écriture nomade | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2009
voyages
Je cours, pieds nus
herbe bleue
gouttes de rosée…
Les cailloux, dessous, piquent la plante de mes pieds…
nus
Je m’élance, un saut, je plane un peu, je reviens… Pas assez…plus vite… je m’étourdis…
le vent bat mes cheveux comme une toile de tente.
Et je vole ! Je rase l’herbe molle et puis je monte haut, plus haut.
Petite Terre de plus en plus ronde, de plus en plus mère
Je te quitte un moment
un instant
Eternité
Flots de rayons doux
Suspendue… je suis
Loin… la vie
Quand je reviens la Terre a changé, elle sent encore l’odeur de l’intérieur
L’odeur du sang et des eaux maternelles
J’atterris auprès de l’arbre rugueux, des plis parcourent son tronc gris
Je sens son cœur lent, je sens son bonheur d’être
Enraciné qu’il est dans cette belle Terre neuve
Tout de suite je l’aime
J’aime tout, où que se pose mon regard
Je sens tout ce qui vit
L’intention de ce champignon, là, à l’odeur de moisissure
Le regret de cette feuille sous mon pied
L’espoir naissant d’une fine tige de frêne.
Et il est là, je ne l’attendais pas.
Le shaman
Celui que je voyais dans mes rêves perplexes
Qui est-il ? Que fait-il ici ? Pourquoi vient-il me voir la nuit ?
Il est là, nu, son regard perdu au loin
Et je comprends qu’il est là pour l’Extase.
Cet homme, c’est moi qui sens.
Il est là pour ça
Il est là pour m’apprendre, pour me montrer le chemin de la Terre
Celle que je n’arrive plus à sentir.
Il me dit
« Viens petite sœur, viens et goûte
Goûte le temps qui passe lentement
Goûte la vie qui tourne lentement
Goûte l’élixir de chaque être
Tout est là, même au bord de la route, même au milieu des sables fumants
La Terre te parle doucement
Elle murmure la vie dans les pulsations de ton sang
N’oublies pas que tu es… en moi
Vis ! »
Alexandra
Sous l’arbre immobile,
elle écoute
Dans l’arbre furtivement,
il passe
Contre le tronc,
il frappe
Et puis,
elle sent la vie qui est autour,
le flux et le reflux des elles et des elfes.
Les elles qui sont passées là,
à la recherche du lien originel,
des racines vers le ciel.
Les elfes qui sont venus apporter le secret
dans une valise en carton remplie
du pasfuturséprésent
c’est ça
c’est là
être là, paix, pause incarnée,
lumière
soleil,
marcher dans les arbres,
courir dans les étoiles,
voguer en roudoudou sur une mer de guimauve,
éclater de rire,
faire grandir l’amour
tout est là, dans l’instant.
Sagesse, sérénité.
respiration, sauvage, tisane, grue, herbe…
il y a de quoi repartir.
Partons, et restons ensemble.
Bichon
C'est décidé je pars. Je pars à Doudouville. Y'en a marre des contraintes, des devoirs.
Je pars et je m'enivre de calins d'oursons pas trop féroces, de sable soyeux, d'éclats de rire d'enfants qui tournent, tournent, tournent en cercle, de baisers volés et justifiés, d'amour, d'amour, d'amour.
Et pourquoi pas?
Eh bien plutôt pas. Car c'est facile Doudouville. Non ce qui est urgent et essentiel, c'est d'aller chercher quelque chose que j'ai perdu dans une vieille forêt.
Une forêt habitée, belle et sombre,
Une forêt où chaque pas compte,
ça crisse sous les souliers et rien ne vaut ça.
Ça respire.
La forêt est hantée de présence.
Des yeux me guettent et m'attendent.
Eh oui je suis déjà venue il y a bien longtemps.
J'avais pris refuge sous un vieil arbre.
J'étais toute petite.
Assise au milieu des racines, adossée contre l'écorce tendre, j'avais eu la surprise de rencontrer l'inattendu.
Cet inattendu avait pris la forme d'un jeune homme au regard transparent.
Je savais qu'il venait de loin.
D'aussi loin que moi. Il venait d'ailleurs.
Cet ailleurs avait une odeur. Et il sentait cette odeur. Et je le reconnaissais.
Cet inattendu était le fruit d'une longue attente.
Ce présent de mon passé, qui est encore mon présent actuellement est celui que trame ma vie est celui où je reviens quand je m'ennuie.
Quand j'y reviens comme aujourd'hui, je n'attends plus. J'y suis et je me délecte de ce cadeau. Le cadeau du secret de la vie, celui d'où je viens d'où je pars, d'où je me reconnais.
La mort n'est pas loin mais elle n'est pas macabre, elle me fait rire avec son sourire édenté.
Donc j'y trouve la vie et le rire de la mort.
Alors je prendrai encore le temps de VIVRE
MOURIR
et me SOUVENIR.
Capucine
VOYAGES
Voyager,
C’était son truc ça, voyager
Partir, partir loin,
Le plus loin possible,
Partir Seule
Voyager pour rencontrer l’inattendu, le secret de la vie
Voyager pour comprendre, l’ailleurs,
Les autres, les arbres, les forêts, les oiseaux
Voyager pour trouver la lumière, la paix, la sagesse.
C’était ça qu’elle disait qu’elle faisait au cours de ses voyages
Et puis, Elle revenait………
Toujours, elle revenait………..
Elle revenait, ses valises pleines
De bonheur, de sable, de tissus, d’émotions, de vie, d’aventures à raconter
Et moi,
Je regardais, j’observais,
Je vivais le départ,
Je vivais le retour,
Entre les deux………….. J’attendais
Entre les deux………….. Je méditais
Entre les deux………….. Je voyageais aussi,
Un autre voyage celui là,
Un voyage intérieur, pas d’avion, pas de mers lointaines, pas de sables chauds
Un voyage en solitaire
ET PUIS UN JOUR,
Moi aussi je suis partie
Je suis partie découvrir le monde,
Je suis partie découvrir les autres
Je suis partie…….. Voir.
Mais, moi,…………………………Je ne suis jamais revenue
Sylvaine
Le voyage
Oyez oyez! bonnes gens!
mes très chers frères et soeurs d'écriture,
de lecture, de texture, je vous dis Bonsoir.
Rêver - Pays - Pays à naître. Pays naissance.
Pays natif - natal - où sont mes racines?
dans les branches du baobab? Je suis d'un pays.
Je ne suis pas d'ici, je suis d'ailleurs, aussi.
Comment écrire alors que mon imaginaire s'abreuve
du matin jusqu'aux rêves des valeurs qui ne sont pas les miennes.
Qu'ont les littératures prévues pour moi?
Autour de ma plume. Pauvre scribe.
J'ai autour du coeur une guangue de glace qui fait mal.
Elle fond, elle durcit.
Lorsque je merche sur le boulevard des Pyrénées,
l'hiver, je vois les palmiers sous la neige.
Elle est comme ça ma vie. Un palmier sous la neige.
Heureusement il y a le printemps pour revivre.
Je voyage beaucoup dans les livres. Très peu dans la vraie vie.
Si je vois une valise je vomis.
Si je lis le mot exil, j'ai envie de pleurer.
Je voyage. Pays imaginaire. Pays rêver.
Pays à naître. Pays naissance. Où sont mes racines?
c'est l'anatomie d'une mélancolie! et pour guérir de cette maladie,
on voit, on écoute, on frôle, on s'abreuve, on fuit.
Circuler, mes très chers frères et soeurs, de la chaleur.
Marie Anne
atelier escale du voyage
23/09/09
tu arrives sac à dos, duvet,
lampe de poche, bien couverte
escale face aux montagnes
tu aides à monter la tente
planter le décor vivant
tu manges la figue et le raisin
deux chiens vivent ici
flairent les paniers
se couchent près de toi
dans ce crépuscule doux
l'histoire d'un voyage intérieur
commence
Pivert entend
et répond
contrées intimes des secrets
à la croisée des sentiers
l'autre voyage
c'est aussi le tien
dans les pas de cette femme qui marche
à l'intérieur de l'arbre
des brassées de doudous
des branches multiples
frôler le petit peuple
partir sans retour
elle est racine
elle rase l'herbe molle
l'appel du chemin
écoute
elle se reconnecte
résonne
créer donne corps
regarde vibrer l'oeil de pluie
ressens ses larmes douce
joie du cadeau qui tombe
éclairer le rêve
ouvrant des folies
portes de sagesse
expérience d'être
ton centre se rapproche
tu peux voyager
entre les mondes
et t'en souvenir
ici et maintenant
prends ta place
"ma bien chère soeur"
ouvre les bras
cueille celle que tu es
magie entre toutes
unique et singulière
reliée
Beb
11:11 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.09.2009
perdue dans le bois
La terre a parlé
La terre m’a parlé
Elle m’a raconté l’histoire de la petite fille
La petite fille qui rencontrait la forêt.
Au départ, elle était confiante, elle se baladait
Elle écoutait les bruits paisibles de la forêt
Ça allait bien pour elle.
Et puis, quand même, son petit cœur
Sans raison se mettait à palpiter
C’est qu’elle avait un peu la trouille
En fait, la petite fille.
Elle ne pouvait s’empêcher d’être aux aguets
Assise, presque tapie dans sa clairière
Les oreilles grandes ouvertes
Aux petits bruits qui pouvaient l’inquiéter
La terre a parlé
La terre m’a parlé de cette petite fille
Cette petite fille qui rencontrait pour la première fois
Cette sensation étrange
Mélange
A la fois de bien être paisible
A la fois de profond isolement de tout
ET PUIS SOUDAIN, la peur
Un bruit derrière……….. c’est quoi ce bruit ?????
C’est une petite bestiole qui sème la trouille
Elle a peur…………. J’ai peur
Elle veut rentrer chez elle la petite fille
Je veux rentrer dans ma maison
Et puis tout d’un coup, le son
Le son qui rassure
Elle n’est plus seule dans sa clairière
La terre a parlé
La terre m’a parlé
Elle m’a dit le retour de cette petite fille
Mon retour………….
Je ne me croyais pas si près de moi
Sylvaine
atelier
perdue dans le bois
09/09/09
te perdre dans le bois, jouer du tambour pendant que tu t'y enfonces,
entre moustiques et ronces, jusqu'à ne plus l'entendre
tu avances dans cet entrelac d'arbres sans sentier
et quand le tambour s'arrête
toi aussi
alors tu plonges entre feuille et plume
que ressens-tu?
cet environnement que te donne-t-il?
la possibilité de recontacter de vieilles frayeurs
ou bien la femme sauvage qui a envie
de hurler
de danser
de chanter
écris
écris ce que tu es ici et maintenant
la forêt t'apprend à écouter ton coeur battre
déjà la flûte annonce le retour et tu te laisses guider
pour revenir
tu as rapporté 5 éléments du lieu qui abritait ce temps d'écoute entre le bois et toi
offre-z-en un à quelqu'une
raconte lui l'histoire de cet élément, petite brindille ou champignon?
et tu reçois toi aussi un élément et cette histoire qu'il inspire
intègre les à ton texte,
reviens à ton centre
les mots jaillis de ces minutes solitaires, reliées aux arbres et au vent
au crépuscule des moustiques
et puis
écoutons lire
rire ou pleurer
ce qui ne fut qu'un court instant
une aventure
d'un moment
face au soleil couchant
17:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2009
textes
Il a fallu arriver au bord du fleuve. Le clapotis sur la coque, comme un chant d'encouragement, faisait résonner le bois. S'installer sans perdre l'équilibre, et pagayer doucement. Le rythme de la poussée dans l'eau nous fait avancer sur l'île.
Le trésor est là, dans sa gangue de pierre, prisonnier, dans le crâne ouvert. La perle sans nacre luit dans la nuit. Elle nous inonde de sa force désarmante. Nous ramassons la force de vie en voguant sur le lac. Elle nous attend, perdue, tordue, déformée. Il faut ressertir la bague de la déesse sans pouvoir. Et nous voguons avec nos rames. Y arriverons-nous?
Marie-Anne
Je monte dans la pirogue, il faut aller nourrir les huîtres.
En l'air une boule tourne autour de moi, elle dégage une bonne énergie, une sérénité.
Je tourne autour d'elle aussi, nous sommes unies, unies sur l'eau, au-dessus et dans l'eau. Le reflet parfait de la surface nous montre en miroir l'accueil que nous faisons à la joie. Nous sommes et serons bientôt une famille heureuse. Là, sur la rive, au sol, une créature attend que nous devenions comme elle pour nous montrer son visage. Humaines, supramhumaines, nous sommes écorce d'arbres et pétales de rose. Nous sommes dans un mouvement très fort, un mouvement qui va vers le bas, racines profondes de l'air, de la mer, de la Terre. Une grande force se dégage de nous.
Büb Kibinin
boule bonne bouilles rondes plein pesanteur et légèreté enjouée
de l'énergie qui parle d'amour,
grand en gestes immortalisés
rejoint le coeur en reflets tambourinant
créatures simples de "bons jours" inscrits inconditionnellemnt
dans l'en-dessous de l'intériorité si floue donc
si vivante
y entrer directement en cherchant la porte à déterrer un jour
et découvrir le lieu du trésor de mes instants privilégiés,
reflet parfait de mes inspirations
à donner en silence mais en grand en puissance
Oh que j'aime cette éclosion!
Marie-Claude
Arcimboldo à tête de raisin côté face, et théâtre d'ombre indonésienne côté pile.
Soleil de terre (taire?) à rayons pointus.
bols, vases, écrasés à corolle de rose pâle, visage de couleurs.
colonne vertébrale qui pousse à la verticale; quelle force les pousse à grandir déviées? à épouser l'écrasement de la pesanteur?
flûte à girafe éléphant. le cou gracile se lance vers le ciel; la troupe des racines. Force et fragilité. boire l'eau de la terre, capter la lumière de la voûte du ciel de l'église.
déesse à bras multiples, tête de corolle, anémone de mer.
tronc d'arbre foudroyé, ouvert, à mouvement.
soleil à visage de rayons
terre marron couleur bois verni. brillante;
terre marron mat qui se gonfle de lumière
Sombre du bronze.
Bleu violet rose.
Cafetière et ses tasses empilées.
fleur de mer qui flotte dans le courant
huître ouverte à nacre rose
des bols, dess vases, du contenant pour devenir son contenu de terre travaillée, malaxées, cuite à la couleur, figer pour l'éternité.
l'ombre des mots
Marie-Anne
(FESTIV'ART Arros Nay 17mai 09)
Oiseaux silencieux sous la tombe
Caveau communal d’une vieille souche
Morte.
Elle a vidé mon corps
Des hurlements
De son tronc disharmonieux
Plus un souffle
Plus un mouvement
Aveugle de naissance,
Je tremble sous ses vibrations
Absentes
Je m’endors sans couleurs
Totems en moins : arrachement de ma colonne vertébrale
Qui claque
Comme un livre qu’on cloue
Séparée de tous, seule
L’indicible se rit de moi !
Et l’enfance se rompt en un fracas du tonnerre…
Inspire
Chant
Le vent m’amène avec lui tous les secrets du monde
Mélodieux merisier
Il emplit ma tête du bruissement de ses feuilles
Je ferme les yeux, pupilles en alerte, pleines de rêves
L’appel de la Terre
Emet
Un son de cœur
Qui bat
Aux tempes
Des tambours
Planter mon totem
C’est ancrer mes racines
Je me ressoude
En un doux murmure, polissant mes cimes
Les craquements déploient des arbres
Et donnent renaissance
À mes espoirs les plus sauvages.
Peggy
L'autre côté m'invite à déambuler
et la rencontre se suffit à elle-même
La douceur se glisse dans ma création
Je désapprends avec tendresse
dans les trains qui mènent à la parole
Les pulsions s'effilochent dans le vent du temps
Le regard intérieur vient
et accueille ton sourire
Laetitia
d'après les chemins de mots de
Rémi
13 mai 2009
Rue d'Orléans à Pau
Le gravier veut être de l’ozone pour protéger la terre au lieu de la polluer.
Les racines sont amies avec la lune.
Le sable brûle alors pollue le soleil.
L’humus a de l’amour pour les gouttes d’eau.
L’hélicoptère rend malade la chèvre qui mange la marguerite.
La loutre veut être au Cambodge dans les nuages.
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C’était mal d’être fort en faisant une ronde pour tuer cette peau. En faisant une boum de tekno comique avec un magicien qui à sa naissance avait mal aux dents et dans le futur aura mal aux dents dans l’espace de la toupie.
Elyor (10ans)
Atelier d’écriture 10.12.2008
-
-
-
à Bordères, atelier terre
-
ATELIER 1 (décembre 2008)
-
Dans la douce apesanteur du matin, je plane, apaisée de fraîcheur.
-
De ta douceur du monde rythme de sensualité, je tombe ivre.
-
De cette terre enfin je respire l'odeur du musc.
-
Au vent violent qui arrache tes racines, succède le silence et l' émoi.
-
Chaude, chaude, je perds l'équilibre, ha ! Le 7ème ciel !
-
Poussière d'étoile
jaune d'étoile
je te respire, tu m'inspires
finesse de la terre, retourne à la poussière
-
De la terre de feu
je me propulse
oh ! Je vole
-
De cette terre je m'extrais, du rouge sang je verse pour colorer ton dos, ta peau
te caresser,
de vie de sang, de toi
cette terre nous accueille, soif d'air encore plus haut.
-
Un petit grain fourmille sous mes pieds, c'est la terre qui m'accueille, d'en haut l'oiseau nous guète, nous chante, nous cri.
-
Assise au soleil, je regarde l'univers noir.
Ce bâton, percé de trous, authentique et léger, de l'espace temps vient d'un peuple qui cri, cri, cri son emprunte, son histoire, aie, sa source majeur de vie, coupée à la racine, cheveux long noir de tonnerre, noir endiablé, gémi toujours, cri, deuil de vie,
serre les yeux, reste d'un peuple qui cri toujours, cri, cri sa soif, gémi d'amour.
Dalaï-lama indien ? Non !
Il est tombé du ciel, frais comme un bâton, léger comme un grain de terre
sur la terre de feu il s'est risqué de s'asseoir en silence, le corps meurtri par l'air, troué par le vent violent
D'encore plus haut, le haut de ce bâton ne respirait plus,
de cette apesanteur froide et fraîche, il est tombé.
Sensualité s'est posé sur la terre rouge sang
il respire enfin, trouve racine
enfin,poussière peut être, terre de feu, terre d'amour
de liberté, emprunte pour toujours.
ATELIER 2 (décembre 2008)
-
du haut de l'air, je respire ta poussière.
-
De ce grain mouillé jailli une bouffée d'air bleu azur.
-
Pas d'inspiration profonde, pas de nourriture, ni de nourricière, je vole, je vole, je m'écrase dur.
-
Malaxe, masse, malaxe, gonfle l'espace sidéral de mes envies.
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Blotti dans mes alvéoles, nos coeurs à l'abri sous l'humanité chaude, lointain.
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Toi la vie, nature, infiniment terre mère.
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La fusée a décollée, longée ma trachée, piquée le sable chaude.
Ha tu ris que du caléidoscope de mes envies soit né ce ventre béant couvert d'un couvercle d'histoire, sourd de cri, de rire. Si l'oiseau tourne et vire volte, vire volte et volte face, c'est qu'il entend lui aussi le bruit des petits pétons en croco taper tourner dans le tipi. Quel calme, je ne bouge plus ou le loup va me croquer tout pur dans un grand bruit de pétage de plomb. Cette boite est fermée, en croco dure à coquer... ce soir.
(avec mots de théo)
Sous l'herbe de ta peau, cette besace en croco fumé chante, cri, chargée des pierres de son histoire, elle ne prend pas l'eau.... no coule.
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sous l'herbe de ta peau glisse le sel de mon eau.
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À fleur de peau, rougi le fumé de tes os.
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Viande, chair de mon fils de son vivant, coule dans mes veines, de la sinuosité de ces tranchées, pousse un arbre sur lequel un jour tombera la neige.
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Tête dure, tête de pierre, tête à l'envers, vers de pierre, de la tête sort des éclairs
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coq au vin , enfin !
TEXTE DE THEO (11 ans)
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l'herbe a des plumes remplies d'eau.
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La peau des fleurs a fumée.
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Le viande des arbres est recouverte de neige
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les pattes de la pierre lance des éclairs
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la neige recouvre la viande des arbres
09:01 Publié dans Textes en ateliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.05.2009
copinage
Beb Kabahn, graphicultrice de stigmates et écrivière en proséïe (des textes zé des dessins)
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le site agissant réfléchissant et ses revues GRAFFITE, DIALOGUE...
.
Olga Letykai Csonka
chants et danses Tchouktches
asso de l'art à l'autre, initiation à l'art, rencontres-débats, Bordères, près de Nay
www.daala-pyrenees.com/
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FANZINE DE POESIE ET CHRONIQUES LITTERAIRES
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http://punkfabrice.blogspot.com/
le blog de Eve ... accrochez vos ceintures!
.
rando pédestre
http://passe.ages.over-blog.com/article-29282179.html
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écrire un mouvement,
le 30 mai dans la grotte d'Isturitz
http://www.thierryescarmant.com/et/spip.php?article52
.
les blogs de Cathy Garcia et la revue nouveaux délits
http://delitdepoesie.hautetfort.com/
http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/
http://imagesducausse.hautetfort.com/
http://ledecompresseuratelierpictopoetiquedecathy...
http://www.myspace.com/chipunta
web design
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collectif ça-i
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la bonne zizique
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les photos de Greg Colbert
09:42 Publié dans liens particuliers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
survival
OLGA LETYKAI CSONKA
SURVIVAL
Survival aide les peuples indigènes à défendre leur vie, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir.
Survival n'accepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes.
Enews 4 mai 2009
Bulletin électronique de Survival International (France)
RAPPEL : CINE-DÉBAT SURVIVAL, CE SOIR À 20H
First Contact
Un film de Bob Connolly & Robin Anderson (1930-1980), 52 min
En présence de Pierre Lemonnier, ethnologue
En 1930, trois jeunes chercheurs d'or, Michael, Daniel et James Leahy, quittent l'Australie pour la Nouvelle-Guinée, avec une caméra. Ils découvrent dans des régions reculées de l'île une population jusqu'alors ignorée du reste du monde : les Papous des Hautes Terres. Les trois frères filment les réactions de ce peuple confronté pour la première fois à l'homme blanc. Cinquante ans plus tard, Bob Connolly et Robin Anderson partent, images en poche, retrouver Daniel Leahy et les Papous - à présent en short et chemise - pour recueillir leurs souvenirs de cette rencontre unique.
La Filmothèque du Quartier Latin
9 rue Champollion
75005 PARIS
(M° Odéon)
Tél. 01 43 26 84 65
Tous les autres rendez-vous sont dans l'agenda de Survival:
http://www.survivalfrance.org/agir/agenda
BOTSWANA : Abandon d'une mine controversée en territoire bushman pour cause de récession
Le projet d'une mine de diamants qui a fait l'objet d'une vive polémique internationale parce qu'il a provoqué le déplacement forcé des Bushmen du Kalahari a finalement été abandonné en raison de la récession globale.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/4501
AUSTRALIE : Le gouvernement adopte la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
L'Australie a formellement adopté la Déclaration des droits des peuples autochtones des Nations-Unies, revenant ainsi sur sa précédente décision.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/4419
INDE : Protestation massive contre la compagnie britannique Vedanta
Plusieurs centaines de membres de communautés indigènes ont prit part à une manifestation samedi 25 avril contre la compagnie Vedanta FTSE-100 dont le projet d'extension d'une raffinerie d'aluminium à Lajigarh, dans l'Etat d'Orissa, suscite les plus vives inquiétudes.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/4494
Voir le film 'Mine : story of a sacred mountain' (Mine : histoire d'une montage sacrée) qui retrace le destin tragique de la tribu dongria kondh et sa lutte pour empêcher la mine à ciel ouvert de détruire ses terres et son mode de vie.
http://www.survival-international.org/films/mine
VIENT DE PARAÎTRE : NOUVELLES 71
Au Sommaire :
- Yvon Le Bot : La grande révolte indienne
- Jean-Patrick Razon : Retour au Pérou
- Francis Dupuy : Un parc en Guyane, pour quoi? Pour qui?
- Kindy Opaya : L'orpaillage sur le Haut Maroni - témoignage
Tarif : 4 €, port compris
Abonnement annuel (4 n°) : 15 €
Pour connaître toutes les publications de Survival, rendez-vous à l'adresse suivante :
http://www.survivalfrance.org/shopping/product_listing.ph...
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info@survivalfrance.org
Merci de faire suivre ce message à toute personne intéressée.
09:38 Publié dans peuples premiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2009
CONTACT
emporte-moi où tu veux mais pas là où je m'attends déjà,
la rencontre humaine dira ou ne dira pas plus que ce qu'elle tisse déjà
21:53 Publié dans CONTACT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


