02.02.2010

AVATAR pour les peuples indigènes n'est pas une fiction

Pour les peuples indigènes ‘Avatar n’est pas une fiction’ 27 Janvier

Avatar raconte une histoire qui se joue dans la vie réelle.
Avatar raconte une histoire qui se joue dans la vie réelle.
© 20th Century Fox

Les peuples indigènes se félicitent du triomphe d’Avatar aux Golden Globes, ‘un film qui raconte la véritable histoire de ce que nous vivons aujourd’hui’.

Un Penan du Sarawak (partie malaisienne de l’île de Bornéo), a confié à Survival : ‘Nous, le peuple penan, ne pouvons vivre sans la forêt. Elle nous protège et nous la protégeons. Nous comprenons les plantes et les animaux parce que nous habitons ici depuis de nombreuses années, depuis des temps immémoriaux.

‘Les Na’vi d’Avatar se lamentent parce que leur forêt est détruite. Il en est de même pour nous, les Penan. Les compagnies d’exploitation forestière abattent nos grands arbres, polluent nos rivières et font disparaître notre gibier’.

Jumanda Gakelebone, un Bushmen du Kalahari a déclaré : ‘Nous les Bushmen sommes les premiers habitants de l’Afrique australe. Nos droits à la terre sont bafoués et nous appelons le monde entier à l’aide. Avatar me rend heureux parce qu’il montre au monde ce que c’est que d’être Bushmen et ce que notre terre représente pour nous. La terre et les Bushmen sont indissociables’.

Davi Kopenawa Yanomami, connu comme le Dalaï Lama de l’Amazonie, a expliqué : ‘Mon peuple a toujours vécu en paix avec la forêt. Nos ancêtres nous ont appris à comprendre notre terre et les animaux. Nous avons utilisé ce savoir avec précaution, parce que notre existence en dépend. Ma terre yanomami a été envahie par les orpailleurs. Il en est résulté la mort d’un cinquième de notre peuple, atteint de maladies que nous n’avions jamais connues auparavant’.

En recevant le Golden Globe Awards la semaine dernière, le réalisateur d’Avatar, James Cameron, a évoqué l’une des idées centrales de son film qui ‘nous interroge sur le fait que tout est lié, les êtres humains les uns aux autres et chacun de nous à la terre’.

James Cameron s’est inspiré de la langue maori de Nouvelle-Zélande pour inventer celle des Na’vi.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : ‘De même que pour les Na’vi qui décrivent la forêt de Pandora comme ‘leur tout’, pour la plupart des peuples indigènes, la vie et la terre ont toujours été profondément liées.

‘Le thème central d’Avatar – si l’on fait abstraction des lémuriens multicolores, des chevaux à longues trompes et des guerriers androïdes – se répète inlassablement sur notre planète.

‘Comme les Na’vi d’Avatar, les derniers peuples indigènes du monde – de l’Amazonie à la Sibérie – sont également en danger d’extinction, leurs terres sont spoliées par de puissants intérêts pour des raisons lucratives telles que la colonisation ou l’exploitation forestière et minière.

‘L’un des meilleurs moyens de protéger le ‘miracle’ du patrimoine naturel du monde est d’une simplicité étonnante, c’est de garantir les droits territoriaux des peuples indigènes’.

Un article de Survival ‘Avatar et les peuples indigènes’ est disponible pour publication.
Contacter Miriam Ross au (+44) (0) 20 7687 8734 ou mr@survivalinternational.org

Publié dans SURVIVAL

CONTACT, actions, tarifs

Bienvenue sur le bloug de l'Atelier Sans Porte, ateliers d'écriture nomade, et de ses voyageurs et voyageuses, écrêveurs et écrivières talentueux, talentueuses, en toute simplicité, l'expression créatrice émerge et va en mot, en son, en voix, toucher l'ami lecteur, l'auditeur, sur le passage de nos foulées à petites contrées, et la joie d'être ensemble pour écrire et créer, s'étend de l'un à l'autre se partage, se communique. Ne sois pas intimidé, viens prendre un ver, une rime, une coupe de coeur, ici on joue pour de vrai. Laisse une empreinte de ton passage! Ci en bas tu trouveras les stages que propose l'asso, et tout du long, un voyage en textes, d'un atelier à l'autre, une mise en situation, et un lieu différents à chaque fois. Tel est le concept de l'atelier nomade en écriture, créer ici et maintenant, toujours en mouvement!

ÉCRIRE & CRÉER 

en montagne 

 13-14 février

au hameau de Listo, Vallée d'Ossau

Deux jours d'ateliers d'écriture en montagne,
gîte de Listo
Accompagnés par des propositions issues de différentes techniques
en animation d'ateliers d'écriture, vous expérimenterez
l'atelier nomade, l'improvisation poétique à plusieurs voix,
un atelier du crépuscule et de l'aube, un atelier au tambour,
dans le cadre magnifique et hors du temps du
hameau de Listo, en vallée d'Ossau.
Il ne s'agit pas d'un atelier de création littéraire
mais d'un atelier d'expression créatrice.

Créer, sentir, marcher, respirer, écouter, écrire, ressentir, entendre, se perdre, lire,
partager, explorer, risquer, tracer, danser, coudre,  se surprendre, découdre,
tisser, improviser, chuchoter, créer à quatre mains, se re-lire, se re-lier...
          ÉCRIRE & CRÉER  

en montagne 

 

13-14 mars, 10-11 avril, 15-16 mai, 12-13 juin

au hameau de Listo, Vallée d'Ossau

 

atelier d'écriture nomade, 

atelier d'expression créatrice,

improvisation poétique orale,

créations collectives...

Tout public, adultes, sur réservation. 

 

RéSERVATIONS, CONDITIONS D'INSCRIPTION

TARIFS: 160 € / week end

80 € adhérents participants aux ateliers nomades réguliers

Forfait: 560 € quatre week ends

Sans ressources, nous consulter sans hésiter!

L'Atelier Sans Porte peut pratiquer le troc.

Hébergement dans le gîte de 10 à 25€/le week end
selon nombre d'inscrits
places limitées à 12 personnes,
 
les inscriptions seront prises en compte
à réception d'arrhes de 60 euros
 

 

Publié dans L'atelier Sans Porte

31.01.2010

prendre le train

train3.jpgAllez, je t'embarque dans un aller-retour au coeur de ton voyage. Sur le quai, le chef de gare t'invite à monter. Az-Edine est là, qui travaille ici, il viendra te voir, ponctuer ce voyage de rencontre. Sur le quai, à l'autre bout, nous attendent les acteurs de la vie culturelle oloronaise, et nous échangeons des enveloppes pleines de mots et de dessins, autant de graines à semer dans nos jardins. Créer des ponts, entre poésie et mouvement, sur le thème de "couleur femme", se préparer au printemps des poètes avec des enfants, des comédiens. Au retour, lisons dans le funiculaire, montons et descendons encore au rythme du tour de lecture, conduits par Philippe, président d'une asso qui nous invite à créer une soirée poésie dans son lieu, nous offre des bonbons, dont un crocodile vert... QUe de belles surprises et de rencontres superbes qui nous ouvrent et nous prouvent que cet espace de l'ici et maintenant, ouvert sur tous les possibles, se trouve sur le chemin de création.

B.K.

train fantôme.jpgJe me laisse porter aux couleurs d'une aube de nuit

Je pars

De ces cieux couleurs femme

Je pars

Assouvir mon destin, peau blanche

Je pars

Rôder couleur chair mes seins nus

Sans rien, ni bagages,

Allégée du trop plein

Emplie de vide

Je pars, je quitte, je plaque

Je poétise ce moment

Cette fuite en avant

De ce quotidien qui m'entoure,

Ces gens là, retournent couleur nid, foyer chauffant

Moi, je pars, je quitte, je plaque, je fuis

Entre deux rails

Mon rêve frémit

Mon chemin glisse

Je suis dans l'impétuosité virevoltante d'une palette colorée

Dans le souffle chaud d'une cabine

Femme en silence, couleur poussière d'étoiles

Je me fonds au décor

Ne suis plus qu'un grain qui roule sans effort

Soufflé par l'air d'une locomotive à ressorts

Je quitte, je pars, je fuis

Je m'inscris au voyage qui trouble l'ennui

Je change de nuances, de matière

Je quitte le rouge, le noir, l'orange

Pour un cyan senteur pierre

Pour un turquoise senteur mer

Je pars, je quitte, je plonge, femme entière

A l'orée de mon voyage

Au creux de mes songes

Au plus profond de ma mémoire

M'attend l'amour d'une reine

Venue d'un songe d'enfant

Il est parti lui, depuis longtemps

S'est enivré de rêveries à partager

A jouit sans mesure du recevoir

Voyage intérieur, ou désir de réalité

Rêve d'enfant, ou véritable voyage couleur diamant

De l'enfance à mon corps de femme

Un chemin entre deux rails,

Parsemé d'arrêt en gare

D'attente,

De vitesse et de train qui déraille

Je quitte, je pars, je plaque,

Je fuis ce corps qui râle

Femme seule parmi tant aspirant au voyage

Laisser aller sa bulle

La gonfler d'envie, d'amour

Qu'elle flotte encore plus haut

S'arrêter entre terre et ciel

En silence, planer, léger, seul

Voyage intérieur

Ce train est un leurre

De mes songes trompeurs

J'ai rêvé,

Je partais, je quittais, je plaquais.


Fred

 

funic.jpgsortie de prison
horaire minuté
sur le quai je n'ai pas composté
ça sonne
je suis légère si peu d'encombrants
les sons stoppent et grincent et stoppent
mes narines se rafraîchissent
je vais aller plus loin
que mon arrêt habituel
j'ai payé je grugeais
il n'y a plus d'autrefois
ma tete flotte dodeline
narines dilatées lèvres gercées toutes chaudes
yeux écartés de droite de gauche devant
plus de derrière
lumière crue couleurs fades pour faire gai
rien n'y est tout est là l'aventure séductrice les efforts de
ce qui nous porte tous ensemble
al caponé
j'aime les trains
notre fée veille sur nos mains
1 grosse touffe de papier blanc vient d'être enfournéee dans 1 boîte pour
nos besoins
les sales emprisonnés dans 1 sac pour être jetés
ou vais-je porter mes vieux âges je ne sais
qu'offrirai-je aux fillettes enveloppées
mille hymens
pour autant de premières candides et magiques
aux théatreux
des chapitres multiples sans gouffre
dans leurs voix multitude couleurs
jaillissant d'un mystère
 
Ogeu o jeu dé li ci eux
o sourire ami
o lo rond o le rond de mon centre la balle de mon équilibre
ce qui me fait avancer
nous sommes arrivés
à l'essentiel
merci le train
 

[l'atelier sans porte nous met sur les rails de la decacophonie de nos vies
des portes pour trouver
le fin fond de l'histoire
se déporter s'emporter se désemporter
fouiller les millles innocentes douceurs de nos coeurs

a plus moon]

Marie-Claude

train sépia.jpg
 

C’est parti

 

C’est parti ! On est dans l’autre monde

Tchic chac, Tchic chac

Le train roule

 

Tchic chac, Tchic chac, Il m’amène ailleurs

 

Une autre vie m’attend

Là-bas au bout de cette voie.

Mais ai-je pris la bonne ?

 

Rien n’est moins sûr. En tout cas, j’y vais

 

Hé ! Ho ! Le train met la gomme

Tout à coup

Mais ça va vite !!

 

Hé ! Ho ! Tu vas où comme ça ? Calme toi, y’a tout le temps.

 

Et puis y’a qu’une voie

Et rien pour la quitter

Alors, patiente…

 

Ok, j’me laisse bercer. Enfin, j’essaie

 

Pas facile j’suis pas habituée moi

A m’laisser bercer. Suis plutôt du style

Prise d’initiative et tutti quanti

 

Me laisser aller. Ben ça alors, J’voudrais voir ça

 

Et d’abord, qui me dit

Que j’suis en sécurité, hein ?

Hein?  Hein  Ah? Ah!  Moi ?

 

Comment ça moi ? C’est moi qui le dis ? Ah ? T’es sûre ? C’est moi ?

 

Ah ! Ça change tout alors,

J’peux y aller tranquille

T’as raison, si c’est moi qui le dis,

Y’a qu’à…..

 

Bon, alors, je recommence

Tchic chac. Tchic chac. Le train roule

Tchic chac. Tchic chac. Il m’amène un peu plus loin

 

Le train me berce. C’est bon. Hum ! C’est bon !

Maman, tu me berçais

Aussi quand j’étais petite ?

 

Sûrement. Quel dommage,  J’ai oublié ça

 

Mais ça ne fait rien.

Je ferme les yeux

Je ferme les yeux, j’me laisse aller

 

Oui, ça y est j’y suis J’suis toute petite

 

Tu me tiens au chaud

Posée sur ton épaule

Je t’entends respirer, c’est tellement bon.

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Ce voyage est pour toi. Ce voyage est pour nous

Ton sang coule dans mes veines

Je suis faite de toi. Tu es faite aussi de moi

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour te le dire

 

Et pourquoi  ma fille, ta petite fille attendra

Aussi de me le dire et pourquoi toi,

As-tu attendu de le dire à ta mère

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Car tu as attendu aussi, hein ? Forcément ?, hein ?

Tu as attendu ?

L’as-tu même dit un jour ? En as-tu eu le temps ?

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Et je le dis haut et fort. Je le dis pour moi,

Je le dis pour toi, Je le dis pour ma fille

Je le dis pour toutes les femmes du monde,

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Je le dis pour toutes les mères et toutes les filles du monde

Qui ont attendu, elles aussi

Beaucoup trop longtemps pour le dire

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime ma vie, ma source, je t’aime

 

Sylvaine  25/12/210

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Odeur de départ…

A l’aventure, au hasard.

Ligne 2, 4,6 ? Top ! Le 1er.

Plaisir de liberté

Pour que mieux revenir.

Moment d’échappée d’elle

Partage de nouveautés

Avec des êtres nouveaux.

Comme c’est bizarre…

Ce train me ramène chez moi.

Belle comédie ! Chez moi.

De nouveau et ce sera nouveau

Un instant, un regard à 360°.

Couleur femme ? Rose à l’instant.

Douceur de couleur

Inspiration du chez moi

Sans le vouloir, au hasard.

La nuit tombe, se laisser porter …

La femme devient arc en ciel

Sur ce rail inédit, vers un but si connu,

Les couleurs multiples, diversité émotionnelle,

Concentration sur la promenade.

Tous assis, inspirés, colorés de différences.

Couleur unie du groupe.

Similitudes d’attitudes quand l’autour se partage.

Un homme gris au sourire rose

Coupe l’instant, agréablement.

Levée de têtes brunes, blondes, autres

Sourires roses, coupure de rêverie

Au pluriel ? Au singulier ?

J’aime à croire que nous sommes dans la même,

Nos individus multicolores

Se rassemblent dans cette case bleue en mouvement.

Même départ, même arrivée,

Traversée commune dans le noir,

Des lumières jaunes, blanches, bleues,

Ecriture partage, nouvel horizon bleu.

Merci pour ce réveil rose ou vert,

Cette claque d’ouverture, belle trappe,

J’entrevois de laisser un peu

De cet automatisme noir : écriture thérapeutique

Pour aborder l’ouverture lumineuse

Du partage des émotions, des mots colorés.

Dans ce wagon bleu

J’ébauche une sortie de carapace verdâtre,

J’en sors ma tête brune, ouvre mes yeux marron

Par la fenêtre : visage rose

D’une fillette, un miroir,

Qui me renvoie une belle graine verte

A rigoler, une offrande à se sentir bien dedans.

Cette fillette c’était moi.

Et demain, cette femme ce sera moi aussi.

Quelle comédienne ! Dans cet univers

Partage bleu, rassurant,

Courage des mots pour faire vibrer,

Résonner mais surtout partager cet élan

De force de vie.

Merci, je suis arrivée grise,

Je repars bleue, rose, verte,

Actrice du Vrai, un instant avec nous.

J’arrête là mes mots, mes maux,

Et profite de l’instant, sereine,

En attendant le but, notre destination,

Pour vous faire part

De cette traversée que m’avez colorée…Merci.

Céline

 

 

23.01.2010

jardins de graines

Relier les jardins de graines

d'un pinceau à l'autre

Et l'envie de volume et de

chaos dansé harmonieux

se déroule de l'un à l'autre.

B.K.

 .

.

.

 

 Je vois

 

(Cérémonieusement genre boule de cristal)

Je vois

Je vois

Je vois

Ah ! je vois

 

(l bras levés, la voix montante)

Je vois

Un paquet de couleurs

Qui illuminent

Qui irradient

 

(Monter encore la voix)

Je vois

Un tourbillon de vie

Une anse qui se balance

Une racine céleste

 

(Monter encore la voix)

Je vois

Le feu

Le ciel

La lumière

 

(Panique arrive)

Je vois

La vague qui monte

La ligne de flottaison

Qui repousse tout

 

(Descendre la voix, les bras)

Je vois

La délivrance

Les sensations

Le silence

 

(Continuer la descente)

Je vois

Les grappes renaître

Les fleurs s’ouvrir

Le soleil briller

 

(Cri de plaisir)

Ah !!!!!! QUEL BONHEUR !!!!!

 

 

Sylvaine   12/1/201

.

.

.

.

.

Je ne vois pas un ensemble relié,

Juste un chant de silences.

Même si je tente d’en prendre la hauteur,

D’y trouver un équilibre entre tous les mouvements,

Que peu d’encrages, des cellules éclatées.

Il est où ce jardin ? Ces grains de folie ?

Rallumez la lumière, c’est la seule chose à dire.

NOIR.

.

Céline

.

.

.

.

.

JE VOIS que la ligne de flottaison de ton lézard doré

 

accueille dans l'abondance ce couple flamme, avide de justice

débordant d'amour

prêt à prendre de la hauteur

sans doute sera-t-elle de mille et une façon

cette coupe de nouvelles semences

enrichie d'un arrosage longue durée

condition définitive de son enracinement au monde

accueillir ces graines de folie

voir, aimer, sentir, relier,

partir simplement de la couleur de la terre

dériver les racines célestes

faire entrer la lumière extérieure

pas d'enfermation cependant !

À qui me veut !

Je vert tige

o sole moi

je repousse ailleurs, entre force et faiblesses.

Fred

 

 

 

le feu sacré

30 décembre. Brûler les vieux manteaux.

Rendre ce feu sacré

dans une gestuelle vivante

 pieds nus autour, danser la fin

de ce qui pesa.

Offrir les graines

à son voisin

de son jardin enrichi 

faire peau neuve.

Et texte à être.

Jardiniers de nous-mêmes.

.

.

.
.

.

..

Ah,nouvel être,nouveau jardin,
nous voilà bien.
Bon, on a jeté au feu sacré tous les vieux manteaux.
Il ne reste que les Neufs pour 2010.
Alors, demain, je deviens 10 puissance 20
de graine de sagesse mariée à la prochaine aurore boréale de beauté.  
Je m'explose dans le ciel pour créer mon Espace fertile de vie.
Je danse enivrée jusqu'à mon étoile filante incandescente.
Je couve mes anges intérieurs d'Abrasos et d'Eros pour m'adapter à toutes les épreuves de Saint Michel qui me donne patience,persévérance et constance.
J'éclate de rire à la vue de la belle histoire d'amour qui se profile à l'horizon,telle une passion créative inaltérable ou,au choix une tendre et sereine rencontre.
Je plonge dans cet inconnu avec confiance et toujours foi en la Fée amarrée à sa larme d'elfe sur sa feuille de chou.
Je m'abandonne aux branches allanguies de l'arbre à câlins et refais surface en ce monde pour transmettre la fertilité que j'ai reçue.
 
Capucine
.
.
 
Nue seule à jamais
Appel à l'âme
Araignée a guéri/ Aguerrie
Sors de ta toile
Les épousailles du Vent
T'accompagnent
Dans le Silence de sa Voix
L'oeil du faucon
Eclaire ton horizon
Jusqu'au retour de l'aïeul/l'ailleurs
Le cri du Silence
Me transperce de sa lame incandescente
Je m'avoue n'être rien
Et je suis prête à tout
Le mur a faim de ses morts
Mais il a tort
Il ouvre les portes
Et j'entre dans la nécessité
Du Rien et du Lien
Je comprends d'où je viens
Dans l'espace de mon Rêve
Je te reconnais Grand Etre
Je me libère
Parce que je t'aime.
 
Capucine
.
..
.
.
.

Nouvel an 

 

Nouvel an, nouvel être

Moi hier

Moi aujourd’hui

Moi demain

Moi pour toujours

 

Hier était une autre

Une sculpture modelée

Une image

Un costume posé là

 

Aujourd’hui est en chantier

Une fleur à sentir

Un massage relaxant

De l’eau fraîche

 

Demain est presque là

Manque pas grand chose

De l’amour dans mes bras

Un cœur attentif

Mon cœur ouvert

 

Pour toujours penser

A rester authentique

M’émouvoir

M’inspirer

Créer

Accueillir

Pour toujours aimer

 

Sylvaine   

.
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Dans une boite à surprises palpitante

Je sème dès les grands froids

Une graine de liberté

Foudroyée d'amour et d'eau pure.

Je plante au plus profond de la terre

L'essence de la grande déesse mère

Parée d'un large collier d'hématite.

Jardin, apothéose de mes tourments intérieurs

Enracinement de mes luttes en quête de rêve

Jardin intérieur, j'y sème graines du Sud,

Graines de liberté, graines d'amour

Graines d'envie, de vie.

Là, jardin fertile et fécond

Qu'il a fallu sauver des brumes

Jardin s'est rempli et comblé de ton absence

J'étais le vide, incommensurable vide que tu as laissé

J'étais dans un jardin sans racine

Sans herbe, sans foin,

J'étais soumise aux vents, aux tempêtes

Sans ton écorce pour me couvrir

Jardin vide, vide de ton absence

J'ai trouvé seule les graines à semer

J'ai arraché seule les herbes folles et mauvaises

J'en ai oublié le temps, l'odeur de la terre mouillée.

Cette graine a germé, forte de son élan

Défi là le temps, le non sens, de ton absence

Germe intérieur n'est pas né au jour de sa naissance

Planter, semer, enraciner son obscure identité.

Fred

 

17.01.2010

L'entropie et le phénix

Profitant d'une soirée du collectif Lab'oratoire, ce mercredi nous fîmes notre atelier au sein du café-philo l'Entropie à PAU.

Un peu le souk, dans le troquet, les tables en chantier.

 

Lectures dans les toilettes, petit couloir dans lequel nous tenions tous!

Puis lecture publique, en fin de soirée...

 

Aïku

  

 

 

Le légendaire chef inca nous protège

Ah bon ?

 

 

L’ours extra terrestre dort dans les sphères

Ah bon ?

 

 

Le serpent du vent suspend ses ailes

Ah bon ?

 

 

Embruns de vides splendeurs éternelles

Ah bon ?

 

Moi j’ai plutôt la déconnaire ce soir

Genre conquis j’t’adore viens me voir

Trop carré trop compliqué pas ce soir

Les oiseaux les  déconnades  je veux voir

 

 

 

Sylvaine   
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.entropie dessin.jpg
.
.
Soufflez dans le sax
Humez dans vos seins
Source tu es l'axe
Tambour dans mes reins
 
Odeur de tes morts
Bercée par mains d'or
Couronne sur la tête
Touchera la lune bête
 
Celeste voie bleue nuit
Dedans ombre de rêve
Sacré bois et Luit
Sauvée belle comme Eve
 
Tiens moi bien là
Jamais ne suis là
Partie loin et Là
Reviens à Soi Là
 
Bannie hors d'chez moi
Ruinée jusqu'à l'âme
Saignée dans ma Voie
Timbrée et sans rames
 
Alien viens me voir
Gracier mon miroir
Invite toi Pure Loi
Jusque dans mes bras
 
CAPUCINE
 
.
.
.
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.
.
.

T'as pas envie de crever ici

où t'évader dans une intime grotte

claque là ca in ca a

intime inerte immobile, insoumise

soumise aux saisons sensorielles

fondue en faïence façonnée fée

tourne toujours tigresse

passe paresseuse le pas du piston

souffle en satine ta semence cynique

routinière du nue de rein renvoie radieuse

l'amour à Apollon, à Aphrodite amoureuse

fait de fouille ce funambule fou

diabolise les bossus du bout

bade les branques du bidon

bécote les boudins du bois bouffu

bref, biaise, bouffe, bois

vie, va, vin, vertu

vrille en vis velu et volage

capote capricieuse le creux des cruels

jusqu'à joindre en joute leur juge

jalon d'un jeu jamais ju

capitonne de carpe de coin de ta caboche

et cours cours de cave en cuvée

te souler du sel ses sèves en si doré mi fa sol

 

Fred

03.12.2009

dans la yourte avec l'homme dans sa nudité

Pause.

L'Homme se prépare à nous offrir sa danse,

son doute et "l'intérieur de sa question".

Ne pas lui donner les réponses.

Juste noter les mots.

Indices à cadrer

dans le rythme

qui répondra

à sa danse.

L'oeil

mur

mure.

B.K.

 

 

 

 

 

 

 

RIEN      AVEC             POURQUOI PAS.
MOI        CONTRE        ET SI JE.
SEUL      MAIS NON    AVEC EUX.
----------------------------------------------
PUR          RODIN          ATTITRÉ.
CLAIR      OBSCUR       RÉFLÉCHI.
SI               DÉSIR           CONSTRUCTIF.
ART          ÉCRIT           LIBÉRÉ.
NU             ÉCHO           RÉPARÉ.
VIE           TROUBLÉ     RECONSTRUIT.
CORPS      BLESSÉ        ÉCORCHÉ.
NU            SOUILLÉ       ARRIVÉ.
DOS          MUSCLÉ        SUPERFLU.
VOIX        MANQUE      ESSENTIEL.
VOIE        DESSUS         ÉQUILIBRE.
SUR         INQUIET         IMPORTANT.
.
Jean-Claude      
       

 

 

tension Souple de la Dynastie Royale

le Sirop humectant du Siphon

épine Renversée et Frontale - Du Regard

tambouriné Sans chaleur trimbalée

Air Souple titubant rituel cliquetant

Libre élévation transfigurée du chacal

enterré.
La Varlope et Sinusite La vacation et

véhicule la tension est Apoplexie

Front Souple trimbalé vrombissante

transfiguration tambourination

humectation plan genou

Le regard la tension l'épine

l'enfermement Rond de La Liberté

étouffé du sens du Siphon Sinusoïdal.

Envolé Enterré le la les.

 

 .

Lucky
oubli magie
scintillement ondines absolument
plage sable émerveillement
dénuement antiques origines
peintre ondées luminosité
renaissance empreinte enrochement
jaune ciel désertique
originellement
désert dune lumière
simplicité
humilité ensorcellement
soleil sable émergence
.
Jean Luc

 

 Dans la yourte

ma main
caresse
ton
alternance

replie
la ligne
dans
ton centrage

j'aime
ta peau
qui
s'entrelace

ton onde
connecte
ma
fluidité

ta soie
m'offre
mon
recentrage

penseur
encore
tu
m'ébahis

penseur
encore
tu
m'envahis

les gouttes
qui sonnent
cassent
mon ancrage

j'appelle
ton onde mais

où es-tu?

 

Bichon 

 

 

 

 

 

Salut Beb et Jean Claude! 
Fabuleuse soirée encore!!
 
Dos fin dauphin dauphie noie
Appel Terre et Corps
Fais Défais toi-même
La peau Polisson
Plies toi Détends-toi
Saccades Besogneuses Ventrues
Allez hop Mange soucis
Hume l'air Prend pied
Demasqué au repos
Habite Terre intérieure
Roule souplesse Etire -toi
Tangente Vrombissante
Mise à nu nu Ami?
Vibration homme attentif
Os peau et laine
Enfant Nu Cétacé
Appel à l'abandon
Equi-libre
Fesses et Bois
S'apprécient
Juste un Homme
Recueilli
a l'intérieur
Pianiste?
Artiste?
 
BIZ, Capucine

 

 

Un homme tout nu

 

 

Pied de grue

Hé si tant

Streap tease d’un homme

 

Dommage

Une  Femme

J’aurais préféré

 

Belle cuisse

Quand même

Sexe écrabouillé

 

Peau plissée

Couille qui pend

Je ne comprends pas

 

Tiens la pluie

T’attends quoi ?

Drôle d’histoire quand même

 

Dieu grec ?

Et alors ?

J’te crois pas

 

Pas à l’aise

J’men fous

Un bel homme quand même

 

Slip qui tombe

Pas envie

T’attends quoi ?

. 

Sylvaine 

Entrée en danse

mouvement

reprise

silence

 

plongeons en concentration

regards

autre

pénétrant

 

relâcher, se tordre

entacher

bâcher

pensée

 

jouer du regard

autre

hésiter

puiser

 

à poil se raconter

tragédie

morsure

éprouvé

 

transparence en vitrail

enfant

œuf

nudité

 

donnant à respirer

sensuel

féminin

partir

 

souffle de vie ha!

Sent

délice

vivant

 

esquisse à fin ludique

lisse

rare

temps

 

pose à l'essentiel

blanc

fesse

mouton

 

recroqueville en dos rond

nu

rien

vide – respiration

 

souvenir d'un sanglot long

ici

enfant.

 

Fred

Publié dans Textes en ateliers

dans la yourte avec la femme chamane mongol

Dans la yourte, chez Odile, 2 décembre 09

 

Au son du tambour, la voix de cette femme, ses chants gutturaux...

Tu traces ce qui te traverse sur des morceaux de papier.

Cinq duos tu formes, tous tès différents, proches à la fois.

Magnifique rencontre improvisée à travers les mots

qui se dévoilent l'un après l'autre,enchaînant les

surprises, ils se mêlent et trouvent sens.

Respirations entre toi et l'autre

accélérations, fusion, silence

l'espace se crée

d'un lien

commun.

Pause.

 

 

B.K.

 

Jean-Claude et Jean-Luc

 

Je me demande pourquoi cette beauté inconnue, mystérieuse,

du mois de février, me laisse sans parole.

Peut-être est-ce la chaleur du soleil hivernal qui te laisse coî.

Peut-être est-ce ton enfance oubliée dans les méandres de ton esprit?

 

Il y a des termes qui ma paraissent très forts, l'accouchement,

accoucher d'un projet, l'accouchement permet de créer, d'inventer,

de découvrir parfois des choses insoupçonnées, tels des océans.

 

L'océan est essentiel, où est-il?

 Peut-être passe-t-il par un rituel?

 

Un rituel de l'essentiel pour trouver mon océan?

Quel voyage!

Ce voyage peut être semé d'embûches, ce voyage peut être épineux,

déstructurant, sans but particulier, sans finalité, sans objectif.

Mais chaque pas compte, chaque pas est essentiel.

L'essentiel est dans l'inspiration, l'inspiration n'est qu'une expression

de mon intérieur.

Les entrailles chaudes volcaniques.

Quelle curiosité!

Y a-t-il une différence entre mes entrailles et un volcan?

Sans avoir de réponse on a le pouvoir de décider.

Pour moi le volcan est rouge, coloré rougeâtre. Rouge, rougeâtre... quelle empathie...

Que de la chaleur.

Marie-Claude et Fabien

 

Un sapin. Respire un sapin. Touche un sapin. Jusqu'à tomber par terre.

Jusqu'à la fin. La fin en communauté, en communauté animale, communauté de vie en général,

la vie végétale, animale... l'univers, quoi!

Etre tenace dans ce projet. Facile d'être tenace en prenant de l'élan.

Sentir sa peau, sentir les peaux, reprende les rires, sans oublier de bailler.

C'est comme un arc tendu pour être plus grand ou pour danser le rock'n'roll.

Ouais!

Que de joie dedans, de joie intérieur-extérieur, dedans encore,

c'est un jeu qui respire sous la pleine lune.

 

Fred et Bichon

 

 

Ou

Trouble !

Très trouble ce tabou, encore

Encore des blessures

Encore un ventre rond

Source, source,

Source unique

Changement de couleur Rouge

Rouge concentre les énergies

Grelotte

Je me trouve seule parmi vous

La richesse

Là, dedans, cocon,

Pensée unique, qu’il reste

Qu’il reste nu ou réuni

Rond toujours

Danse, bois, vin

Bûche de noël, encore

Encore une aide, des aides, l’aide,

3250, il en reste encore

Encore !

Revenir

Toujours dans le ventre, encore

Encore des corps accordés

Concentrés

Incrédulité

Pense où ? Tu peux aller

Trouve le rythme

Bûche

Tomba ton bâton bâton

La boue où

Coucou !

Bûche

Il n’en reste plus qu’un,

Et c’était la tortue

Toujours seule parmi vous .

 

Lucky et Sylvaine

 

 

Hum ! Viens !

Tu jaillis des bois

Avec des rires et sourires

C’est magnifique

Youpilala

 

Tu as lâché ton enclume

C’est mon refuge

Alors tourne, tourne encore

Fais un cercle dans le plafond ouvert

 

Et je serais initiée ?

Initiée à l’autre monde

J’ai pas le cœur à ça

Pourtant tu es une femme

 

J’ai une histoire à te raconter

Pour la détente et le ronron ?

Avec de la volupté en plus

Et du questionnement ?

 

Tu t’en apercevras

Je suis déjà en chaleur

Mets la ventilation

C’est pas mon rite

T’es trop laïc

 

Alors je mets du parfum

 

Tiens la pause

Une pause calfeutrée.

Capucine et Odile

 

 

Partir en voyage. Ah l’appel...

La nudité dans le bois, se dépouiller,

la résonance...

Tu viens on va dans la forêt,

on va ouvrir la porte et manger la

musique de l’homme.

Ecouter le tambour, le battement.

L’âme rouge habitée par la terre céleste.

Faire sortir l’animal dans la forêt,

retourner, se dépouiller,

ee mettre à nu.

Retrouver la force du ventre.

Aller au-delà dans les profondeurs

Dans les racines, le bois résonne

L’expiration arrive

Le cœur parle.

Des racines de verre et de laine

C’est une connaissance ?

C’est un passage de cœur, un rite ancien

Mon âme s’anime

Dans les bois je retrouve le tambour

qui bat, résonne, l’animal.

Le battement du tambour fait sortir l’écorce, l’ancien

Le cœur est délivré et l’âme

voyage dans la forêt, l’âme est délivrée.

Alors j’attends le pouvoir du coucou. 

Publié dans Textes en ateliers

29.11.2009

Stage terre et écriture, dans le zôme

 TERRE et ÉCRITURE

14 - 15 novembre 2009

prochaine session en mai 2010

 

BEB KABAHN

explore et partage les fruits de 11 ans d'expérience en animation d'ateliers d'écriture

FRED MIRANDE

http://fredy.over-blog.com/

http://www.daala-pyrenees.com/

artiste sculptrice céramiste, est animatrice d'ateliers d'expression créatrice.

 

Ensemble nous vous proposons de vivre l'expérience du modelage et de l'écriture comme supports d'expression et déclencheurs de transformation

 

DEROULEMENT DES ATELIERS


SAMEDI

 

9h: accueil et formalités

 

9h30-12h30

"entrer en matières"

modelage et écriture

 

repas

 

14h-15h30

atelier d'écriture nomade

 

pause

 

16h-17h30

créer à quatre mains

 

17h30

temps libre et échanges

 

19h: repas

 

20h30: veillée

 

atelier d'écriture de nuit ou de l'aube  (propositions ouvertes)

 

 

DIMANCHE

petit déjeuner

 

9h-12h

"le signe, la trace, l'empreinte"

écriture-graphisme et quêtes en

modelage

 

repas

 

13h30-15h30 

"du signe au texte"

tracer son signe,  signer sa trace

 

pause

 

15h45-16h45

"de la terre à la peau"

maquillage d'argiles

 

pause

 

17h-17h30

échanges, bilan, aurevoirs!

 

 

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 Face à face, dans le zôme entre Marie et Joy.

 

 

La consigne d'écriture était simple:

écrire une question commençant par "pourquoi",

cacher en repliant la feuille, faire passer à l'autre qui répond

(à une question qu'il ne voit pas)

par une phrase commençant par "parce que".

Et ainsi de suite.

Nous nous retrouvons alors avec une série de questions et

de réponses écrites à l'aveugle, sensées donner un résultat drôle,

surréaliste ou poétique...

Joy et Marie écrivirent plus d'une heure trente, sur huit feuilles dont voici le début:

 

 

texte pourquoi parce que à l'aveugle.jpg 

Pourquoi la forme est-elle une empreinte?

Parce qu'on croit devoir laisser une trace de nous-mêmes, pour être reconnu au milieu de tous.

 

Pourquoi sommes-nous venus dans ce monde?

Parce que la Terre est modelable et continuellement en changement.


Pourquoi, pourquoi souffrir?

Parce que l'esprit de compétition gouverne notre monde ainsi que le besoin de matérialiser sa propriété. Le premier qui laisse sa trace s'approprie le lieu.

 

 

Pourquoi rien n'est impossible?

Parce que c'est peut-être une question de regard, différent d'une paire d'yeux à l'autre.

 

 

Pourquoi ne pas faire ce que l'on veut?

Parce que nous souhaitons montrer une belle image, question de rapport à l'autre, difficulté de se détourner des regards alentours.

 

 

Pourquoi est-on plus serein et léger en prenant de l'âge?

Parce que le calme, la rondeur et la lumière, nous mettent dans un univers inhabituel propice à la création.

 

 

Pourquoi la nature est si belle?

Parce qu'on va devenir fou à force de se poser trop de questions!

 

 

Pourquoi faut-il se surveiller?

Parce que nous n'avons pas appris à déterminer qui nous étions.

 

 

 

 texte pourquoi parce que à l'aveugle2.jpg

 

 Pourquoi doit-on laisser une empreinte?

Parce que notre être transparaît en tout ce que nous faisons, créons.

 

Pourquoi un pied laisse-t-il une trace dans le sable humide?

Parce que nous avons quelque chose de précis à faire.

 

Pourquoi ne pas essayer de passer en discrétion, sur la pointe des pieds?

Parce qu'il n'y a ni fin, ni limite, et que tout est possible.

 

Pourquoi le ciel est-il bleu?

Parce que l'oiseau passe sans laisser de trace.

 

Pourquoi cette sensation d'enfermement m'envahit-elle?

Parce la pensée du fond de la non-pensée, c'est l'intuition.

 

Pourquoi ne trouve-je pas de qustion à poser?

Parce que le Joie profonde est une qualité intrinsèque de notre être.

 

Pourquoi la Terre emagasine-t-elle certaines traces qu'elle nous dévoile très longtemps après?

Parce que le mental vit dans la peur permanente.

 

 

Pourquoi ne pas réféléchir à des choses plus pragmatiques comme qu'est-ce qu'on mange ce soir?

Parce que nous venons dans ce monde dans une presque totale ignorance.

 

Pourquoi se conformer aux règles du pourquoi parce que? Ne pourrait-on pas changer l'entête des questions?

Parce que c'est notre pensée qui crée notre réalité.

 

 

Pourquoi écrire?

arce que le mental vit dans l'inquiétude et cherche la sécurité en vain.

 

Pourquoi crois-tu en la réincarnation?

Parce que c'est toujours pareil et que l'ennui fait perdre le fil.

 

 

Pourquoi le temps passe-t-il si vite?

Parce que rien ne peut le satisfaire.

 

 

texte pourquoi parce que 3.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Textes en ateliers

Théâtre Monte-charge, au tambour

GetAttachment.jpg

Publié dans Textes en ateliers

l'Entropie, quantique des quantiques

 

Ce que savent les saumons

C'est

Un grain de grenade

Le chant des plaines

Quelle importance

Une chute très lente

Les coeurs détruits

La ville des ténèbres

Le docteur est malade

Car il manque

Une touche d'amour

Pour

Les amateurs de silence.

 

Marie Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aquatique. Exotique. C'est tout à fait ma tactique.

Authentique. Enigmatique. C'est un peu autistique.

Pas athlétique. Née en Afrique. C'est vraimet sarcastique.

 

Inhibée. Hibiscus. I conne. Identité.

Dahoméenne, basco, béarno, béninoise, citoyen du monde (boum)

quelle est ma carte d'identité?

pourquoi ces migrants sans papiers?

pourquoi vouloir les nier?

où est notre hospitalité?

 

Aquatique. Exotique, sur un radeau il coule à pic.

Authentique. Enigmatique, s'ils viennent c'est pour le fric.

Pas athlétiques, nés en afrique, ils sont vraiment faméliques.

 

Illégalité. Irrégularité. Inintérêt. Identité.

Non Européens, Bénin, Malien, sans rien, Afghans, mendi ant  du monde (paf!)

quelle est leur carte d'identité?

pourquoi les enfermer (dans un centre de négation)

où est notre humanité?

où est notre intégrité?

 

Aquatique. Exotique. C'est tout à fait utopique.

Authentique. Enigmatique. C'est mathématique.

Pas athlétique. Née en Afrique. C'est pas anecdotique.

Dans les journaux on lit: Tchétchéniste, terroristes, lepéniste, pacifiste.
C'est dur de s'y retrouver. (pif)

Quelle est notre identité?

Comment peut-on être français

Liberté Egalité Fraternité

Rappelez vous les valeurs de notre

République si démocratique.

 

Marie Anne

 

 

Donne moi l'équation de l'entropie!

 

La physique est une science enseignée par des gens qui ne comprennent rien, à des élèves qui ne peuvent rien apprendre d'autre. Ça, c'est pour mes 0 en physique, d'ailleurs je n'en ai jamais fait. Même pas de la culture physique.

 

Alors l'entropie quantique, j'en fais une poétique

Je suis née et c'est magique

  dans les Pyrénées transatlantiques

Je vivrai c'est logique

   en respectant mon éthique

Je mourirai c'est pathétique (du verbe mourir de rire)

  pendant mon sommeil hypnotique

Je me réincarnerai c'est théologique

  et vous me sentirez, c'est philosophique

Vous vous retrouverez c'est bénéfique

  dans mes écrits épidermiques

Et je vous raconterai, le temps d'un Clic

  toutes mes fulgurances esthétiques

Est-ce que vous me croyez? Là c'est mystique

  j'aurai bien rigolé de mes écrits poétiques

 

Marie Anne

 

.

Une grande question a toujours une réponse.

Ici, elle tient en quelques écailles.

Inopiné, inopportun, cortum, partatumus, scientifucus, que savent les saumons de cette question ?

Mais que l'avenir n'est pas écrit, Axel Kahn en dirait long.

L'eau trouble ou le saumon, mauvais garçon, s'engage tient d'une physique aléatoire et mouillée, cantique des cantiques, la barque des Delphes soupire et tire ce ban d'écailles.

Retiens que dans le manuel de la nature, les lutins des mers aussi s'égarent, coulent, bullent, et l'homme de vérité sait sa part des gènes, lui, perché sur l'épaule des géants. La bulle dans le cosmos unifie la relativité générale au point de la porter en parfaite épouse, belle, fidèle, blanche, à la théorie du ciel, loin des saumons, des bulles d'eau, des remous profonds, sombres infidèles.

L'homme de vérité, scientifiquement vient du saumon, c'est Georges, Georges et les secrets de l'univers qui dévoile ses richesses.

L'homme est homme, le saumon est poisson, et au jeu de velus, le poisson perd.

De la physique quantique ou de la Grèce ancienne, la légende de demain unifie absolument, relativement, généralement l'homme au destin des aquatiques.

Plonger dans le cosmos, quel plongeon !

Quelle vision du ciel !

D'en bas, l'homme comme le saumon tombera dans la casserole des enfants, quelle friture !!


 Fred

 

 

Il n'est pas de songe que je ne rêve

Il n'est pas d'amour que je ne jouisse

Il n'est rien qui me trouble

Il n'est que pluie qui suinte

odeur qui pue

homme qui meurt

porte qui claque

chat qui griffe

Patiente, lente

griffe douce d'amour

sucre pétillant

herbe sourde, molle

bière folle, tue

acerbe, lourde

triste fille

o prise aux émois, là.

 

Fred

Publié dans Textes en ateliers

04.11.2009

en pantoufles, chez Bichon

Atelier chez Bichon,

devant la cheminée.

Tu as apporté tes pantoufles, ton châle

pour un atelier de mémé.

Que tu crois, tiens!

 -Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...

Hin hin hin... tu vas voir comme on se perd devant la cheminée...

Des consignes qui remuent le ciboulot,

mettent la pression pour trouver

l'essentiel de la question

qu'on se veut entendre posée...

et ... tes réponses

quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...

B.K.

 

 

 

 

 

Fragilités

 

Fragile comme :

     Cassante ?

     Faible ?

     Malléable ?

     Marquable ?

     Gri fable ?

     Influençable ?

     Border line ?

Ou comme :

     Sensible ?

     Précieuse ?

     Légère ?

     Dentelle ?

     Doucement ?

     Attention ?

     Fais gaffe ?

     Prends soin de toi ?

     Ton souffle sur ma peau

 

Pour

     S’émouvoir ?

     Larmes de joie ?

     Hésiter ?

     Chercher

Ou pour :

     Souffrir

     Se déchirer

     Ca fait mal

 

Maître comme :

     Libre de tout ?

     Consciente ?

Ou comme :

     Caparaçonnée

     Baguette à la main ?

 

Fragile et maître à la fois :

 

Est-ce :

     Possible ?

     Inévitable ?

     Désirable ?

     Indispensable ?

     Justifiable ?           Et zut ………………….

    

Sylvaine

(texte hors atelier)

Instants de doutes

 

Instant  de   doutes

Le vide arrive à grand pas

Et remplit l’espace

Pas de réconfort en vue

Tes bras ne se tendent pas,

Ne s’offrent pas.

 

Je dois me débrouiller

Seule

Seules, on l’est de toute façon

Seules, à deux, chacune sa  solitude

 

Instants de doutes

Instants bien connus

Instants craints et pourtant

Un peu plus apprivoisés à chaque fois

 

L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts

Et aussitôt

L’espoir disparaît……

Et réapparait

 

Que faire ?

Fuir, impossible

Lutter, trop épuisant

Attendre, oui

Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes

Car toujours ils finissent par abdiquer.

 

Instants de doute,

Je vous connais tellement

Vous m’habitez depuis si longtemps

Votre puissance m’anéantit

 

Et pourtant,

La lumière m’apparaît à chaque fois

Et me fait grandir ……

Jusqu’à la prochaine ….

 

Instants de doute

Je vous hais, je vous aime

Portez-moi vers le haut

 

Je n’ai que vous

 

Sylvaine

 

 

 

 

21 10 09      Chez Bichon (oh ma biche) Beach on!

 

Alors c'est comme aller à la messe.

Je sors du travail, je fais redescendre la pression sociale. Je ne suis rien d'autre que moi.

Je suis mystique. Je viens pour la prière, la ferveur. On se réunit pour adorer les Dieux:

mots, phrases, lignes, textes, comptines, poèmes. tout ce qu'on veut.

Il faut se préparer pour ça, rester perceptive, réceptive, allumer sur l'inspiration,

la joie d'écrire, de s'exprimer, d'être en compagnie de soi, même de ses secrètes pensées,

et puis après, on le partage...

Car dans notre messe, c'est chacune qui crée son sermon. Et puis l'église, elle est tout le temps en lévitation.

Un jour, c'est la cathédrale de théâtre, une autre fois le temple des arbres, la mosquée souterraine en crypte. On n'ouvre même pas les portes. Elles sont battantes, inexistantes. On ne se cogne pas.

La dernière fois ce n'était pas une cérémonie peace and love. Non! Soeur Sourcière nous a embarquées

dans le train fantôme. J'avais confiance, mais j'ai eu peur, j'étais mal à l'aise.

J'y ai pensé toute la semaine. A un mauvais voyage; de retour pour mes parents, de mon retour pour moi. Quelquefois j'en suis encore malade. Mais c'est pour ça, mes soeurs, que je viens me recueillir, pour m'alléger pendant deux heures de mes fardeaux si étouffants. Et quelques fois je vois celui des autres, s'élever, et devenir des nuages. Nos prières deviennent des nuages. Blanc pour le bonheur et les remerciements, noirs pour la peine et les interrogations douloureuses.

 

Nous nous sommes retrouvées sur le parvis pour notre cérémonie. La musique à l'entrée me confirmait l'ambiance "vibration". Il ya tout! Le buisson ardent, le recueillement et les interrogations métaphysiques.

Pourquoi j'ai tant de mal à vivre avec moi-même? Je suis de bonne volonté, pourtant, j'y crève.

Mais voilà, ça coince.  Et je me pose cette question à moi-même.. Si je rêve d'une question qu'on me poserait,

au fond, c'est ma propre interrogation. Pourquoi (oui Why?) je n'arrive pas à être insouciante,

libre de mon corps et de mes gestes. Je pense à cette question, qu'on ne me posera pas, puisque je me sers

moi-même avec autant de verve. On peut penser à ça, et à d'autres choses, en écrivant le sermon du jour.

Le feu, symbole de la présence de la grande créatrice, qu'elle nous insuffle son inspiration,

pour que nous communiions à ces moments fragiles. Que notre communauté, guidée par Soeur

ABCDérangère puissent garder intact mes échanges épistolaires. C'est le club des amateurs de questions!

La flamme est repartie. Roulez jeunesse. Tire le pompon. That is the question.

Le gong résonne? Point d'interrogation?

C'est reparti dans l'écriture. Il y a un chant dans l'église, ça porte bonheur.

Et du       aussi.

On ne me pose pas de question à la réflexion - c'est vrai. C'est parce que je me cache très bien.

Des réponses, par contre, j'en ai à donner. Encore faut-il être assez à l'aise pour le dire.

Après les pourquoi, si on avance un peu, on peut trouver des parce que...

Et parce que je me donne le droit d'écrire un sermon, et de le lire en chair et en os, et bien quelque part,

 je sors du labyrinthe des pourquoi, et je suis un peu comme les autres. A égalité devant les mots.

 Et terriblement enrichie de mes émotions.

Amen.

Marie Anne

 

 

 

 

 

 

 

Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!!
 
 
De quoi le Monde de tes rêves est-il construit?
 
Alors,
Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes,
Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement,
Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent,
Il y a des échappées Belles et Aventureuses
Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables.
Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête,
Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes,
Les Amours sont Sains et Sincères,
Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines,
Les Larmes coulent dans des rivières Limpides
Qui retournent à la Mer Bleue ou verte,
La mer qui Chante aux nuages Son Amour.
 
Et toi qui te chante Son Amour?
 
 

C'était au Temps du début des Morsures.
Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses.
Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde.
Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu.
Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu.
Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur
Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde.
Incorruptibles dans leurs Corps en ruts.
Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde.
Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe.
Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines,
Nues et lisses sous l'étreinte de la lune.
Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages
Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence.
 
 

Capucine 

 

 

 

As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?

renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?

Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?

Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautains, subtils, arrogants ?

Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?

Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?

Si un fil d'iode salit ton humeur, ne serait-ce pas fureur, douceur... ?

 

Il se construit, se pavane, se tisse

de minéral, de végétal, de bestial,

il s'accorde au temps, de sur-humanité,

novice, cécité,

il s'aveugle des tourments

passe outre les lactiques ferments

il se construit, s'anime, meurt, se ravive,

il tourne à la folie quand souffle l'envie

l'envie a guéri

c'est un monde de particules insoumises

turbulentes et folles, sauvages et bougonnes

c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme

au gué des sons aigus de mon chant intérieur

il s'abrutit de larmes parfois

qui se ramassent en flots bouillonnants,

moiteur, douceur

il s'allume d'un rouge immense

chauffe d'amour, de désir de vie.

 

Tu ne peux rien pour moi,

pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue

tu t'invites dans mes rêves,

t'imposes dans mes songes

surtout ne fais rien pour moi

laisse à mon heure se consumer mon rêve

il est mien

fouille dans tes poches

trouve plein

à attendre, à semer

tu ne peux rien faire

intruse, espionne qui trouble mon fil

de mes pensées sors en silence

erre, va, trouve potence

répands ailleurs semence.

 

Fred

 

Publié dans Textes en ateliers

11.10.2009

atelier rock'n'roll

En voyage tu es partie. Et je t'ai vue reliée, envolée, magnifiée.

...

En voyage je t'emmène, mais cette fois, la direction reste inconnue.

 La langue aussi.

Celle qui conduit? Connais pas.

Avec ses lunettes à triple foyer, elle titube

et tâte en quête du volant.

Déjà je t'entends dire qu'elle ne va même pas démarrer si ça se trouve.

Elle démarre, cale.

Une musique tribale prend tout l'espace dans le véhicule.

7 places. Deux vides.

Dans sa tunique épaisse elle s'empêtre...

Elle s'arrête. Bredouille un truc inaudible.

Mémé d'un autre monde?

Fait le tour de l'auto.

Te filme en train d'écrire dans la voiture

à côté des autres passagères.

Elle remonte.

C'est une autre, foulard, lunettes de secrétaire médicale.

Redémarre. Met une cassette. Un vieil enregistrement.

Voix monocorde philosophant sur fond de piano.

Elle roule lentement, un peu de traviole. C'est limite.

Elle s'arrête. Tout le monde descend. Et marche jusqu'à l'Arbre brûlé.

Tu dois te sentir comme une étrangère à présent dans ce paysage vert

où l'Arbre trône, sculpté par la foudre.

Son coeur de charbon noircit mains et visages. Noires.

Perdues dans ce no man's land à 3 minutes du point de départ.

Noires, comme l'atmosphère de ce trajet de polar.

Qu'en vis-tu? Qu'en écriras-tu?

Elle rit, j'entends qu'elle jubile la vilaine

avec son tour, là, un air de drôle de blague.

On remonte, vite! vite! Hakéraman! Hakéraman!

Hok Hok!

Elle se met à courir et file démarrer l'auto en trombe

elle recule sur le petit sentier poussiéreux, c'est que la nuit tombe,

 elle ne doit pas tomber sur nous aujourd'hui!

Tu remontes, ça repart, toujours en écriture,

dans la philo piano, et

stop.

Arrivées là.

Houkistouki?

Une voix répond: Hékéhénoooo!

Aaaaah.

Odile arrive et nous invite à entrer dans son atelier.

Grange de pierre où se nichent bois et couleurs,

peintures en chantier, vannerie, tissage, sculptures,

tout un univers dans l'atelier du Serpent Vert.

Ouf! Te voilà en sécurité, et puis ça parle ta langue maintenant.

Ecrire.

Lire.

Dire.

Merci pour cette épopée, et la confiance qu'il t'aura

fallu pour la mener jusqu'au bout!

hi hih ihi hi hi

B.K.

Atelier (7 octobre) Rébénacq

Vroum, vroum, broum, sploc, sploc, mais putain! Vas-y ma poule

y'a le feu de dieu, folle dingue au volant, embarquée c'est une évidence

mon moteur chauffe intense

patastrou, rabate, patatra, bastra, foutoir, putain bacadra

cette poupée va me mener droit à l'extase

pas question de caler ma belle, cours tu as raison

folle, folle vers le plaisir extrême

la jouissance intense, guidée par une vieille sorcière

en peine du flux et reflux, fluctu superflu