Allez, je t'embarque dans un aller-retour au coeur de ton voyage. Sur le quai, le chef de gare t'invite à monter. Az-Edine est là, qui travaille ici, il viendra te voir, ponctuer ce voyage de rencontre. Sur le quai, à l'autre bout, nous attendent les acteurs de la vie culturelle oloronaise, et nous échangeons des enveloppes pleines de mots et de dessins, autant de graines à semer dans nos jardins. Créer des ponts, entre poésie et mouvement, sur le thème de "couleur femme", se préparer au printemps des poètes avec des enfants, des comédiens. Au retour, lisons dans le funiculaire, montons et descendons encore au rythme du tour de lecture, conduits par Philippe, président d'une asso qui nous invite à créer une soirée poésie dans son lieu, nous offre des bonbons, dont un crocodile vert... QUe de belles surprises et de rencontres superbes qui nous ouvrent et nous prouvent que cet espace de l'ici et maintenant, ouvert sur tous les possibles, se trouve sur le chemin de création.
B.K.
Je me laisse porter aux couleurs d'une aube de nuit
Je pars
De ces cieux couleurs femme
Je pars
Assouvir mon destin, peau blanche
Je pars
Rôder couleur chair mes seins nus
Sans rien, ni bagages,
Allégée du trop plein
Emplie de vide
Je pars, je quitte, je plaque
Je poétise ce moment
Cette fuite en avant
De ce quotidien qui m'entoure,
Ces gens là, retournent couleur nid, foyer chauffant
Moi, je pars, je quitte, je plaque, je fuis
Entre deux rails
Mon rêve frémit
Mon chemin glisse
Je suis dans l'impétuosité virevoltante d'une palette colorée
Dans le souffle chaud d'une cabine
Femme en silence, couleur poussière d'étoiles
Je me fonds au décor
Ne suis plus qu'un grain qui roule sans effort
Soufflé par l'air d'une locomotive à ressorts
Je quitte, je pars, je fuis
Je m'inscris au voyage qui trouble l'ennui
Je change de nuances, de matière
Je quitte le rouge, le noir, l'orange
Pour un cyan senteur pierre
Pour un turquoise senteur mer
Je pars, je quitte, je plonge, femme entière
A l'orée de mon voyage
Au creux de mes songes
Au plus profond de ma mémoire
M'attend l'amour d'une reine
Venue d'un songe d'enfant
Il est parti lui, depuis longtemps
S'est enivré de rêveries à partager
A jouit sans mesure du recevoir
Voyage intérieur, ou désir de réalité
Rêve d'enfant, ou véritable voyage couleur diamant
De l'enfance à mon corps de femme
Un chemin entre deux rails,
Parsemé d'arrêt en gare
D'attente,
De vitesse et de train qui déraille
Je quitte, je pars, je plaque,
Je fuis ce corps qui râle
Femme seule parmi tant aspirant au voyage
Laisser aller sa bulle
La gonfler d'envie, d'amour
Qu'elle flotte encore plus haut
S'arrêter entre terre et ciel
En silence, planer, léger, seul
Voyage intérieur
Ce train est un leurre
De mes songes trompeurs
J'ai rêvé,
Je partais, je quittais, je plaquais.
Fred
sortie de prison
horaire minuté
sur le quai je n'ai pas composté
ça sonne
je suis légère si peu d'encombrants
les sons stoppent et grincent et stoppent
mes narines se rafraîchissent
je vais aller plus loin
que mon arrêt habituel
j'ai payé je grugeais
il n'y a plus d'autrefois
ma tete flotte dodeline
narines dilatées lèvres gercées toutes chaudes
yeux écartés de droite de gauche devant
plus de derrière
lumière crue couleurs fades pour faire gai
rien n'y est tout est là l'aventure séductrice les efforts de
ce qui nous porte tous ensemble
al caponé
j'aime les trains
notre fée veille sur nos mains
1 grosse touffe de papier blanc vient d'être enfournéee dans 1 boîte pour
nos besoins
les sales emprisonnés dans 1 sac pour être jetés
ou vais-je porter mes vieux âges je ne sais
qu'offrirai-je aux fillettes enveloppées
mille hymens
pour autant de premières candides et magiques
aux théatreux
des chapitres multiples sans gouffre
dans leurs voix multitude couleurs
jaillissant d'un mystère
Ogeu o jeu dé li ci eux
o sourire ami
o lo rond o le rond de mon centre la balle de mon équilibre
ce qui me fait avancer
nous sommes arrivés
à l'essentiel
merci le train
[l'atelier sans porte nous met sur les rails de la decacophonie de nos vies
des portes pour trouver
le fin fond de l'histoire
se déporter s'emporter se désemporter
fouiller les millles innocentes douceurs de nos coeurs
a plus moon]
Marie-Claude

C’est parti
C’est parti ! On est dans l’autre monde
Tchic chac, Tchic chac
Le train roule
Tchic chac, Tchic chac, Il m’amène ailleurs
Une autre vie m’attend
Là-bas au bout de cette voie.
Mais ai-je pris la bonne ?
Rien n’est moins sûr. En tout cas, j’y vais
Hé ! Ho ! Le train met la gomme
Tout à coup
Mais ça va vite !!
Hé ! Ho ! Tu vas où comme ça ? Calme toi, y’a tout le temps.
Et puis y’a qu’une voie
Et rien pour la quitter
Alors, patiente…
Ok, j’me laisse bercer. Enfin, j’essaie
Pas facile j’suis pas habituée moi
A m’laisser bercer. Suis plutôt du style
Prise d’initiative et tutti quanti
Me laisser aller. Ben ça alors, J’voudrais voir ça
Et d’abord, qui me dit
Que j’suis en sécurité, hein ?
Hein? Hein Ah? Ah! Moi ?
Comment ça moi ? C’est moi qui le dis ? Ah ? T’es sûre ? C’est moi ?
Ah ! Ça change tout alors,
J’peux y aller tranquille
T’as raison, si c’est moi qui le dis,
Y’a qu’à…..
Bon, alors, je recommence
Tchic chac. Tchic chac. Le train roule
Tchic chac. Tchic chac. Il m’amène un peu plus loin
Le train me berce. C’est bon. Hum ! C’est bon !
Maman, tu me berçais
Aussi quand j’étais petite ?
Sûrement. Quel dommage, J’ai oublié ça
Mais ça ne fait rien.
Je ferme les yeux
Je ferme les yeux, j’me laisse aller
Oui, ça y est j’y suis J’suis toute petite
Tu me tiens au chaud
Posée sur ton épaule
Je t’entends respirer, c’est tellement bon.
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Ce voyage est pour toi. Ce voyage est pour nous
Ton sang coule dans mes veines
Je suis faite de toi. Tu es faite aussi de moi
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour te le dire
Et pourquoi ma fille, ta petite fille attendra
Aussi de me le dire et pourquoi toi,
As-tu attendu de le dire à ta mère
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Car tu as attendu aussi, hein ? Forcément ?, hein ?
Tu as attendu ?
L’as-tu même dit un jour ? En as-tu eu le temps ?
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Et je le dis haut et fort. Je le dis pour moi,
Je le dis pour toi, Je le dis pour ma fille
Je le dis pour toutes les femmes du monde,
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Je le dis pour toutes les mères et toutes les filles du monde
Qui ont attendu, elles aussi
Beaucoup trop longtemps pour le dire
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime ma vie, ma source, je t’aime
Sylvaine 25/12/210
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Odeur de départ…
A l’aventure, au hasard.
Ligne 2, 4,6 ? Top ! Le 1er.
Plaisir de liberté
Pour que mieux revenir.
Moment d’échappée d’elle
Partage de nouveautés
Avec des êtres nouveaux.
Comme c’est bizarre…
Ce train me ramène chez moi.
Belle comédie ! Chez moi.
De nouveau et ce sera nouveau
Un instant, un regard à 360°.
Couleur femme ? Rose à l’instant.
Douceur de couleur
Inspiration du chez moi
Sans le vouloir, au hasard.
La nuit tombe, se laisser porter …
La femme devient arc en ciel
Sur ce rail inédit, vers un but si connu,
Les couleurs multiples, diversité émotionnelle,
Concentration sur la promenade.
Tous assis, inspirés, colorés de différences.
Couleur unie du groupe.
Similitudes d’attitudes quand l’autour se partage.
Un homme gris au sourire rose
Coupe l’instant, agréablement.
Levée de têtes brunes, blondes, autres
Sourires roses, coupure de rêverie
Au pluriel ? Au singulier ?
J’aime à croire que nous sommes dans la même,
Nos individus multicolores
Se rassemblent dans cette case bleue en mouvement.
Même départ, même arrivée,
Traversée commune dans le noir,
Des lumières jaunes, blanches, bleues,
Ecriture partage, nouvel horizon bleu.
Merci pour ce réveil rose ou vert,
Cette claque d’ouverture, belle trappe,
J’entrevois de laisser un peu
De cet automatisme noir : écriture thérapeutique
Pour aborder l’ouverture lumineuse
Du partage des émotions, des mots colorés.
Dans ce wagon bleu
J’ébauche une sortie de carapace verdâtre,
J’en sors ma tête brune, ouvre mes yeux marron
Par la fenêtre : visage rose
D’une fillette, un miroir,
Qui me renvoie une belle graine verte
A rigoler, une offrande à se sentir bien dedans.
Cette fillette c’était moi.
Et demain, cette femme ce sera moi aussi.
Quelle comédienne ! Dans cet univers
Partage bleu, rassurant,
Courage des mots pour faire vibrer,
Résonner mais surtout partager cet élan
De force de vie.
Merci, je suis arrivée grise,
Je repars bleue, rose, verte,
Actrice du Vrai, un instant avec nous.
J’arrête là mes mots, mes maux,
Et profite de l’instant, sereine,
En attendant le but, notre destination,
Pour vous faire part
De cette traversée que m’avez colorée…Merci.
Céline