29.04.2011
Les rendez-vous
ATELIERS D'ECRITURE NOMADE
Rendez-vous pour un atelier découverte le samedi 7 mai de 10h30 à 12h lieu donné sur inscription (entre Pau et Nay) (tarif 15 euros) bebkabahn@gmail.com
Rendez-vous pour une nouvelle aventure le samedi 21 mai de 9h30 à 12h (tarif 25 euros)
Stage les 21 et 22 mai voir plus bas
En petit groupe pour favoriser l'écoute des textes, les temps de parole, la dynamique, la rencontre
Dans le cadre d' "histoires de gave", un atelier d'écriture est proposé les samedi 5 et 26 mars, 9 et 30 avril, 7 et 28 mai de 15 à 17 hrendez-vous à 15h pétantes à la Tannerie à Gelos
Le 19 mars une soirée avec le collectif Lab'Oratoire lors du festival d'OLORON, renseignez-vous! Soirée de pleine Lune et de poésie! LE 8 AVRIL, cabaret en ouverture du concert de Loic Lantoine, salle Jéliote à OLORON!!!!
Le 30 mars soirée du collectif Lab'Oratoire à l'Entropie à Pau, 20h30, portez vos textes!!!!
Réservations : bebkabahn@gmail.com
22.04.2011
9 AVRIL 2011 BRUGES-CAPBIS-MIFAGET
Lâcher, autoriser, s’autoriser… se découvrir étant son propre empêcheur de ne plus tourner en rond. Et tenter de trouver encore plus au fond de soi, de moi, l’être qui attend sa libération, d’être son libérateur enfin !
Choisir de lui donner la primeur, de lui consacrer toute mon attention et mon indulgence.
Il, elle, moi, sort de l’ombre, la lumière est crue, les sons même infimes semblent étourdissants, la bouche ne paraît plus savoir comment laisser s’échapper l’expression de vie de cette nature plus sauvage.
Et puis le barrage craque, une première brèche nourrie de l’amusement du censeur intérieur, voire même de son égo avide de fanfaronnade ; la part captive saisit l’opportunité tant attendue pour mettre une patte dehors, une oreille aussi.
Liberté octroyée, prise, offerte ? L’amusement grandit, il devient « Capitale » et enrichit mutuellement une dualité apparente. Celle qui ose vivre et celle qui observe et juge se retrouvent face à face ; le son si difficile à émettre, le mouvement ankylosé sont déjà là, plus rien ne semble désormais pouvoir les contraindre à nouveau.
A peine libérés, effleurés, osés, savourés, ils s’offrent et se préoccupent de leurs semblables, enfermés dans d’autres oubliettes corporelles, censurés par un mental ordonné, ordonnant au lieu de permettre ce don doré, précieux, si près des cieux, de ceux et celles que nous sommes au fond. Dans ce jardin extérieur, j’ai repris contact avec mon jardin intérieur, l’espace d’un moment. Ce fut un voyage lointain et intime, inquiétant avant que d’être joyeux, une expérience entre moi et moi, qui me rappelle mon unicité primordiale.
L’enfance ? En face, face à face, facettes, faucettes, chaussettes, chaussée en été et alors ?
Alors MERCI pour cette redécouverte ici et maintenant. Je m’engage à reconnaître toute la nécessité et son urgence individuelle, voire collective, de rendre plus que souvent visite à cet être des profondeurs, qui malgré la peur qu’il peut inspirer de prime abord est un farfadet enthousiaste et coloré, désarmant et vivifiant. Je décide de mater le geôlier intérieur pour voir venir ses crises de foi en son ordre supérieur et ainsi permettre à minima une alternance plus grande, mais peut-être à terme une entente respectueuse de ces deux parts de moi, qui ont leur rôle respectif sans pour autant s’édifier en toute puissance écrasante. A moins que la sauvage soit assez riche d’enseignements ancestraux et tribaux pour transformer son geôlier en compagnon de route, le guidant dans cette humanité dénaturée, atomisée et manipulée, afin d’éviter les pièges à leurre sur son chemin de vie et d’éveil. L’association est possible non ? OUI ! Elle est à mon sens vitale, urgente, salvatrice et porteuse d’avenir.
AnoOnime
Seul dans sa coquille dans la brume matinale du soleil levant, où allait-il ?
Dans quel sens ? Y avait-il un sens ?...
Sorties de nulle part, d’autres solitudes, d’autres vies s’approchèrent, lancinantes, hésitantes, pudiques, enroulées, déroulées, pour entremêler leur énergie.
L’endroit devint l’envers, l’envers du décor à côté de l’autre endroit. Ont-elles perdu le nord ? Peut-être. Pour un instant fugitif qui est déjà au passé composé, ou à l’imparfait, redoutable perfection illusoire !
Oxygène bleu du possible, du peut-être, respiration du temps qui s’étire comme une élastique qui revient en claquant sur cette lucidité et qui redresse notre conscience endormie.
Ann Eaunîm
Jeux d’eau, je d’Ô
Jet d’eau, jet de couleur, jet de lumière
Jeux de flammes, jeux de femmes
Femmes d’eau, liquide coloré,
Mouvements d’eau, souples, courbes, doux, fins et épais
Expressions de sentiments profonds, joyeux, brefs ou enveloppants
Nuages légers, transparents, à peine lisibles, à peine audibles,
Disparaissant dans l’espace blanc, informel du temps.
Où alors remontant de la terre, sourds, lourds de lecture de vies anciennes
prenant racine au fin fond de notre ventre loin
Loin dans nos entrailles de la vie.
Femmes, flammes, désirantes, désirables.
Femmes, filles d’un instant, d’un moment éternel.
Touchant du doigt tous les possibles du masculin
Brisant les liens pour mieux se libérer dans l’amour de la vie
Vie qu’elles donnent, conscientes ou non de la grandeur du paysage, de ce mot.
Ce mot, ces maux qui sont ou étaient imprégnés dans la plus profonde de ses cellules
Douleurs, souffrances passées ou encore présentes dans notre sourire, dans nos yeux, où se forment et se déforment ces jets d’eau, ces jeux d’eau.
Sylvia
Lorsque de l’arbre jaillirent les couleurs, les elfes entamèrent leur danse
Effleurant les troncs, les pigments coulent
Se mélangent tournoient dans une sarabande explosive. Des jaunes, des bleus, des rouges, des traits, des courbes, des spirales.
Les elfes tournent autour, les reconnaissent.
Le jaune les fait bondir, les points se transforment en cloche, les courbes ondulent
Tel le serpent, le feu d’artifice explose les bras en l’air. Mais pourquoi tu meurs ? Un aigle t’a enfoncé son poignard dans le cœur ?
Mais non c’était leur rire.
Les elfes se sont fondus dans la prairie
Vert herbe, jaune tournesol, le blanc du papier donne maintenant à rêver une histoire.
Une colonne de feux s’élève pour vibrer dans une forêt d’arbres rouges.
Jaillissent des étincelles, petites flammes
Que les serpents entourent. La fourmi et l’oiseau observent la ronde des serpents, bien à l’abri de l’eau qui coule sur eux.
Les serpents cherchent à gagner la fraîcheur de l’eau mais le feu ne les laisse pas passer.
Ils resteront à jamais prisonniers d’une feuille dans une prairie pleine de pissenlits.
Anna O'NYM
Ils étaient douze et un et quatre
Ils chantaient
Ils chantaient dans l’océan profond
Et même sous la pluie dense
Tombés du ciel ils étaient
Ils avaient d’abord craché le feu et la Lune puis
Ils étaient partis
Sur une étoile vive
Au fond
Tout au fond d’un puits sans fond
Elle les avait touchés
Ils étaient tombés
Morts
Enterrés.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là
Mon frère voulait me parler à travers les âges
De cette histoire sans queue de poisson
C’était une histoire de chant et de lutte…
Le chant était trop beau si fort pour ceux qui l’ont reçu
Ils ont grandement lutté et ils ont tué les justes
Les justes s’ils étaient justes n’étaient pas sages
Ils ont péri en beauté
Enterrés
Morts.
La beauté s’est perdue…
C’était sans compter sur le Phoenix !
Elle jaillit la beauté
De partout
La source le flux
Elle brûle
Elle vit !
Je l’accueillerai au plus profond de moi
Don de mon frère des temps sous le temps
Et je la distillerai
LENTEMENT
ET SURTOUT
J’accepterai
De ne pas connaître
La suite !
Alexandra
12 MARS 2011 Maison carrée Nay. Crypte de Mifaget
Ce matin en arrivant je fus déçue. Légèrement vêtue, cela dit, trop, selon Michel, j’eus donc à me dépouiller. Les plumes qui couvraient ma gorge tressaillirent. Mon sourire jaune s’effrita au son de ce que pouvait renfermer cette pastille synthétique. L’apparence respira et ouvrit tout au battement. Je mets un pied ici sur ce chemin hilare. Crisse, tension, change, ouvre. Profil haut. J’y crois, et vous ?
Claude
Assis face à l’archange, quand je pars, quand je reviens ? Mouvement enveloppant, drap-peau, peau-drap, port d’attache, et de lien, contrées lointaines et pourtant si près.
Qu’est-ce que je fais là bas ? Qu’est-ce que tu fais ici ? La ligne d’horizon entre ciel et terre, entre haut et bas, entre expir et inspir, entre lumière et ténèbres n’est qu’une séparation fictive, l’une n’existe que par l’autre ; comme le don qui n’existe que parce qu’il est accueilli. Tout est un, sans début, ni fin.
Maryse
Descends les marches et entre dans cette nouvelle aventure. Pourquoi descendre ? Parce que c’est une façon d’entrer en moi et de continuer à découvrir les profondeurs de mon être et à accepter qui je suis.
En arrivant ce matin, je me faisais un cadeau, celui du dépassement, je suis volontairement sortie de ma zone de confort, pour me confronter gentiment à mes freins et apprendre à laisser glisser. Le premier exercice, celui du don, m’a dans un premier temps directement confronté à mes peurs. Celle de devoir me raconter, raconter quelque chose de moi au travers d’un objet. Finalement j’ai repensé à un échange avec une amie qui m’apprenait que tout travail mental en force tue la créativité. J’ai donc décidé de ne pas réfléchir pour exceller, mais de livrer mon anecdote comme ça, dans l’acceptation inconditionnelle, sans jugement et en évitant de vouloir garder le contrôle.
J’ai apprécié et j’ai été portée par certains regards lumineux et sourires. Je me suis sentie bien.
J’ai aimé que chacun soit dans la transmission et la réception de l’objet et de son histoire.
Une sorte de fluide est passé entre les membres, quelque chose de doux et sympathique.
L’aventure dans la crypte a été un moment de don de sa personne en recherche de sensations, face au regard du reste du groupe. C’est marrant j’étais à l’aise, la magie a opéré.
Virginie
Enveloppement, rondeur résonnante du recevoir, apprendre à recevoir, une difficile étape à vivre.
J’accepte « le recevoir », je le laisse m’assouplir, m’arrondir, me réchauffer.
La respiration, la vie, l’inspir, le souffle.
Inspir, recevoir ?
Souffle, don ?
La respiration de la vie.
La respiration du partage.
Y a- t’il partage sans vie ?
Y a-t-il vie sans partage ?
Sandrine
Un chemin creux au bord de l’eau…le suivre, glisser sur la matière souple. Tout se mélange, les énergies, les regards, les sourires, les attentes, les histoires.
Donner en cours de route, si on peut si l’autre veut. Accueillir aussi si l’on peut si l’autre veut. Les mains se tendent, ou pas, se tiennent ou pas. Souffle de vie, expirer, vivre : de nouveaux visages apparaissent, frisson, énergie, chaleur au cœur des pierres froides, sérénité, beauté.
Endroit juste, juste endroit, être juste là. Recevoir l’autre au travers de son don.
Nathalie
Ca y est, à portes ouvertes, les pieds ancrés, je reçois par tous les pores, les ports d’attaches, les ports salubres, les ports ????, les ports d’artistes. J’accueille tous ces déséquilibre et équilibre de la vie qui font du lien : une larme, une noix, un sourire, une plume, un chagrin.
Le plaisir immesurable de donner ce sourire profond à cette femme que je sens si loin, et qui, petit à petit, après ces luttes intérieures, offre prémices à ses commissures.
Fred
L’ancrage du bonheur s’abandonne à la paix. Offerte, elle se laisse bercer par la musique d’un chant sacré. Un balancement subtil s’empare de son corps, comme une transe, un retour au centre.
Elle plante ses racines dans le sol, elle accueille cette onde vibratoire, tellurique, qui monte de ses pieds. Dans un lien mystérieux à la terre notre mère, elle ouvre son cœur au calme intérieur.
Elle écoute le silence qui retombe, son corps reçoit encore les zestes du son résonnant sous la voute.
Fille dans le vent, elle ouvre sa porte avec confiance, sérénité, à la douceur, à ce sourire intérieur.
Dans l’intemporalité d’une statuaire d’autrefois, elle se sent tour à tour madone, vierge à l’enfant, cyprès sous le vent. Bourgeons, fleurs et fruits, caresse, offrande, miel de la vie : elle prend !
Isabelle
Traversée par ces émotions, je me relie à moi même en essayant de me dépouiller, de me détacher des objets, des choses qui représentent tant de souvenirs, de moments joyeux, clairs, mais sombres aussi…Ces objets multiples par leurs couleurs, leurs formes, leur plastique que j’oublie de regarder, qui ont pris place dans mon chez moi, peuvent trouver une seconde vie ou une autre vie, dans le quotidien d’une autre personne…
Donner, distribuer sur cette place d’église où fleurissent les magnolias, pour mieux accueillir ce qui s’offre à moi : la vie, les rencontres, comme une fleur s’ouvre au lever du jour, pour vaciller au gré du vent près de l’archange avec son souffle invisible.
Sylvia
06.04.2011
Stage écriture nomade polyvalente en montagne 21-22 MAI 2011
Bienvenue sur le bloug de l'Atelier Sans Porte, ateliers d'écriture nomade, et de ses voyageurs et voyageuses, écrêveurs et écrivières talentueux, talentueuses, en toute simplicité, l'expression créatrice émerge et va en mot, en son, en voix, toucher l'ami lecteur, l'auditeur, sur le passage de nos foulées à petites contrées, et la joie d'être ensemble pour écrire et créer, s'étend de l'un à l'autre se partage, se communique. Ne sois pas intimidé, viens prendre un ver, une rime. Laisse une empreinte de ton passage! Ci en bas tu trouveras les stages que propose l'asso, et tout du long, un voyage en textes, d'un atelier à l'autre, une mise en situation et un lieu différents à chaque fois. Tel est le concept de l'atelier nomade en écriture, créer ici et maintenant, toujours en mouvement!
Ateliers d'écriture nomade et polyvalent
21-22 MAI
en vallée d'Aspe, plateau de Lhers
DEROULEMENT DES ATELIERS
(Les ateliers peuvent être amenés à bouger selon l'ici et maintenant des dates.)
SAMEDI
14h-16h30
-entrer en matières:
carnet de voyage sans rang donné, en rando simple, quêtes d'empreintes à la volée et graphismes naturels, peindre avec la nature (feuilles, terre, pétales, etc...)
- tracer le voyage de l'un à l'autre en mots-croisées des-tinations (temps d'écriture, échange de "graines-mots")
- entrer en écriture sur l'impulsion de propositions
- lectures silencieuses et polyphoniques
- tour de parole
pause
17h-18h30
- atelier d'écriture juke-box:
quand l'animatrice se transforme en juke box: improvisation technique en animation (création dans l'instant d'atelier sur mesure pour chaque écrivant)
- lectures vivantes
- tour de parole
- échange pédagogique et transmission d'outils
19h: repas
20h30-22h00
- créer à quatre mains
expérimenter l'expression créatrice comme nouvelle source d'écriture (par exemple: collage, modelage, aquarelle... et criture)
- lectures vivantes
- tour de parole
veillée
improvisations accoustiques, vocales, ludiques
amenez vos instruments de musique!
atelier d'écriture de nuit ( lune gibbeuse!) ou de l'aube (proposition ouverte)
DIMANCHE
petit déjeuner
9h-12h
- improvisation poétique orale à plusieurs voix
images du conte les yeux fermés,
exercice d'imaginaire/visualisation et d'écoute
[- retranscriptions, lectures vivantes, tour de parole]
repas
13h30-15h30
- atelier au tambour
voyage en écriture au rythme du son (au son du rythme?)
- lectures
- tour de parole
échanges, bilan, rangement, aurevoirs!
Bulletin d'inscription
Atelier d'écriture nomade en montagne
RENSEIGNEMENTS:
Prénom :.............................................................................
Nom :..................................................................................
Date d’anniversaire :......................................................
Adresse :..........................................................................
............................................................................................
Adresse virtuelle:...........................................................
N° de téléphone :............................................................
TARIF:
frais pédagogiques: 110 €
hébergement: 20 €
literie: prévoir ses taies et draps (sur place oreillers et couvertures)
repas: chacun amène quelque chose à partager, nourriture pour 2 jours dont un pique nique
L'inscription sera validée à réception des arrhes (40 €), elles ne seront pas remboursées
en cas de désistement moins de quinze jours avant le stage.
Le paiement se fera par chèque à l’ordre de l’association "L’Atelier Sans Porte".
Merci de retourner la fiche d'inscription
accompagnée des arrhes avant le 08 juin à:
"L'atelier Sans Porte"
5 chemin de Prade
64260 Lys
CONTACT: Beb Kabahn: 05.59.71.47.66 ou mail: lateliersansporte@hotmail.com
stages d'été, se renseigner, ce sera selon les demandes, posez vos dates!
Publié dans week end
27.02.2011
Les instants présents!
Bienvenue à l'Atelier Sans Porte
-->Des ATELIERS conçus pour partager des instants magiques à rêver et à vivre ensemble; pour le plaisir d'être singulier dans un groupe harmonieux, de développer notre sensation d'être au monde, la joie de trouver des clefs, des outils simples à utiliser pour faire des instants les plus banals de notre vie des moments de partage, de bonne humeur et de créativité.
-->Des STAGES pour créer les espaces où le temps s'abandonne à nos perceptions, pour sentir le parfum de tous nos possibles.
-->Des FORMATIONS pour transmettre ces outils pédagogiques accessibles et adaptables à tous les publics.
Vous trouverez ci-dessous les différentes formules que nous vous proposons, à vous particuliers, groupes libres, Institutions...
Atelier d'écriture nomade
un samedi par mois de 10h à 12h30
15 janvier, 12 février, 12 mars, 9 avril, 14 mai, 11 juin
En découdre avec les anciens schémas liés à l'écriture, appréhender d'autres modes d'entrée en écriture, en reprendre possession. Ateliers axés sur l'expression singulière de l'être, envisageant le collectif comme source de création, pour prendre sa place, s'émanciper! Initiation, approche de différentes entrées en matière, aventures singulières en extérieur, ateliers polyvalents (écriture et modelage, danse, théâtre ou voix, etc...), improvisation poétique orale et poésie sur la voie publique, investir les lieux propices au partage, aller à la rencontre d'un public, créer des situations d'échange à l'impromptu, saisir l'instant, création de livres-objets; relier les écrits dans un objet vivant pétri de vos mains, expo sonore (selon les désirs du groupe expo sonore publique ou intime). Tarif par atelier: 25 €

Ateliers d'écriture au tambour: pleines Lunes de 20h à 22h
18 février, 18 avril, 17 mai, 15 juin
L'atelier au tambour entre en résonance avec les traditions des peuples animistes des quatre coins du monde. Chamans de Mongolie, hommes et femmes médecines sioux, sorciers peuls, chacun expérimentera le son du tambour avec ses propres résonances, dans cette invitation à créer un univers à travers son propre voyage intérieur. Nous partageons les repas en fin de session. Tarif par atelier: 30 €
Stages
19-20 mars (équinoxe, pleine Lune), 21-22 mai 2011, 13-14 août 2011 (pleine Lune) dates d'automne et hiver à venir...
Un stage de deux jours en pleine nature (montagne, forêt) est proposé une fois par trimestre. Les programmes sont disponibles sur le blog. Pensez à réserver votre place au plus tôt car ce sont de petits groupes, afin de privilégier des instants riches et précieux.
Animations:
*Manifestations culturelles, salons du livre, rencontres thématiques, projets de quartier... *Projets en écriture(littéraire, ludique, contes, fabrication de livres-objets, prose et poésie) et d'expression créatrice (modelage, peinture, collage, land art, improvisations poétiques orales et illustrations). Tarifs: à partir de 50€ horaire ou forfait
*Contes sioux lakota, animations musicales (chants du monde a'capella, lectures vivantes), performances artistiques (peinture, modelage, écriture et improvisations orales).Tarif: 150€ pour une heure de prestation
Formations:
Formations et initiations aux différentes techniques d'animation d'ateliers nomades, d'écriture et d'expression créatrice en cycles courts de 16h à 5 jours ou en cycle long (projets institutionnels et formations approfondies).
Tarifs: de 50€ à 75€ horaire ou forfait
Numéro de formateur: 72 64 03034 64
Numéro SIRET: 50121369800027
Beb Kabahn dans son approche atypique riche d'un parcours très éclectiqueintervient sur demande en tant qu'artiste, formatrice et/ou animatrice dans les domaines des arts et des spectacles, du social, de la santé et de l'éducation, au profit de l'association "l'Atelier Sans Porte".

Contes, chants du monde a'capella, performances, illustrations, développement personnel, ateliers au tambour, accompagnement à l'écriture, correction de manuscrits, alphabétisation, lutte contre l'illéttrisme.
Pieds nus sur la Terre, ça crée !
Arteliers sauvages en liberté !
Beb Kabahn
animatrice d'ateliers d'écriture nomade et d'expression créatrice
et d'ateliers à visée thérapeutique
artiste polyvalente, chanteuse, conteuse, prose et dessins, encres
improvisations et performances
membres actifs de Survival
http://www.survivalfrance
Funicuterre, 12 février 2011, Pau
Départ: kiosque du funiculaire, création spontanée en argile le temps de la montée, impulsés par une citation philo, nous arrivons, et résonons. Là le cafetier nomade (que la ville n'autorise pas à bouger hum hum) nous attend avec son super concept qui nous fait chaud au coeur et à l'estomac. Rencontres inattendues avec de passants qui viendront semer quelques mots dans les textes, lecture polyphonique spontanée dans le petit salon de l'office du tourisme (merci pour votre accueil!) et tour de parole en haie d'honneur à la sortie de la mairie, en attendant un mariage surprise et puis, ho! nous recevrons le riz!!!



Elle avance, insidieusement, dirait on.
En fait, elle est gênée par sa cheville, cassée par un bracelet.
« La femme noire a besoin de repos » pense l’homme à ses côtés qui l’aide à traverser la rue.
Elle voulait se libérer de sa mémoire d’esclave, mais tel un dragon lové dans son cerveau, l'Ourobouros
fait resurgir en elle, indéfiniment, le cycle de l’histoire. Cela tourne, virevolte en elle, tant et si bien
qu’elle en ressent une forte fatigue.
« Elle boira le calice jusqu’à la lie » considère le penseur à ses côtés, tandis qu’ils se dirigent vers le
centre ville.
« C’est faux, c’est faux, le cercle infernal va se rompre »pense t- elle
Elle va entrer en gestation. On ne verra d’abord d’elle qu’un étron, mais peu à peu la forme surgira de
la corne d’abondance qu’est la mémoire de ses ancêtres : mémoire débarrassée de toutes les
humiliations, pour ne plus garder en elle que la dignité, scandée par les rythmes lancinants de l’Afrique.
Le continent tout entier se réveillera alors.
La terre en sera ébranlée, les eaux sortiront de leur lit, gonfleront jusqu’à recouvrir tous les déserts.
Dans ce bouleversement de début du monde, les montagnes paraitront comme une tarte avec sa
garniture de champignons, que tous les hommes noirs, toutes les femmes noires, tous leurs enfants,
pourront manger à satiété.
Dès lors, ils ne connaîtront plus jamais la faim, la soif, l’humiliation.
Ils seront devenus des hommes libres et heureux.
Joëlle

Fille pour vivre la sérénité
Vas dans le jardin
J’y aime le début de la vie
Le potentiel d’une gestation dense
Nourrie par la visite d’un météorite
Cette gangue de pierre
Fracassée du chaos
porte en son intérieur un nœud de matière
Plus un peu de neige irisée
C’est une graine embuée de vapeur
J’y vois le potentiel de tous les sons
Et de tous les visages
Attention
Que ta noix soit pleine et non point vide
Marie Claude

Goûter la joie, bon café, bond hors du temps, hors de soi.
Je suis là et partout, je suis toi et c’est doux. Je reçois et résonne, l’horizon s’élargit, voyage dans le temps d’enfant à adulte, Restent les empreintes,
penser comme une cascade, les laisser partir et creuser leur sillon.
Voyage dans l’espace, campagne, ville.
Je suis partout et en même temps nulle part.
Lieu unique, temps unique.
Pose-toi, c’est là, maintenant.
Envie, création, négride positive, plus d’avant, ni d’après.
Cookie qui fond dans la bouche,
Cadeau, plaisir du goût…
Œil, écoute, oreille, regarde, je suis.
Le cochon passe, il est mort de rire.
Le monde continue à tourner, les rythmes lancinants de l’Afrique,
Scandent les battements du cœur,
L’océan roule et respire, l’herbe verte glisse entre les doigts….
Les poissons parlent, le cochon a tout entendu.

Ma barque vogue au fil de l’eau
Tranquille mon esprit se vide
Ainsi avalé par les flots
Sur lesquels doucement je glisse
L’œil et l’oreille tout grands ouverts
Je suis prête à tout recueillir
Tel un réceptacle je sers
A entendre, voir et accueillir
Chacun deviendra ma famille
Pour tous je serai un pilier
Épouse, sœur, amie ou fille
Pour vivre la sérénité
De toi à moi, mémoire... celle de l'œuf dans le nid, celle de la trace dans ce sac à malice, celle de l'ancêtre dans sa hutte ou son tipi, fruit de l'abondance d'hier ou de demain. Qu'importe! Tu m'as donné de toi, où vais-je aller avec? Toujours en partance, ni d'ici, ni d'ailleurs, entre deux gares, je prendrai le funiculaire, sans me taire, pour faire exploser ce volcan de douceur; N'aies pas peur, il viendra éclairer ta nuit, sécher tes larmes et peut être éblouir ton regard, ou te réchauffer, avant de s'évaporer dans un trou sans fond ; mais au fond, l'important c'est que tu aies été touché par la grâce de l'échange, et que grâce à ton vide, tu aies pu te remplir de l'insaisissable, de l'insolite, de l'éphémère, de ce moment furtif qui ne sera plus jamais, mais qui restera avec son paradoxe en toi, inoubliable! 

Et si c'était moi tout ça
un monde ouvert
un champignon
un p'tit br?
Un expresso
un chiffon renversé
des rires
au revoir ...convivial... au revoir
on s'revoit
Visitez nous votre regard est le nôtre
votre regard en champignon
chapeau melon et manteau de feutre
regard perçant et patte de mouche
méfiance méfiance
que caches- tu sous ton couvre chef?
Que trouvera-t-on dans notre tête?
Votre tête tous ces gens
tous sortis du même chapeau pointu
je m'ouvre à toi monde vacillant
voiture vélo voyage mais qui êtes vous Monsieur?
« ça m'est venu comme ça »
Et si le monde c'était joie?
Nous tous là pollution dioxyde de carbone
voitures qui passent crise impôt sur le revenu
un homme dans la rue
une femme qui tremble de froid
mais humains tous, joie
Joie. Diversité.
Je suis un repère géodésique. Je suis le point.
Il y a un homme qui veut prendre en photo le cafetier.
Il y a de la magie et Claude qui court en couleur.
26.02.2011
ateul "philo" au café du Méliès 23 février 11
Départ: le foirail, jour de marché bio
A l'impromptu
philosopher
Arrivée: dans un café
fermé
celui du Méliès,
cinéma d'art et d'essai palois
qui nous accueille
des questions et des réponses à l'aveugle,
des citations semées aux quatre vents
et un proverbe déjà célèbre... à naître et renaître encore...










03.02.2011
retours sur Elle
salut Beb !
c'est Yann (de rébénacq et d'oloron) !
ton ouvrage-carnet-recueil-bloc-livre-essai "ELLE" m'est tombé dans les mains ce matin !
quel bonheur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
bravo, bravo, bravo
c'est beau
c'est doux
c'est chaud
c'est léger
et profond
c'est brillant
c'est touchant
c'est malin
c'est coquin
c'est rigolo
ça fait du bien
merci pour ELLE
à bientôt
Y.
16.01.2011
Atelier d'écriture nomade à Pau samedi 15 janvier 2011

Je mords dans l’acidité du fruit,
Echange de saveurs…
Un regard inquisiteur,
Quelques bribes de mots ;
Ça sent le gorgonzola !
Dans une indifférence aveugle,
On me bouscule sans ménagement
Il n’y a pas de quoi en faire un fromage !
Ce regard qui me traverse,
Noël décalé :
Un sapin et des boules de houx,
Et ce bébé qui dort dans la poussette
Surmontée d’un cageot de laitue ;
De la jeunesse à la vieillesse,
On cherche la sortie….
Un duo de mots s’échappe
Dans une fraîcheur océane ;
Explosion de couleurs
Au carré des producteurs.
Une queue impatiente,
Des billets qui se tendent,
Va et vient du trancheur,
Tranche de vie
Citrouille en carrosse…
Parfum d’Orient à l’Occident.
Un café debout,
Un grand escogriffe en livrée, à boutons dorés
Me tend un billet…pour l’île Maurice
Pourquoi pas ?
Dans l’allée du poisson,
Humeurs et saveurs,
Sourires, coques et cordes
Ronrons de moteurs,
Rires et gueules,
Soleil noir de matin malin,
Cacophonie et pendule figée
Mais pourquoi tous ces gens viennent ils
Mêler leurs voix et leur sourire
Au cœur de ce labyrinthe
Composé de légumes et d’agrumes ?
C’est chou dans cageot,
Poireau en folie,
Perles de mots et blancheur d’endive
Éclaboussée de soleil mimosa,
Brillance des miels,
Rayon doré
Des merveilles ensachées…
Isabelle
Comme chaque samedi matin depuis que je vis à Pau, je me promène dans les Halles, faisant mes achats au gré de mes envies. Puisant dans cette vitrine des produits du terroir, véritable patchwork de couleurs et de senteurs. Et comme chaque samedi, une question me taraude: pourquoi tous ces gens viennent-ils mêler leurs voix et leurs sourires au coeur de ce labyrinthe composé de légumes et d'agrumes ? Est-ce uniquement parce que les produits vendus ici sont les meilleurs de la ville, comme me l'a dit mon fromager ? Je ne le crois pas. Ce lieu est une véritable agora. La place où l'on se retrouve pour échanger, voire militer. Ici on refait le monde, entre la viande et le poisson. On rit, on râle, entre le pain et les épices. On parle de tout et de rien, parfois aussi de choses graves. Mais on le fait la plupart du temps avec le sourire, car les choses graves méritent de sourire pour prendre du recul et mettre de la distance. Et pour prendre cette distance, rien ne vaut le regard des enfants agrandis devant les étals de gâteaux et de sucreries.
Alors la lenteur de l'humanité vaut-elle quand même la peine de sourire ? Assurément, oui.
Christine
09.01.2011
Les RENDEZ-VOUS
Rendez-vous mercredi 19 janvier à 20h à Lys pour un atelier d'écriture au tambour, atelier de la pleine Lune.
Couvrez-vous bien, mais surtout RESERVEZ FERME! par mail à bebkabahn@gmail.com
Prévoyez un tapis de sol et une couverture, une tenue confortable, et le repas du soir que nous partagerons.
Tarif: 30 euros
Rendez-vous vendredi 14 janvier
à 19h pour le vernissage de Valérie Toulet,
expo photo "Trajectoires"
Et pour l'occasion :
"Une performance autour des images, improvisation poétique orale...instants de magie en mots... à éclore en écho ! par Beb Kabahn
http://www.valerietoulet.com/expo-2011/
03.12.2010
Ateliers sauvages en liberté 13-14 août 2011
Ateliers sauvages en liberté:
les quatre éléments
écriture nomade et expression créatrice en montagne
13- 14 août 2011
Dormir sous la tente ou à la belle étoile, cuisiner au feu de bois. Créer en mouvement, à ma rencontre, me relier à mon essentiel, au vivant, à l'eau, à l'air, à la terre, au feu. Marcher dans la nuit, sous un ciel de Lune. Veiller à la lumière des chants, contes et tambour Sioux.
Différents ateliers vous sont proposés au rythme de la journée, du soir et de la nuit. Des tours de parole bouclent chaque atelier. Nous laissons les portables éteints, les montres hors des poignets. Le temps se déroule comme une respiration. Vivre l'ici et maintenant. Précieux instants offerts à la créativité, à l'expression, à l'écriture, émergeant de et à soi-même.
SAMEDI départ 14h:
Un temps de balade pour s'approprier humblement cet espace,
et le vivant qui nous entoure.
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- Carnets de route/livres-objets expression créatrice Où les matières se mêlent à la trame, à la trace. Trace à être, à écrire, graphismes des sous bois, encres vives de fleurs... tout est à naître de nos mains et la nature s'offre abondante pour porter notre créativité. |

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- les pieds dans l'eau écriture nomade Dans le chant de la rivière, un monde à découvrir en pleine écoute. Ondines, légendes, mythes à réinventer. |
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-rencontre avec l'arbre écriture nomade Sur propositions, vous entrerez doucement en écriture dans un rythme végétal. Se retrouver, partager. Lectures en voyage d'arbre en arbre. |

.
repas au feu de bois
merci de privilégier les nourritures végétariennes,
alcool et psychotropes ne sont pas admis sur le stage, merci de votre compréhension
Soirée
|
- les mains dans la terre expression créatrice Modelage à la lueur du feu, dans le silence du crépuscule. Ponts secrets de mots pétris de terres et d'encres. Lectures chuchotées. Tour de parole. |
Veillée autour du feu
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*les contes de Win Waste Omani (histoire d'une femme médecine Lakota en Béarn) Contes traditionnels des amérindiens des plaines, ponctués de chants sioux et croisés d'un réel local, atypique. |
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*cérémonie des "give-away" ("donner loin", fête Sioux de partage et de don) vous apporterez un objet que vous souhaitez offrir et transmettre, ayant une histoire que vous pourrez raconter. |
Atelier de pleine Lune :
- Atelier d'écriture sous les étoiles, la Lune bien pleine.
Allumer ses yeux de chouette, écouter trembler la nuit.
DIMANCHE petit déjeuner
mise en jambes, corps et voix pour démarrer la journée souples et légers
- improvisation poétique orale
polyphonies déjantées, collectives et faces à faces (joutes ludiques)
repas
13h30-15h30
- atelier au tambour
voyage en écriture au rythme du son (au son du rythme?)
- lectures
- tour de parole
échanges, bilan, rangement, aurevoirs!
Bulletin d'inscription
Atelier d'écriture nomade en montagne
RENSEIGNEMENTS:
Prénom :.............................................................................
Nom :..................................................................................
Date d’anniversaire :......................................................
Adresse :..........................................................................
............................................................................................
Adresse virtuelle:...........................................................
N° de téléphone :............................................................
TARIF:
frais pédagogiques: 130€
Petit groupe: de 6 à 10 personnes
Dormir: à la belle étoile ou sous la tente, chacun amène son matériel et son duvet
Repas: chacun apporte quelque chose à partager pour 2 jours, la cuisine se fera au feu de bois
L'inscription sera validée à réception des arrhes (60 €), elles ne seront pas remboursées
en cas de désistement moins de quinze jours avant le stage.
Le paiement se fera par chèque à l’ordre de l’association "L’Atelier Sans Porte".
Merci de retourner la fiche d'inscription
accompagnée des arrhes avant le 15 juillet à:
"L'atelier Sans Porte"
5 chemin de Prade
64260 Lys
CONTACT: Beb Kabahn: 05.59.71.47.66 ou mail: lateliersansporte@gmail.com
"Paroles d'écolos" Astobelarra / Le Grand Chardon
Rendez-vous au salon bio Asphodèle à Pau le 11 décembre à 10h pour la présentation du livre!http://parolesdecolos.blogspot.com/
Astobelarra / Le Grand Chardon
16.09.2010
"Avons-nous encore besoin de la pédagogie ?"
Ensuite cette info qui invite à la réflexion, d'importance;
Organisé par le GFEN du Lyonnais en étroite coopération avec le GREN et le secteur Langues :
COLLOQUE
"Avons-nous encore besoin de la pédagogie ?"
Les 8, 9, 10 octobre 2010 à Lyon
Il est temps d'affirmer la nécessité de combler le déficit de pensée et de formation, de construire une pensée critique et argumentée pour lutter contre les apparences et l'opinion et le refus de se penser impuissant devant la complexité de la tâche. Il n'y a de batailles perdues que celles qu'on arrête de mener !
Il est temps d'inscrire la pédagogie comme une nécessité dans la pratique et son absence, comme un terrible obstacle, un fléau pour notre société. Mais pas des pratiques qui laissent chacun "à sa place" et entérinent les fatalismes de notre société. Nous n'avons pas besoin d'une pédagogie "molle", irréfléchie, qui serait l'expression d'une nouvelle mode.
Il appartient à tous de se construire une pensée critique afin de pouvoir raisonnablement rejeter tout retour aux vieux schémas qui montrent leur inadéquation aux exigences d'une société où pourraient prendre sens l'égalité et la fraternité.
Vous trouverez ci-joint l'affiche et le dépliant présentant le programme, les intervenants et vous permettant l'inscription.
Nous vous remercions de bien vouloir diffuser cette information dans votre réseau.
Cordialement,
Valérie PINTON,
Chargée de communication et de développement
GFEN
Groupe Français d'Education Nouvelle
14 avenue Spinoza 94200 Ivry sur Seine
Tél: 01 46 72 53 17 - Fax: 01 46 71 63 38
Courriel: gfen@gfen.asso.fr - Site: www.gfen.asso.fr
07.04.2010
éditions la débrouille
L'Atelier Sans Porte, le collectif "3 1/3 d'1" et les Editions La Débrouille sont heureux de vous annoncer la naissance du recueil :
portraits d'Elle, instantanés de textes et dessins
Beb Kabahn 
Tirage limité et numéroté avec un dessin original de Beb Kabahn, et une dédicace en acrostiche?
Sur papier recyclé, 48 pages entièrement en couleur, couverture sur beau Papier Vergé, 160g, au prix de 15,00€ l’exemplaire.
Tous les recueils sont vendus au profit de l'association "l'Atelier Sans Porte". Merci de découper le bon ci-dessous en suivant le pointillé et de le renvoyer complété et accompagné de votre chèque à l'ordre de
L'Atelier Sans Porte 5 chemin de Prade 64260 Lys ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Je soussigné(é),...................................................................................... adresse : ................................................................................................ e-mail: .................................................................................................. désire souscrire à ........ exemplaires de de Beb Kabahn, au prix de 15,00€ l’exemplaire : 15,00€ x ......exemplaires = .................€ + port et emballage *................ Total : ..................€ somme que je règle ce jour à l’ordre de l'association "l'Atelier Sans Porte". A............................. le............................ Signature
* Frais de port : 1 exemplaire : 2,50€; de 2 à 5 exemplaires : 5,00€ ; de 6 à 10: 11,50€; de 11 à 20: 17,70€; de 21 à 30: port et emballage gratuits, au delà de 30 exemplaires : nous ne pourrions pas suivre! editionsladebrouille@hotmail.fr lateliersansporte@hotmail.com 05.59.71.47.66
01.04.2010
danse de l'âme
Ce soir atelier coanimé avec Odile, danseuse de l'âme, en la salle de Lys. Puis ébauche du mouvement en couleur, danse spontanée, lecture sur la scène et improvisation poétique orale collective (un pur délice!!!!)
.
.
.
ATELIER (24/03/10) Lys
J'avais tendance à oublier,
qu'au dessus de mes pieds
brûle un corps teinté chair.
J'avais tendance à oublier,
qu'en dessous de mon crâne de pensées,
des milliers de cellules vibrantes,
s'allient, se soulèvent et se gonflent, pour me faire respirer.
J'avais tendance à oublier,
qu'en dessous, là, juste derrière ma poitrine,
un cœur se soulève, se contracte, se désespère.
J'avais tendance à oublier,
que mon âme est juste à l'abri,
sous cet amas de chair et de sang, son incarnation.
Faut-il que je t'oublie encore ?
Faut-il que je ne cultive que mon esprit ?
Faut-il que tu m'assourdisses encore de tes maux ?
Pour que je te vois exister, vibrer, frémir, trembler, vivre ?
J'avais tendance à oublier,
que mon corps en danse, seul, peut me faire exister.
Fred
.
.
.Moove le rond, sors du cercle,
Parfois besoin d’intensité, de liberté, de folie.
Liberté corporelle, comme une naissance,
Sans mémoire, sans parcage,
Pour quelques instants, authenticité,
Liberté de l’être, mort du paraître.
Un grand espace sans borne
Me laisser aller à oublier mes bras, mes pieds,
Mes doigts, mon dos jusqu’à même…
Mon nombril et mes fesses !
Mais pour vivre l’instant, rester cœur…
Cœur pour sentir au toucher
Cœur pour goûter au plaisir de l’oubli
Cœur pour voir… ah, non ça ne marche pas.
Une envie de néant, pas de temps, rien.
Cœur pour jouir sans mémoire.
STOP !!! Ecriture kilométrique, irréfléchie.
Au secours ! Quelle est cette quête du rien ?
Juste un moment de douceur, aucune thérapie.
Là tout d’un coup une raison s’impose.
Je veux tout et pour cela voir le rien.
C’est ça mon Graal, les paradoxes, les intenses,
Un profond besoin de sentir fort.
Brûler, être en flamme et un instant
Basculer au néant, le rien profond,
La recherche de l’extrême, contrario
Du temps perdu au fade
De cette brèche furtive où j’ai voulu tout arrêter.
Dorénavant les ailes me poussent, je suis un Icare
Et de par là par une méthode Cauet
Contrarie consciemment somme de désillusions
Pour me convaincre que ça mérite d’être vécu.
STAND BY…
Sentiment de stagner, d’écrire, de sortir toujours la même chose…
Et pourtant non, c’est récent cette conscience que ma folie est
Un contrepied recherché à mes désillusions, à cette – un peu ancienne-
Grâce à ces extrêmes- envie momentanée de suicide, moi qui le méprise tant.
Je stagne oui, aussi par cette systématique écriture kilométrique thérapeutique.
Je stagne dans mon égoïsme, penchant à l’introspection. Il est temps de passer
A autre chose, ouvert et altruiste, comment ?
Que me reste-t-il à régler pour débrider ?...
Céline
soirée alandar
Ce soir je t'emmène dans une soirée conte et slam, à Iseste. Les mots fuseront partout autour de toi, à toi de rester bien concentré pour garder en toi le mouvement créateur et faire tiens les sons qui passent, les bouts de sens, ricochets de mots. Soirée voleurs de mots.
Le décor et l’envers du décor.
Une lumière projette son ombre suggestive.
Lieu de volerie, volage, des mots.
dentelles
mi-graines, mi-conte, mi-slam,
nature en boîte,
mi-compréhension, mi-langue,
à partager,
en lien.
D’un côté à l’autre des montagnes.
résonne le tambour, le chant du monde,
le grondement du peuple debout, libéré.
Confrontation entre les gens, les mondes.
Accent qui raconte la rencontre, qui pousse et grandit.
Multitude chaussée, prête.
Ne pas hésiter, ça va être quelque chose.
Pouvoir lui parler, leur parler, se parler.
Oui le droit de parler, de goûter, de regarder, de sentir, de toucher, de se chauffer, d’être maladroit, mal à droite, mal à boire, boire ton chant, somero.
Suivre ton élan.
Mêler nos sons. Rassembler nos tensions. Juste.
Sous le soleil rester petit.
Il y a toujours une lumière. Belle.
Qu’est-ce que ça veut dire – obliger-
Se lever avant, doucement, tout doucement,
tourner la tête et se trouver beau
dans tes yeux, dans mes yeux.
Regarder dedans, le temps.
Garder la terre. Semer.
Et faire ce que tu n’as jamais fait.
Partir, l’un après l’autre, mais pas l’un sans l’autre.
Quand on est vivant on décide.
Qu’est ce qui m’empêche de dire : c’est maintenant.
Consolider les liens, vibrer, ivre, livrer combat,
sans se presser, s’empresser.
Bichon
atelier terre et écriture
Fred nous ouvre la porte de son atelier.
Tu vas mettre les mains à la pâte, créer de concert avec chacun,
sortira le texte rythmé du son musical qui attendait en toi.
.
.
.
.
.
.
Prisonnière d'un violent point d'électricité,
mon épaule avance tête bêche,
un cran d'avance sur l'autre épaule.
Sentir ce qui vient.
Une para lisi de mon côté droit.
J'accroche aux âmes qui divaguent une corde qui se tend sous leur poids.
Ma main caresse mon cou endolori, tendu par mon dos, ce qu'il porte est lourd.
Paralysie jusqu'au bout des doigts,
jusque dans la pulpe des paumes.
Je n'entends plus quand la terre me parle,
mes mains sont accaparées ailleurs,
sont fermées comme des crochets.
Il est temps que je laisse aux âmes le fardeau de leur destinée,
il est temps que je me laisse absorbée à nouveau par toi,
il est temps que l'on se relie encore
eau terre geste qui fait forme.
J'accepte ce qui vient, je suis ton humble servante.
A travers mes doigts tu projètes ton ombre.
J'ai vu dans le creux et les empreintes le message que tu as lissé,
à tes mots, je lâche ce qui empêche de fondre l'une dans l'autre,
j'accroche,
je te rejoins,
je m'absorbe,
je m'absous.
Humble et même humide du crumble
je parle à Sylvie en bulle bleue
pour m'absorber de paralysie
MEME ! Je fais razzia d'une ablation du sorbet
et si par là
pas d'sorbet quand part à lysie
m'absorber,
absout
rapa sylvie !
Fred
Tu m’es apparu forme naissante dans l’informe.
Fascinée, je t’ai regardé.
Délicatement, j’ai approché ma main.
Douceur.
Je t’effleure, te lisse.
Pression légère
Au rythme de mon cœur
Tu te transformes
et me transforme.
Je te garde et veille.
Je n’ose m’aventurer plus loin.
Et pourtant avec finesse
tu me relies.
Passage vers eux. Multiples et un.
Tu m’émeus.
Tu m’en/main/nes
Mes mains qui ont lissé tes traits.
Tes mains qui ont lissé mes traits.
Ensemble, reposent, se tendent, font et défont, cherchent et travaillent à transformer notre monde.
Bonheur d’être ensemble, de faire ensemble, de partager la concentration libératrice.
Je ne sais qui tu es, tu t’imposes à moi.
Nous sommes en paix.
Bichon
à la chapelle
Je t'emmène chez le père JB, dans sa maison pétrie d'art et de sa personnalité unique et entière. Ecrivons dans la chapelle de confession orthodoxe, puis partageons le repas en discutant à bâtons rompus de notre rapport à la spiritualité, nos doutes, refus et colères. Drôle de voyage en ces montagnes, tous ensemble dans feu ma voiture break pleine de place...
21.02.2010
20-21 février week end écriture
Stage d'un ailleurs, rencontres innées des instants écrits tôts.
Entre rire et bord d'yeux, Joe, Avrel et Beb au coin du feu, chantent, jouent, improvisent et écrivent. Moments magiques du dehors, du dedans, de cet espace co-créé.
En voici quelques sons...
AVrel. Je suis là, ici et maintenant.WMA
Avrel. lecture impro diphonique.-Segment1(00-08-38-00-13-54).mp3
Avrel. lecture impro diphonique..WMA
Joe. Les chauves souris et les arcs ambrés.WMA
Avrel. Un omnibus pour Saint Panzé (chouette!) II.WMA
Publié dans week end
31.01.2010
prendre le train
Allez, je t'embarque dans un aller-retour au coeur de ton voyage. Sur le quai, le chef de gare t'invite à monter. Az-Edine est là, qui travaille ici, il viendra te voir, ponctuer ce voyage de rencontre. Sur le quai, à l'autre bout, nous attendent les acteurs de la vie culturelle oloronaise, et nous échangeons des enveloppes pleines de mots et de dessins, autant de graines à semer dans nos jardins. Créer des ponts, entre poésie et mouvement, sur le thème de "couleur femme", se préparer au printemps des poètes avec des enfants, des comédiens. Au retour, lisons dans le funiculaire, montons et descendons encore au rythme du tour de lecture, conduits par Philippe, président d'une asso qui nous invite à créer une soirée poésie dans son lieu, nous offre des bonbons, dont un crocodile vert... QUe de belles surprises et de rencontres superbes qui nous ouvrent et nous prouvent que cet espace de l'ici et maintenant, ouvert sur tous les possibles, se trouve sur le chemin de création.
B.K.
Je me laisse porter aux couleurs d'une aube de nuit
Je pars
De ces cieux couleurs femme
Je pars
Assouvir mon destin, peau blanche
Je pars
Rôder couleur chair mes seins nus
Sans rien, ni bagages,
Allégée du trop plein
Emplie de vide
Je pars, je quitte, je plaque
Je poétise ce moment
Cette fuite en avant
De ce quotidien qui m'entoure,
Ces gens là, retournent couleur nid, foyer chauffant
Moi, je pars, je quitte, je plaque, je fuis
Entre deux rails
Mon rêve frémit
Mon chemin glisse
Je suis dans l'impétuosité virevoltante d'une palette colorée
Dans le souffle chaud d'une cabine
Femme en silence, couleur poussière d'étoiles
Je me fonds au décor
Ne suis plus qu'un grain qui roule sans effort
Soufflé par l'air d'une locomotive à ressorts
Je quitte, je pars, je fuis
Je m'inscris au voyage qui trouble l'ennui
Je change de nuances, de matière
Je quitte le rouge, le noir, l'orange
Pour un cyan senteur pierre
Pour un turquoise senteur mer
Je pars, je quitte, je plonge, femme entière
A l'orée de mon voyage
Au creux de mes songes
Au plus profond de ma mémoire
M'attend l'amour d'une reine
Venue d'un songe d'enfant
Il est parti lui, depuis longtemps
S'est enivré de rêveries à partager
A jouit sans mesure du recevoir
Voyage intérieur, ou désir de réalité
Rêve d'enfant, ou véritable voyage couleur diamant
De l'enfance à mon corps de femme
Un chemin entre deux rails,
Parsemé d'arrêt en gare
D'attente,
De vitesse et de train qui déraille
Je quitte, je pars, je plaque,
Je fuis ce corps qui râle
Femme seule parmi tant aspirant au voyage
Laisser aller sa bulle
La gonfler d'envie, d'amour
Qu'elle flotte encore plus haut
S'arrêter entre terre et ciel
En silence, planer, léger, seul
Voyage intérieur
Ce train est un leurre
De mes songes trompeurs
J'ai rêvé,
Je partais, je quittais, je plaquais.
Fred
sortie de prison
horaire minuté
sur le quai je n'ai pas composté
ça sonne
je suis légère si peu d'encombrants
les sons stoppent et grincent et stoppent
mes narines se rafraîchissent
je vais aller plus loin
que mon arrêt habituel
j'ai payé je grugeais
il n'y a plus d'autrefois
ma tete flotte dodeline
narines dilatées lèvres gercées toutes chaudes
yeux écartés de droite de gauche devant
plus de derrière
lumière crue couleurs fades pour faire gai
rien n'y est tout est là l'aventure séductrice les efforts de
ce qui nous porte tous ensemble
al caponé
j'aime les trains
notre fée veille sur nos mains
1 grosse touffe de papier blanc vient d'être enfournéee dans 1 boîte pour
nos besoins
les sales emprisonnés dans 1 sac pour être jetés
ou vais-je porter mes vieux âges je ne sais
qu'offrirai-je aux fillettes enveloppées
mille hymens
pour autant de premières candides et magiques
aux théatreux
des chapitres multiples sans gouffre
dans leurs voix multitude couleurs
jaillissant d'un mystère
Ogeu o jeu dé li ci eux
o sourire ami
o lo rond o le rond de mon centre la balle de mon équilibre
ce qui me fait avancer
nous sommes arrivés
à l'essentiel
merci le train
[l'atelier sans porte nous met sur les rails de la decacophonie de nos vies
des portes pour trouver
le fin fond de l'histoire
se déporter s'emporter se désemporter
fouiller les millles innocentes douceurs de nos coeurs
a plus moon]
Marie-Claude

C’est parti
C’est parti ! On est dans l’autre monde
Tchic chac, Tchic chac
Le train roule
Tchic chac, Tchic chac, Il m’amène ailleurs
Une autre vie m’attend
Là-bas au bout de cette voie.
Mais ai-je pris la bonne ?
Rien n’est moins sûr. En tout cas, j’y vais
Hé ! Ho ! Le train met la gomme
Tout à coup
Mais ça va vite !!
Hé ! Ho ! Tu vas où comme ça ? Calme toi, y’a tout le temps.
Et puis y’a qu’une voie
Et rien pour la quitter
Alors, patiente…
Ok, j’me laisse bercer. Enfin, j’essaie
Pas facile j’suis pas habituée moi
A m’laisser bercer. Suis plutôt du style
Prise d’initiative et tutti quanti
Me laisser aller. Ben ça alors, J’voudrais voir ça
Et d’abord, qui me dit
Que j’suis en sécurité, hein ?
Hein? Hein Ah? Ah! Moi ?
Comment ça moi ? C’est moi qui le dis ? Ah ? T’es sûre ? C’est moi ?
Ah ! Ça change tout alors,
J’peux y aller tranquille
T’as raison, si c’est moi qui le dis,
Y’a qu’à…..
Bon, alors, je recommence
Tchic chac. Tchic chac. Le train roule
Tchic chac. Tchic chac. Il m’amène un peu plus loin
Le train me berce. C’est bon. Hum ! C’est bon !
Maman, tu me berçais
Aussi quand j’étais petite ?
Sûrement. Quel dommage, J’ai oublié ça
Mais ça ne fait rien.
Je ferme les yeux
Je ferme les yeux, j’me laisse aller
Oui, ça y est j’y suis J’suis toute petite
Tu me tiens au chaud
Posée sur ton épaule
Je t’entends respirer, c’est tellement bon.
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Ce voyage est pour toi. Ce voyage est pour nous
Ton sang coule dans mes veines
Je suis faite de toi. Tu es faite aussi de moi
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour te le dire
Et pourquoi ma fille, ta petite fille attendra
Aussi de me le dire et pourquoi toi,
As-tu attendu de le dire à ta mère
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Car tu as attendu aussi, hein ? Forcément ?, hein ?
Tu as attendu ?
L’as-tu même dit un jour ? En as-tu eu le temps ?
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Et je le dis haut et fort. Je le dis pour moi,
Je le dis pour toi, Je le dis pour ma fille
Je le dis pour toutes les femmes du monde,
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime
Je le dis pour toutes les mères et toutes les filles du monde
Qui ont attendu, elles aussi
Beaucoup trop longtemps pour le dire
Maman, ma p’tite mère, Je t’aime ma vie, ma source, je t’aime
Sylvaine 25/12/210
.
.
.
Odeur de départ…
A l’aventure, au hasard.
Ligne 2, 4,6 ? Top ! Le 1er.
Plaisir de liberté
Pour que mieux revenir.
Moment d’échappée d’elle
Partage de nouveautés
Avec des êtres nouveaux.
Comme c’est bizarre…
Ce train me ramène chez moi.
Belle comédie ! Chez moi.
De nouveau et ce sera nouveau
Un instant, un regard à 360°.
Couleur femme ? Rose à l’instant.
Douceur de couleur
Inspiration du chez moi
Sans le vouloir, au hasard.
La nuit tombe, se laisser porter …
La femme devient arc en ciel
Sur ce rail inédit, vers un but si connu,
Les couleurs multiples, diversité émotionnelle,
Concentration sur la promenade.
Tous assis, inspirés, colorés de différences.
Couleur unie du groupe.
Similitudes d’attitudes quand l’autour se partage.
Un homme gris au sourire rose
Coupe l’instant, agréablement.
Levée de têtes brunes, blondes, autres
Sourires roses, coupure de rêverie
Au pluriel ? Au singulier ?
J’aime à croire que nous sommes dans la même,
Nos individus multicolores
Se rassemblent dans cette case bleue en mouvement.
Même départ, même arrivée,
Traversée commune dans le noir,
Des lumières jaunes, blanches, bleues,
Ecriture partage, nouvel horizon bleu.
Merci pour ce réveil rose ou vert,
Cette claque d’ouverture, belle trappe,
J’entrevois de laisser un peu
De cet automatisme noir : écriture thérapeutique
Pour aborder l’ouverture lumineuse
Du partage des émotions, des mots colorés.
Dans ce wagon bleu
J’ébauche une sortie de carapace verdâtre,
J’en sors ma tête brune, ouvre mes yeux marron
Par la fenêtre : visage rose
D’une fillette, un miroir,
Qui me renvoie une belle graine verte
A rigoler, une offrande à se sentir bien dedans.
Cette fillette c’était moi.
Et demain, cette femme ce sera moi aussi.
Quelle comédienne ! Dans cet univers
Partage bleu, rassurant,
Courage des mots pour faire vibrer,
Résonner mais surtout partager cet élan
De force de vie.
Merci, je suis arrivée grise,
Je repars bleue, rose, verte,
Actrice du Vrai, un instant avec nous.
J’arrête là mes mots, mes maux,
Et profite de l’instant, sereine,
En attendant le but, notre destination,
Pour vous faire part
De cette traversée que m’avez colorée…Merci.
Céline
Publié dans ateliers d'écriture nomade
23.01.2010
jardins de graines
Relier les jardins de graines
d'un pinceau à l'autre
Et l'envie de volume et de
chaos dansé harmonieux
se déroule de l'un à l'autre.
B.K.
.
.
.
Je vois
(Cérémonieusement genre boule de cristal)
Je vois
Je vois
Je vois
Ah ! je vois
(l bras levés, la voix montante)
Je vois
Un paquet de couleurs
Qui illuminent
Qui irradient
(Monter encore la voix)
Je vois
Un tourbillon de vie
Une anse qui se balance
Une racine céleste
(Monter encore la voix)
Je vois
Le feu
Le ciel
La lumière
(Panique arrive)
Je vois
La vague qui monte
La ligne de flottaison
Qui repousse tout
(Descendre la voix, les bras)
Je vois
La délivrance
Les sensations
Le silence
(Continuer la descente)
Je vois
Les grappes renaître
Les fleurs s’ouvrir
Le soleil briller
(Cri de plaisir)
Ah !!!!!! QUEL BONHEUR !!!!!
Sylvaine 12/1/201
.
.
.
.
.
Je ne vois pas un ensemble relié,
Juste un chant de silences.
Même si je tente d’en prendre la hauteur,
D’y trouver un équilibre entre tous les mouvements,
Que peu d’encrages, des cellules éclatées.
Il est où ce jardin ? Ces grains de folie ?
Rallumez la lumière, c’est la seule chose à dire.
NOIR.
.
Céline
.
.
.
.
.
JE VOIS que la ligne de flottaison de ton lézard doré
accueille dans l'abondance ce couple flamme, avide de justice
débordant d'amour
prêt à prendre de la hauteur
sans doute sera-t-elle de mille et une façon
cette coupe de nouvelles semences
enrichie d'un arrosage longue durée
condition définitive de son enracinement au monde
accueillir ces graines de folie
voir, aimer, sentir, relier,
partir simplement de la couleur de la terre
dériver les racines célestes
faire entrer la lumière extérieure
pas d'enfermation cependant !
À qui me veut !
Je vert tige
o sole moi
je repousse ailleurs, entre force et faiblesses.
Fred

Publié dans ateliers d'écriture nomade
le feu sacré
30 décembre. Brûler les vieux manteaux.
Rendre ce feu sacré
dans une gestuelle vivante
pieds nus autour, danser la fin
de ce qui pesa.
Offrir les graines
à son voisin
de son jardin enrichi
faire peau neuve.
Et texte à être.
Jardiniers de nous-mêmes.
.
.
.
.
.
..
Nouvel an
Nouvel an, nouvel être
Moi hier
Moi aujourd’hui
Moi demain
Moi pour toujours
Hier était une autre
Une sculpture modelée
Une image
Un costume posé là
Aujourd’hui est en chantier
Une fleur à sentir
Un massage relaxant
De l’eau fraîche
Demain est presque là
Manque pas grand chose
De l’amour dans mes bras
Un cœur attentif
Mon cœur ouvert
Pour toujours penser
A rester authentique
M’émouvoir
M’inspirer
Créer
Accueillir
Pour toujours aimer
Sylvaine
.
.
.
Dans une boite à surprises palpitante
Je sème dès les grands froids
Une graine de liberté
Foudroyée d'amour et d'eau pure.
Je plante au plus profond de la terre
L'essence de la grande déesse mère
Parée d'un large collier d'hématite.
Jardin, apothéose de mes tourments intérieurs
Enracinement de mes luttes en quête de rêve
Jardin intérieur, j'y sème graines du Sud,
Graines de liberté, graines d'amour
Graines d'envie, de vie.
Là, jardin fertile et fécond
Qu'il a fallu sauver des brumes
Jardin s'est rempli et comblé de ton absence
J'étais le vide, incommensurable vide que tu as laissé
J'étais dans un jardin sans racine
Sans herbe, sans foin,
J'étais soumise aux vents, aux tempêtes
Sans ton écorce pour me couvrir
Jardin vide, vide de ton absence
J'ai trouvé seule les graines à semer
J'ai arraché seule les herbes folles et mauvaises
J'en ai oublié le temps, l'odeur de la terre mouillée.
Cette graine a germé, forte de son élan
Défi là le temps, le non sens, de ton absence
Germe intérieur n'est pas né au jour de sa naissance
Planter, semer, enraciner son obscure identité.
Fred
Publié dans ateliers d'écriture nomade
17.01.2010
L'entropie et le phénix
Profitant d'une soirée du collectif Lab'oratoire, ce mercredi nous fîmes notre atelier au sein du café-philo l'Entropie à PAU.
Un peu le souk, dans le troquet, les tables en chantier.
Lectures dans les toilettes, petit couloir dans lequel nous tenions tous!
Puis lecture publique, en fin de soirée...
Aïku
Le légendaire chef inca nous protège
Ah bon ?
L’ours extra terrestre dort dans les sphères
Ah bon ?
Le serpent du vent suspend ses ailes
Ah bon ?
Embruns de vides splendeurs éternelles
Ah bon ?
Moi j’ai plutôt la déconnaire ce soir
Genre conquis j’t’adore viens me voir
Trop carré trop compliqué pas ce soir
Les oiseaux les déconnades je veux voir

T'as pas envie de crever ici
où t'évader dans une intime grotte
claque là ca in ca a
intime inerte immobile, insoumise
soumise aux saisons sensorielles
fondue en faïence façonnée fée
tourne toujours tigresse
passe paresseuse le pas du piston
souffle en satine ta semence cynique
routinière du nue de rein renvoie radieuse
l'amour à Apollon, à Aphrodite amoureuse
fait de fouille ce funambule fou
diabolise les bossus du bout
bade les branques du bidon
bécote les boudins du bois bouffu
bref, biaise, bouffe, bois
vie, va, vin, vertu
vrille en vis velu et volage
capote capricieuse le creux des cruels
jusqu'à joindre en joute leur juge
jalon d'un jeu jamais ju
capitonne de carpe de coin de ta caboche
et cours cours de cave en cuvée
te souler du sel ses sèves en si doré mi fa sol
Fred
Publié dans ateliers d'écriture nomade
03.12.2009
dans la yourte avec l'homme dans sa nudité
Pause.
L'Homme se prépare à nous offrir sa danse,
son doute et "l'intérieur de sa question".
Ne pas lui donner les réponses.
Juste noter les mots.
Indices à cadrer
dans le rythme
qui répondra
à sa danse.
L'oeil
mur
mure.
B.K.
tension Souple de la Dynastie Royale
le Sirop humectant du Siphon
épine Renversée et Frontale - Du Regard
tambouriné Sans chaleur trimbalée
Air Souple titubant rituel cliquetant
Libre élévation transfigurée du chacal
enterré.
La Varlope et Sinusite La vacation et
véhicule la tension est Apoplexie
Front Souple trimbalé vrombissante
transfiguration tambourination
humectation plan genou
Le regard la tension l'épine
l'enfermement Rond de La Liberté
étouffé du sens du Siphon Sinusoïdal.
Envolé Enterré le la les.
.
Dans la yourte
ma main
caresse
ton
alternance
replie
la ligne
dans
ton centrage
j'aime
ta peau
qui
s'entrelace
ton onde
connecte
ma
fluidité
ta soie
m'offre
mon
recentrage
penseur
encore
tu
m'ébahis
penseur
encore
tu
m'envahis
les gouttes
qui sonnent
cassent
mon ancrage
j'appelle
ton onde mais
où es-tu?
.
Bichon
Un homme tout nu
Pied de grue
Hé si tant
Streap tease d’un homme
Dommage
Une Femme
J’aurais préféré
Belle cuisse
Quand même
Sexe écrabouillé
Peau plissée
Couille qui pend
Je ne comprends pas
Tiens la pluie
T’attends quoi ?
Drôle d’histoire quand même
Dieu grec ?
Et alors ?
J’te crois pas
Pas à l’aise
J’men fous
Un bel homme quand même
Slip qui tombe
Pas envie
T’attends quoi ?
.
Entrée en danse
mouvement
reprise
silence
plongeons en concentration
regards
autre
pénétrant
relâcher, se tordre
entacher
bâcher
pensée
jouer du regard
autre
hésiter
puiser
à poil se raconter
tragédie
morsure
éprouvé
transparence en vitrail
enfant
œuf
nudité
donnant à respirer
sensuel
féminin
partir
souffle de vie ha!
Sent
délice
vivant
esquisse à fin ludique
lisse
rare
temps
pose à l'essentiel
blanc
fesse
mouton
recroqueville en dos rond
nu
rien
vide – respiration
souvenir d'un sanglot long
là
ici
enfant.
Fred
Publié dans Textes en ateliers
dans la yourte avec la femme chamane mongol
Dans la yourte, chez Odile, 2 décembre 09
Au son du tambour, la voix de cette femme, ses chants gutturaux...
Tu traces ce qui te traverse sur des morceaux de papier.
Cinq duos tu formes, tous tès différents, proches à la fois.
Magnifique rencontre improvisée à travers les mots
qui se dévoilent l'un après l'autre,enchaînant les
surprises, ils se mêlent et trouvent sens.
Respirations entre toi et l'autre
accélérations, fusion, silence
l'espace se crée
d'un lien
commun.
Pause.
B.K.
Jean-Claude et Jean-Luc
Je me demande pourquoi cette beauté inconnue, mystérieuse,
du mois de février, me laisse sans parole.
Peut-être est-ce la chaleur du soleil hivernal qui te laisse coî.
Peut-être est-ce ton enfance oubliée dans les méandres de ton esprit?
Il y a des termes qui ma paraissent très forts, l'accouchement,
accoucher d'un projet, l'accouchement permet de créer, d'inventer,
de découvrir parfois des choses insoupçonnées, tels des océans.
L'océan est essentiel, où est-il?
Peut-être passe-t-il par un rituel?
Un rituel de l'essentiel pour trouver mon océan?
Quel voyage!
Ce voyage peut être semé d'embûches, ce voyage peut être épineux,
déstructurant, sans but particulier, sans finalité, sans objectif.
Mais chaque pas compte, chaque pas est essentiel.
L'essentiel est dans l'inspiration, l'inspiration n'est qu'une expression
de mon intérieur.
Les entrailles chaudes volcaniques.
Quelle curiosité!
Y a-t-il une différence entre mes entrailles et un volcan?
Sans avoir de réponse on a le pouvoir de décider.
Pour moi le volcan est rouge, coloré rougeâtre. Rouge, rougeâtre... quelle empathie...
Que de la chaleur.
Marie-Claude et Fabien
Un sapin. Respire un sapin. Touche un sapin. Jusqu'à tomber par terre.
Jusqu'à la fin. La fin en communauté, en communauté animale, communauté de vie en général,
la vie végétale, animale... l'univers, quoi!
Etre tenace dans ce projet. Facile d'être tenace en prenant de l'élan.
Sentir sa peau, sentir les peaux, reprende les rires, sans oublier de bailler.
C'est comme un arc tendu pour être plus grand ou pour danser le rock'n'roll.
Ouais!
Que de joie dedans, de joie intérieur-extérieur, dedans encore,
c'est un jeu qui respire sous la pleine lune.
Fred et Bichon
Ou
Trouble !
Très trouble ce tabou, encore
Encore des blessures
Encore un ventre rond
Source, source,
Source unique
Changement de couleur Rouge
Rouge concentre les énergies
Grelotte
Je me trouve seule parmi vous
La richesse
Là, dedans, cocon,
Pensée unique, qu’il reste
Qu’il reste nu ou réuni
Rond toujours
Danse, bois, vin
Bûche de noël, encore
Encore une aide, des aides, l’aide,
3250, il en reste encore
Encore !
Revenir
Toujours dans le ventre, encore
Encore des corps accordés
Concentrés
Incrédulité
Pense où ? Tu peux aller
Trouve le rythme
Bûche
Tomba ton bâton bâton
La boue où
Coucou !
Bûche
Il n’en reste plus qu’un,
Et c’était la tortue
Toujours seule parmi vous .
Lucky et Sylvaine
Hum ! Viens !
Tu jaillis des bois
Avec des rires et sourires
C’est magnifique
Youpilala
Tu as lâché ton enclume
C’est mon refuge
Alors tourne, tourne encore
Fais un cercle dans le plafond ouvert
Et je serais initiée ?
Initiée à l’autre monde
J’ai pas le cœur à ça
Pourtant tu es une femme
J’ai une histoire à te raconter
Pour la détente et le ronron ?
Avec de la volupté en plus
Et du questionnement ?
Tu t’en apercevras
Je suis déjà en chaleur
Mets la ventilation
C’est pas mon rite
T’es trop laïc
Alors je mets du parfum
Tiens la pause
Une pause calfeutrée.
Capucine et Odile
Partir en voyage. Ah l’appel...
La nudité dans le bois, se dépouiller,
la résonance...
Tu viens on va dans la forêt,
on va ouvrir la porte et manger la
musique de l’homme.
Ecouter le tambour, le battement.
L’âme rouge habitée par la terre céleste.
Faire sortir l’animal dans la forêt,
retourner, se dépouiller,
ee mettre à nu.
Retrouver la force du ventre.
Aller au-delà dans les profondeurs
Dans les racines, le bois résonne
L’expiration arrive
Le cœur parle.
Des racines de verre et de laine
C’est une connaissance ?
C’est un passage de cœur, un rite ancien
Mon âme s’anime
Dans les bois je retrouve le tambour
qui bat, résonne, l’animal.
Le battement du tambour fait sortir l’écorce, l’ancien
Le cœur est délivré et l’âme
voyage dans la forêt, l’âme est délivrée.
Alors j’attends le pouvoir du coucou.
Publié dans Textes en ateliers
29.11.2009
Stage terre et écriture, dans le zôme
TERRE et ÉCRITURE
14 - 15 novembre 2009
prochaine session en mai 2010
BEB KABAHN
explore et partage les fruits de 11 ans d'expérience en animation d'ateliers d'écriture
FRED MIRANDE
http://www.daala-pyrenees.com/
artiste sculptrice céramiste, est animatrice d'ateliers d'expression créatrice.
Ensemble nous vous proposons de vivre l'expérience du modelage et de l'écriture comme supports d'expression et déclencheurs de transformation
DEROULEMENT DES ATELIERS
SAMEDI
9h: accueil et formalités
9h30-12h30
"entrer en matières"
modelage et écriture
repas
14h-15h30
atelier d'écriture nomade
pause
16h-17h30
créer à quatre mains
17h30
temps libre et échanges
19h: repas
20h30: veillée
atelier d'écriture de nuit ou de l'aube (propositions ouvertes)
DIMANCHE
petit déjeuner
9h-12h
"le signe, la trace, l'empreinte"
écriture-graphisme et quêtes en
modelage
repas
13h30-15h30
"du signe au texte"
tracer son signe, signer sa trace
pause
15h45-16h45
"de la terre à la peau"
maquillage d'argiles
pause
17h-17h30
échanges, bilan, aurevoirs!





Face à face, dans le zôme entre Marie et Joy.
La consigne d'écriture était simple:
écrire une question commençant par "pourquoi",
cacher en repliant la feuille, faire passer à l'autre qui répond
(à une question qu'il ne voit pas)
par une phrase commençant par "parce que".
Et ainsi de suite.
Nous nous retrouvons alors avec une série de questions et
de réponses écrites à l'aveugle, sensées donner un résultat drôle,
surréaliste ou poétique...
Joy et Marie écrivirent plus d'une heure trente, sur huit feuilles dont voici le début:
Pourquoi la forme est-elle une empreinte?
Parce qu'on croit devoir laisser une trace de nous-mêmes, pour être reconnu au milieu de tous.
Pourquoi sommes-nous venus dans ce monde?
Parce que la Terre est modelable et continuellement en changement.
Pourquoi, pourquoi souffrir?
Parce que l'esprit de compétition gouverne notre monde ainsi que le besoin de matérialiser sa propriété. Le premier qui laisse sa trace s'approprie le lieu.
Pourquoi rien n'est impossible?
Parce que c'est peut-être une question de regard, différent d'une paire d'yeux à l'autre.
Pourquoi ne pas faire ce que l'on veut?
Parce que nous souhaitons montrer une belle image, question de rapport à l'autre, difficulté de se détourner des regards alentours.
Pourquoi est-on plus serein et léger en prenant de l'âge?
Parce que le calme, la rondeur et la lumière, nous mettent dans un univers inhabituel propice à la création.
Pourquoi la nature est si belle?
Parce qu'on va devenir fou à force de se poser trop de questions!
Pourquoi faut-il se surveiller?
Parce que nous n'avons pas appris à déterminer qui nous étions.

Pourquoi doit-on laisser une empreinte?
Parce que notre être transparaît en tout ce que nous faisons, créons.
Pourquoi un pied laisse-t-il une trace dans le sable humide?
Parce que nous avons quelque chose de précis à faire.
Pourquoi ne pas essayer de passer en discrétion, sur la pointe des pieds?
Parce qu'il n'y a ni fin, ni limite, et que tout est possible.
Pourquoi le ciel est-il bleu?
Parce que l'oiseau passe sans laisser de trace.
Pourquoi cette sensation d'enfermement m'envahit-elle?
Parce la pensée du fond de la non-pensée, c'est l'intuition.
Pourquoi ne trouve-je pas de qustion à poser?
Parce que le Joie profonde est une qualité intrinsèque de notre être.
Pourquoi la Terre emagasine-t-elle certaines traces qu'elle nous dévoile très longtemps après?
Parce que le mental vit dans la peur permanente.
Pourquoi ne pas réféléchir à des choses plus pragmatiques comme qu'est-ce qu'on mange ce soir?
Parce que nous venons dans ce monde dans une presque totale ignorance.
Pourquoi se conformer aux règles du pourquoi parce que? Ne pourrait-on pas changer l'entête des questions?
Parce que c'est notre pensée qui crée notre réalité.
Pourquoi écrire?
arce que le mental vit dans l'inquiétude et cherche la sécurité en vain.
Pourquoi crois-tu en la réincarnation?
Parce que c'est toujours pareil et que l'ennui fait perdre le fil.
Pourquoi le temps passe-t-il si vite?
Parce que rien ne peut le satisfaire.
Publié dans Textes en ateliers
Théâtre Monte-charge, au tambour

Publié dans Textes en ateliers
l'Entropie, quantique des quantiques
Ce que savent les saumons
C'est
Un grain de grenade
Le chant des plaines
Quelle importance
Une chute très lente
Les coeurs détruits
La ville des ténèbres
Le docteur est malade
Car il manque
Une touche d'amour
Pour
Les amateurs de silence.
Marie Anne
Aquatique. Exotique. C'est tout à fait ma tactique.
Authentique. Enigmatique. C'est un peu autistique.
Pas athlétique. Née en Afrique. C'est vraimet sarcastique.
Inhibée. Hibiscus. I conne. Identité.
Dahoméenne, basco, béarno, béninoise, citoyen du monde (boum)
quelle est ma carte d'identité?
pourquoi ces migrants sans papiers?
pourquoi vouloir les nier?
où est notre hospitalité?
Aquatique. Exotique, sur un radeau il coule à pic.
Authentique. Enigmatique, s'ils viennent c'est pour le fric.
Pas athlétiques, nés en afrique, ils sont vraiment faméliques.
Illégalité. Irrégularité. Inintérêt. Identité.
Non Européens, Bénin, Malien, sans rien, Afghans, mendi ant du monde (paf!)
quelle est leur carte d'identité?
pourquoi les enfermer (dans un centre de négation)
où est notre humanité?
où est notre intégrité?
Aquatique. Exotique. C'est tout à fait utopique.
Authentique. Enigmatique. C'est mathématique.
Pas athlétique. Née en Afrique. C'est pas anecdotique.
Dans les journaux on lit: Tchétchéniste, terroristes, lepéniste, pacifiste.
C'est dur de s'y retrouver. (pif)
Quelle est notre identité?
Comment peut-on être français
Liberté Egalité Fraternité
Rappelez vous les valeurs de notre
République si démocratique.
Marie Anne
Donne moi l'équation de l'entropie!
La physique est une science enseignée par des gens qui ne comprennent rien, à des élèves qui ne peuvent rien apprendre d'autre. Ça, c'est pour mes 0 en physique, d'ailleurs je n'en ai jamais fait. Même pas de la culture physique.
Alors l'entropie quantique, j'en fais une poétique
Je suis née et c'est magique
dans les Pyrénées transatlantiques
Je vivrai c'est logique
en respectant mon éthique
Je mourirai c'est pathétique (du verbe mourir de rire)
pendant mon sommeil hypnotique
Je me réincarnerai c'est théologique
et vous me sentirez, c'est philosophique
Vous vous retrouverez c'est bénéfique
dans mes écrits épidermiques
Et je vous raconterai, le temps d'un Clic
toutes mes fulgurances esthétiques
Est-ce que vous me croyez? Là c'est mystique
j'aurai bien rigolé de mes écrits poétiques
Marie Anne
.
Une grande question a toujours une réponse.
Ici, elle tient en quelques écailles.
Inopiné, inopportun, cortum, partatumus, scientifucus, que savent les saumons de cette question ?
Mais que l'avenir n'est pas écrit, Axel Kahn en dirait long.
L'eau trouble ou le saumon, mauvais garçon, s'engage tient d'une physique aléatoire et mouillée, cantique des cantiques, la barque des Delphes soupire et tire ce ban d'écailles.
Retiens que dans le manuel de la nature, les lutins des mers aussi s'égarent, coulent, bullent, et l'homme de vérité sait sa part des gènes, lui, perché sur l'épaule des géants. La bulle dans le cosmos unifie la relativité générale au point de la porter en parfaite épouse, belle, fidèle, blanche, à la théorie du ciel, loin des saumons, des bulles d'eau, des remous profonds, sombres infidèles.
L'homme de vérité, scientifiquement vient du saumon, c'est Georges, Georges et les secrets de l'univers qui dévoile ses richesses.
L'homme est homme, le saumon est poisson, et au jeu de velus, le poisson perd.
De la physique quantique ou de la Grèce ancienne, la légende de demain unifie absolument, relativement, généralement l'homme au destin des aquatiques.
Plonger dans le cosmos, quel plongeon !
Quelle vision du ciel !
D'en bas, l'homme comme le saumon tombera dans la casserole des enfants, quelle friture !!
Fred
Il n'est pas de songe que je ne rêve
Il n'est pas d'amour que je ne jouisse
Il n'est rien qui me trouble
Il n'est que pluie qui suinte
odeur qui pue
homme qui meurt
porte qui claque
chat qui griffe
Patiente, lente
griffe douce d'amour
sucre pétillant
herbe sourde, molle
bière folle, tue
acerbe, lourde
triste fille
o prise aux émois, là.
Fred
Publié dans Textes en ateliers
04.11.2009
en pantoufles, chez Bichon
Atelier chez Bichon,
devant la cheminée.
Tu as apporté tes pantoufles, ton châle
pour un atelier de mémé.
Que tu crois, tiens!
-Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...
Hin hin hin... tu vas voir comme on se perd devant la cheminée...
Des consignes qui remuent le ciboulot,
mettent la pression pour trouver
l'essentiel de la question
qu'on se veut entendre posée...
et ... tes réponses
quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...
B.K.
Fragilités
Fragile comme :
Cassante ?
Faible ?
Malléable ?
Marquable ?
Gri fable ?
Influençable ?
Border line ?
Ou comme :
Sensible ?
Précieuse ?
Légère ?
Dentelle ?
Doucement ?
Attention ?
Fais gaffe ?
Prends soin de toi ?
Ton souffle sur ma peau
Pour
S’émouvoir ?
Larmes de joie ?
Hésiter ?
Chercher
Ou pour :
Souffrir
Se déchirer
Ca fait mal
Maître comme :
Libre de tout ?
Consciente ?
Ou comme :
Caparaçonnée
Baguette à la main ?
Fragile et maître à la fois :
Est-ce :
Possible ?
Inévitable ?
Désirable ?
Indispensable ?
Justifiable ? Et zut ………………….
Sylvaine
(texte hors atelier)
Instants de doutes
Instant de doutes
Le vide arrive à grand pas
Et remplit l’espace
Pas de réconfort en vue
Tes bras ne se tendent pas,
Ne s’offrent pas.
Je dois me débrouiller
Seule
Seules, on l’est de toute façon
Seules, à deux, chacune sa solitude
Instants de doutes
Instants bien connus
Instants craints et pourtant
Un peu plus apprivoisés à chaque fois
L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts
Et aussitôt
L’espoir disparaît……
Et réapparait
Que faire ?
Fuir, impossible
Lutter, trop épuisant
Attendre, oui
Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes
Car toujours ils finissent par abdiquer.
Instants de doute,
Je vous connais tellement
Vous m’habitez depuis si longtemps
Votre puissance m’anéantit
Et pourtant,
La lumière m’apparaît à chaque fois
Et me fait grandir ……
Jusqu’à la prochaine ….
Instants de doute
Je vous hais, je vous aime
Portez-moi vers le haut
Je n’ai que vous
Sylvaine
21 10 09 Chez Bichon (oh ma biche) Beach on!
Alors c'est comme aller à la messe.
Je sors du travail, je fais redescendre la pression sociale. Je ne suis rien d'autre que moi.
Je suis mystique. Je viens pour la prière, la ferveur. On se réunit pour adorer les Dieux:
mots, phrases, lignes, textes, comptines, poèmes. tout ce qu'on veut.
Il faut se préparer pour ça, rester perceptive, réceptive, allumer sur l'inspiration,
la joie d'écrire, de s'exprimer, d'être en compagnie de soi, même de ses secrètes pensées,
et puis après, on le partage...
Car dans notre messe, c'est chacune qui crée son sermon. Et puis l'église, elle est tout le temps en lévitation.
Un jour, c'est la cathédrale de théâtre, une autre fois le temple des arbres, la mosquée souterraine en crypte. On n'ouvre même pas les portes. Elles sont battantes, inexistantes. On ne se cogne pas.
La dernière fois ce n'était pas une cérémonie peace and love. Non! Soeur Sourcière nous a embarquées
dans le train fantôme. J'avais confiance, mais j'ai eu peur, j'étais mal à l'aise.
J'y ai pensé toute la semaine. A un mauvais voyage; de retour pour mes parents, de mon retour pour moi. Quelquefois j'en suis encore malade. Mais c'est pour ça, mes soeurs, que je viens me recueillir, pour m'alléger pendant deux heures de mes fardeaux si étouffants. Et quelques fois je vois celui des autres, s'élever, et devenir des nuages. Nos prières deviennent des nuages. Blanc pour le bonheur et les remerciements, noirs pour la peine et les interrogations douloureuses.
Nous nous sommes retrouvées sur le parvis pour notre cérémonie. La musique à l'entrée me confirmait l'ambiance "vibration". Il ya tout! Le buisson ardent, le recueillement et les interrogations métaphysiques.
Pourquoi j'ai tant de mal à vivre avec moi-même? Je suis de bonne volonté, pourtant, j'y crève.
Mais voilà, ça coince. Et je me pose cette question à moi-même.. Si je rêve d'une question qu'on me poserait,
au fond, c'est ma propre interrogation. Pourquoi (oui Why?) je n'arrive pas à être insouciante,
libre de mon corps et de mes gestes. Je pense à cette question, qu'on ne me posera pas, puisque je me sers
moi-même avec autant de verve. On peut penser à ça, et à d'autres choses, en écrivant le sermon du jour.
Le feu, symbole de la présence de la grande créatrice, qu'elle nous insuffle son inspiration,
pour que nous communiions à ces moments fragiles. Que notre communauté, guidée par Soeur
ABCDérangère puissent garder intact mes échanges épistolaires. C'est le club des amateurs de questions!
La flamme est repartie. Roulez jeunesse. Tire le pompon. That is the question.
Le gong résonne? Point d'interrogation?
C'est reparti dans l'écriture. Il y a un chant dans l'église, ça porte bonheur.
Et du aussi.
On ne me pose pas de question à la réflexion - c'est vrai. C'est parce que je me cache très bien.
Des réponses, par contre, j'en ai à donner. Encore faut-il être assez à l'aise pour le dire.
Après les pourquoi, si on avance un peu, on peut trouver des parce que...
Et parce que je me donne le droit d'écrire un sermon, et de le lire en chair et en os, et bien quelque part,
je sors du labyrinthe des pourquoi, et je suis un peu comme les autres. A égalité devant les mots.
Et terriblement enrichie de mes émotions.
Amen.
Marie Anne
| Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!! De quoi le Monde de tes rêves est-il construit? Alors, Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes, Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement, Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent, Il y a des échappées Belles et Aventureuses Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables. Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête, Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes, Les Amours sont Sains et Sincères, Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines, Les Larmes coulent dans des rivières Limpides Qui retournent à la Mer Bleue ou verte, La mer qui Chante aux nuages Son Amour. Et toi qui te chante Son Amour? C'était au Temps du début des Morsures. Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses. Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde. Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu. Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu. Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde. Incorruptibles dans leurs Corps en ruts. Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde. Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe. Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines, Nues et lisses sous l'étreinte de la lune. Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence. |
Capucine
As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?
renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?
Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?
Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautains, subtils, arrogants ?
Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?
Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?
Si un fil d'iode salit ton humeur, ne serait-ce pas fureur, douceur... ?
Il se construit, se pavane, se tisse
de minéral, de végétal, de bestial,
il s'accorde au temps, de sur-humanité,
novice, cécité,
il s'aveugle des tourments
passe outre les lactiques ferments
il se construit, s'anime, meurt, se ravive,
il tourne à la folie quand souffle l'envie
l'envie a guéri
c'est un monde de particules insoumises
turbulentes et folles, sauvages et bougonnes
c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme
au gué des sons aigus de mon chant intérieur
il s'abrutit de larmes parfois
qui se ramassent en flots bouillonnants,
moiteur, douceur
il s'allume d'un rouge immense
chauffe d'amour, de désir de vie.
Tu ne peux rien pour moi,
pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue
tu t'invites dans mes rêves,
t'imposes dans mes songes
surtout ne fais rien pour moi
laisse à mon heure se consumer mon rêve
il est mien
fouille dans tes poches
trouve plein
à attendre, à semer
tu ne peux rien faire
intruse, espionne qui trouble mon fil
de mes pensées sors en silence
erre, va, trouve potence
répands ailleurs semence.
Fred
Publié dans Textes en ateliers
11.10.2009
atelier rock'n'roll
En voyage tu es partie. Et je t'ai vue reliée, envolée, magnifiée.
...
En voyage je t'emmène, mais cette fois, la direction reste inconnue.
La langue aussi.
Celle qui conduit? Connais pas.
Avec ses lunettes à triple foyer, elle titube
et tâte en quête du volant.
Déjà je t'entends dire qu'elle ne va même pas démarrer si ça se trouve.
Elle démarre, cale.
Une musique tribale prend tout l'espace dans le véhicule.
7 places. Deux vides.
Dans sa tunique épaisse elle s'empêtre...
Elle s'arrête. Bredouille un truc inaudible.
Mémé d'un autre monde?
Fait le tour de l'auto.
Te filme en train d'écrire dans la voiture
à côté des autres passagères.
Elle remonte.
C'est une autre, foulard, lunettes de secrétaire médicale.
Redémarre. Met une cassette. Un vieil enregistrement.
Voix monocorde philosophant sur fond de piano.
Elle roule lentement, un peu de traviole. C'est limite.
Elle s'arrête. Tout le monde descend. Et marche jusqu'à l'Arbre brûlé.
Tu dois te sentir comme une étrangère à présent dans ce paysage vert
où l'Arbre trône, sculpté par la foudre.
Son coeur de charbon noircit mains et visages. Noires.
Perdues dans ce no man's land à 3 minutes du point de départ.
Noires, comme l'atmosphère de ce trajet de polar.
Qu'en vis-tu? Qu'en écriras-tu?
Elle rit, j'entends qu'elle jubile la vilaine
avec son tour, là, un air de drôle de blague.
On remonte, vite! vite! Hakéraman! Hakéraman!
Hok Hok!
Elle se met à courir et file démarrer l'auto en trombe
elle recule sur le petit sentier poussiéreux, c'est que la nuit tombe,
elle ne doit pas tomber sur nous aujourd'hui!
Tu remontes, ça repart, toujours en écriture,
dans la philo piano, et
stop.
Arrivées là.
Houkistouki?
Une voix répond: Hékéhénoooo!
Aaaaah.
Odile arrive et nous invite à entrer dans son atelier.
Grange de pierre où se nichent bois et couleurs,
peintures en chantier, vannerie, tissage, sculptures,
tout un univers dans l'atelier du Serpent Vert.
Ouf! Te voilà en sécurité, et puis ça parle ta langue maintenant.
Ecrire.
Lire.
Dire.
Merci pour cette épopée, et la confiance qu'il t'aura
fallu pour la mener jusqu'au bout!
hi hih ihi hi hi
B.K.
Atelier (7 octobre) Rébénacq
Vroum, vroum, broum, sploc, sploc, mais putain! Vas-y ma poule
y'a le feu de dieu, folle dingue au volant, embarquée c'est une évidence
mon moteur chauffe intense
patastrou, rabate, patatra, bastra, foutoir, putain bacadra
cette poupée va me mener droit à l'extase
pas question de caler ma belle, cours tu as raison
folle, folle vers le plaisir extrême
la jouissance intense, guidée par une vieille sorcière
en peine du flux et reflux, fluctu superflu
ha! Ha! Ho!
Le feu de dieu, reçu du ciel, me brûle la panse
cette danse comme une vie qui se tord, un sort
sortilège
noircis ta peau et brûle, friture, pourriture
une folle insoumise te guide au plaisir extrême
la terre en son feu, la terre en mon feu
à la lumière d'un foutoir réjouissant
l'homme est passé, trépassé, se lasse, amasse, re casse, pugnace
un rien lasse, passe fugace
après quoi tu cours ma belle?
Toujours la terre vieille sorcière!
A l'ombre du feu inlassablement cours vers la lumière
accroche toi, racine, machine programmée à jouir
intense patastrou, trou de l'univers
dans ce flux, reflux, supereflu, fluctu incertain
pas question de caler avant la jouissance
ça! C'est une évidence
Fred
Et pourquoi donc ?
Et pourquoi donc quoi ?
quoi pourquoi ?
et pourquoi pas comment ?
Comment ce fait-ce ?
Comment cette fesse ?
Comment cette fesse
montre sa beauté ?
Comment cette fesse
abandonne le monde ?
le monde que je t’ai fabriqué
patatras
l’afflux s’est suspendu
S’est-il suspendu ?
Et pourquoi donc patatras, l’afflux s’est suspendu ?
Nous y voilà,
question, questionnement.
Incessant questionnement
pour démêler les fils
pour me fabriquer mon monde
pour inventer le monde
Dans ta tête tu crées
tu t’enfermes, tu t’évades
Tu vois et tu pressens
Et le monde ressemble à ce qu’il est
à travers le filtre de tes pensées
emmêlées, démêlées
Pour sentir la terre
Marcher
Là, seulement tu descends
un peu au contact du monde
tu es reliée au ciel
Marcher, être
La route est là alors, évidente.
Le flux coule, recoule, fluve
Suspendue entre ciel et terre
tu peux te recréer
te relier à toi, au monde
Suivre ton délire
Suivre ton plaisir
Laisser les coffres qui claquent
les hommes aveugles de leurs machines
Et retrouver dans ta tête la pensée créatrice
dans tes poumons l’air douceur
sur ta peau l’air caresse
Bichon
Publié dans ateliers d'écriture nomade






























