29.04.2011

Les rendez-vous

 

ATELIERS D'ECRITURE NOMADE

Rendez-vous pour un atelier découverte le samedi 7 mai de 10h30 à 12h lieu donné sur inscription (entre Pau et Nay) (tarif 15 euros) bebkabahn@gmail.com

Rendez-vous pour une nouvelle aventure le samedi 21 mai de 9h30 à 12h (tarif 25 euros)

Stage les 21 et 22 mai voir plus bas

En petit groupe pour favoriser l'écoute des textes, les temps de parole, la dynamique, la rencontre 

 Dans le cadre d' "histoires de gave", un atelier d'écriture est proposé les samedi 5 et 26 mars, 9 et 30 avril, 7 et 28 mai de 15 à 17 hrendez-vous à 15h pétantes à la Tannerie à Gelos

 

 Le 19 mars une soirée avec le collectif Lab'Oratoire lors du festival d'OLORON, renseignez-vous! Soirée de pleine Lune et de poésie! LE 8 AVRIL, cabaret en ouverture du concert de Loic Lantoine, salle Jéliote à OLORON!!!!

 

 Le 30 mars soirée du collectif Lab'Oratoire à l'Entropie à Pau, 20h30, portez vos textes!!!!

 

Réservations : bebkabahn@gmail.com

22.04.2011

9 AVRIL 2011 BRUGES-CAPBIS-MIFAGET

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Lâcher, autoriser, s’autoriser… se découvrir étant son propre empêcheur de ne plus tourner en rond. Et tenter de trouver encore plus au fond de soi, de moi, l’être qui attend sa libération, d’être son libérateur enfin !
Choisir de lui donner la primeur, de lui consacrer toute mon attention et mon indulgence.
Il, elle, moi, sort de l’ombre, la lumière est crue, les sons même infimes semblent étourdissants, la bouche ne paraît plus savoir comment laisser s’échapper l’expression de vie de cette nature plus sauvage.
Et puis le barrage craque, une première brèche nourrie de l’amusement du censeur intérieur, voire même de son égo avide de fanfaronnade ; la part captive saisit l’opportunité tant attendue pour mettre une patte dehors, une oreille aussi.
Liberté octroyée, prise, offerte ? L’amusement grandit, il devient « Capitale » et enrichit mutuellement une dualité apparente. Celle qui ose vivre et celle qui observe et juge se retrouvent face à face ; le son si difficile à émettre, le mouvement ankylosé sont déjà là, plus rien ne semble désormais pouvoir les contraindre à nouveau.
A peine libérés, effleurés, osés, savourés, ils s’offrent et se préoccupent de leurs semblables, enfermés dans d’autres oubliettes corporelles, censurés par un mental ordonné, ordonnant au lieu de permettre ce don doré, précieux, si près des cieux, de ceux et celles que nous sommes au fond. Dans ce jardin extérieur, j’ai repris contact avec mon jardin intérieur, l’espace d’un moment. Ce fut un voyage lointain et intime, inquiétant avant que d’être joyeux, une expérience entre moi et moi, qui me rappelle mon unicité primordiale.
L’enfance ? En face, face à face, facettes, faucettes, chaussettes, chaussée en été et alors ?
Alors MERCI pour cette redécouverte ici et maintenant. Je m’engage à reconnaître toute la nécessité et son urgence individuelle, voire collective, de rendre plus que souvent visite à cet être des profondeurs, qui malgré la peur qu’il peut inspirer de prime abord est un farfadet enthousiaste et coloré, désarmant et vivifiant. Je décide de mater le geôlier intérieur pour voir venir ses crises de foi en son ordre supérieur et ainsi permettre à minima une alternance plus grande, mais peut-être à terme une entente respectueuse de ces deux parts de moi, qui ont leur rôle respectif sans pour autant s’édifier en toute puissance écrasante. A moins que la sauvage soit assez riche d’enseignements ancestraux et tribaux pour transformer son geôlier en compagnon de route, le guidant dans cette humanité dénaturée, atomisée et manipulée, afin d’éviter les pièges à leurre sur son chemin de vie et d’éveil. L’association est possible non ? OUI ! Elle est à mon sens vitale, urgente, salvatrice et porteuse d’avenir.

AnoOnime

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Seul dans sa coquille dans la brume matinale du soleil levant, où allait-il ?
Dans quel sens ? Y avait-il un sens ?...
Sorties de nulle part, d’autres solitudes, d’autres vies s’approchèrent, lancinantes, hésitantes, pudiques, enroulées, déroulées, pour entremêler leur énergie.
L’endroit devint l’envers, l’envers du décor à côté de l’autre endroit. Ont-elles perdu le nord ? Peut-être. Pour un instant fugitif qui est déjà au passé composé, ou à l’imparfait, redoutable perfection illusoire !
Oxygène bleu du possible, du peut-être, respiration du temps qui s’étire comme une élastique qui revient en claquant sur cette lucidité et qui redresse notre conscience endormie.

Ann Eaunîm



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Jeux d’eau, je d’Ô
Jet d’eau, jet de couleur, jet de lumière
Jeux de flammes, jeux de femmes
Femmes d’eau, liquide coloré,
Mouvements d’eau, souples, courbes, doux, fins et épais
Expressions de sentiments profonds, joyeux, brefs ou enveloppants
Nuages légers, transparents, à peine lisibles, à peine audibles,
Disparaissant dans l’espace blanc, informel du temps.
Où alors remontant de la terre, sourds, lourds de lecture de vies anciennes
prenant racine au fin fond de notre ventre loin
Loin dans nos entrailles de la vie.
Femmes, flammes, désirantes, désirables.
Femmes, filles d’un instant, d’un moment éternel.
Touchant du doigt tous les possibles du masculin
Brisant les liens pour mieux se libérer dans l’amour de la vie
Vie qu’elles donnent, conscientes ou non de la grandeur du paysage, de ce mot.
Ce mot, ces maux qui sont ou étaient imprégnés dans la plus profonde de ses cellules
Douleurs, souffrances passées ou encore présentes dans notre sourire, dans nos yeux, où se forment et se déforment ces jets d’eau, ces jeux d’eau.

Sylvia


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Lorsque de l’arbre jaillirent les couleurs, les elfes entamèrent leur danse
Effleurant les troncs, les pigments coulent
Se mélangent tournoient dans une sarabande explosive. Des jaunes, des bleus, des rouges, des traits, des courbes, des spirales.
Les elfes tournent autour, les reconnaissent.
Le jaune les fait bondir, les points se transforment en cloche, les courbes ondulent
Tel le serpent, le feu d’artifice explose les bras en l’air. Mais pourquoi tu meurs ? Un aigle t’a enfoncé son poignard dans le cœur ?
Mais non c’était leur rire.
Les elfes se sont fondus dans la prairie
Vert herbe, jaune tournesol, le blanc du papier donne maintenant à rêver une histoire.
Une colonne de feux s’élève pour vibrer dans une forêt d’arbres rouges.
Jaillissent des étincelles, petites flammes
Que les serpents entourent. La fourmi et l’oiseau observent la ronde des serpents, bien à l’abri de l’eau qui coule sur eux.
Les serpents cherchent à gagner la fraîcheur de l’eau mais le feu ne les laisse pas passer.
Ils resteront à jamais prisonniers d’une feuille dans une prairie pleine de pissenlits.

Anna O'NYM


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Ils étaient douze et un et quatre
Ils chantaient
Ils chantaient dans l’océan profond
Et même sous la pluie dense
Tombés du ciel ils étaient
Ils avaient d’abord craché le feu et la Lune puis
Ils étaient partis
Sur une étoile vive
Au fond
Tout au fond d’un puits sans fond
Elle les avait touchés
Ils étaient tombés
Morts
Enterrés.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là
Mon frère voulait me parler à travers les âges
De cette histoire sans queue de poisson
C’était une histoire de chant et de lutte…
Le chant était trop beau si fort pour ceux qui l’ont reçu
Ils ont grandement lutté et ils ont tué les justes
Les justes s’ils étaient justes n’étaient pas sages
Ils ont péri en beauté
Enterrés
Morts.
La beauté s’est perdue…
C’était sans compter sur le Phoenix !

Elle jaillit la beauté
De partout
La source le flux
Elle brûle
Elle vit !

Je l’accueillerai au plus profond de moi
Don de mon frère des temps sous le temps
Et je la distillerai
LENTEMENT

ET SURTOUT
J’accepterai
De ne pas connaître
La suite !

Alexandra

 

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12 MARS 2011 Maison carrée Nay. Crypte de Mifaget


Ce matin en arrivant je fus déçue. Légèrement vêtue, cela dit, trop, selon Michel, j’eus donc à me dépouiller. Les plumes qui couvraient ma gorge tressaillirent. Mon sourire jaune s’effrita au son de ce que pouvait renfermer cette pastille synthétique. L’apparence respira et ouvrit tout au battement. Je mets un pied ici sur ce chemin hilare. Crisse, tension, change, ouvre. Profil haut. J’y crois, et vous ?

Claude

 


Assis face à l’archange, quand je pars, quand je reviens ? Mouvement enveloppant, drap-peau, peau-drap, port d’attache, et de lien, contrées lointaines et pourtant si près.
Qu’est-ce que je fais là bas ? Qu’est-ce que tu fais ici ? La ligne d’horizon entre ciel et terre, entre haut et bas, entre expir et inspir, entre lumière et ténèbres n’est qu’une séparation fictive, l’une n’existe que par l’autre ; comme le don qui n’existe que parce qu’il est accueilli. Tout est un, sans début, ni fin.

Maryse

 

Descends les marches et entre dans cette nouvelle aventure. Pourquoi descendre ? Parce que c’est une façon d’entrer en moi et de continuer à découvrir les profondeurs de mon être et à accepter qui je suis.
En arrivant ce matin, je me faisais un cadeau, celui du dépassement, je suis volontairement sortie de ma zone de confort, pour me confronter gentiment à mes freins et apprendre à laisser glisser. Le premier exercice, celui du don, m’a dans un premier temps directement confronté à mes peurs. Celle de devoir me raconter, raconter quelque chose de moi au travers d’un objet. Finalement j’ai repensé à un échange avec une amie qui m’apprenait que tout travail mental en force tue la créativité. J’ai donc décidé de ne pas réfléchir pour exceller, mais de livrer mon anecdote comme ça, dans l’acceptation inconditionnelle, sans jugement et en évitant de vouloir garder le contrôle.
J’ai apprécié et j’ai été portée par certains regards lumineux et sourires. Je me suis sentie bien.
J’ai aimé que chacun soit dans la transmission et la réception de l’objet et de son histoire.
Une sorte de fluide est passé entre les membres, quelque chose de doux et sympathique.
L’aventure dans la crypte a été un moment de don de sa personne en recherche de sensations, face au regard du reste du groupe. C’est marrant j’étais à l’aise, la magie a opéré.

Virginie

 


Enveloppement, rondeur résonnante du recevoir, apprendre à recevoir, une difficile étape à vivre.
J’accepte « le recevoir », je le laisse m’assouplir, m’arrondir, me réchauffer.
La respiration, la vie, l’inspir, le souffle.
Inspir, recevoir ?
Souffle, don ?
La respiration de la vie.
La respiration du partage.
Y a- t’il partage sans vie ?
Y a-t-il vie sans partage ?

Sandrine

 

Un chemin creux au bord de l’eau…le suivre, glisser sur la matière souple. Tout se mélange, les énergies, les regards, les sourires, les attentes, les histoires.
Donner en cours de route, si on peut si l’autre veut. Accueillir aussi si l’on peut si l’autre veut. Les mains se tendent, ou pas, se tiennent ou pas. Souffle de vie, expirer, vivre : de nouveaux visages apparaissent, frisson, énergie, chaleur au cœur des pierres froides, sérénité, beauté.
Endroit juste, juste endroit, être juste là. Recevoir l’autre au travers de son don.

Nathalie

 


Ca y est, à portes ouvertes, les pieds ancrés, je reçois par tous les pores, les ports d’attaches, les ports salubres, les ports ????, les ports d’artistes. J’accueille tous ces déséquilibre et équilibre de la vie qui font du lien : une larme, une noix, un sourire, une plume, un chagrin.
Le plaisir immesurable de donner ce sourire profond à cette femme que je sens si loin, et qui, petit à petit, après ces luttes intérieures, offre prémices à ses commissures.

Fred

 

L’ancrage du bonheur s’abandonne à la paix. Offerte, elle se laisse bercer par la musique d’un chant sacré. Un balancement subtil s’empare de son corps, comme une transe, un retour au centre.
Elle plante ses racines dans le sol, elle accueille cette onde vibratoire, tellurique, qui monte de ses pieds. Dans un lien mystérieux à la terre notre mère, elle ouvre son cœur au calme intérieur.
Elle écoute le silence qui retombe, son corps reçoit encore les zestes du son résonnant sous la voute.
Fille dans le vent, elle ouvre sa porte avec confiance, sérénité, à la douceur, à ce sourire intérieur.
Dans l’intemporalité d’une statuaire d’autrefois, elle se sent tour à tour madone, vierge à l’enfant, cyprès sous le vent. Bourgeons, fleurs et fruits, caresse, offrande, miel de la vie : elle prend !

Isabelle

 

Traversée par ces émotions, je me relie à moi même en essayant de me dépouiller, de me détacher des objets, des choses qui représentent tant de souvenirs, de moments joyeux, clairs, mais sombres aussi…Ces objets multiples par leurs couleurs, leurs formes, leur plastique que j’oublie de regarder, qui ont pris place dans mon chez moi, peuvent trouver une seconde vie ou une autre vie, dans le quotidien d’une autre personne…
Donner, distribuer sur cette place d’église où fleurissent les magnolias, pour mieux accueillir ce qui s’offre à moi : la vie, les rencontres, comme une fleur s’ouvre au lever du jour, pour vaciller au gré du vent près de l’archange avec son souffle invisible.

Sylvia

 

 

 

06.04.2011

Stage écriture nomade polyvalente en montagne 21-22 MAI 2011

Bienvenue sur le bloug de l'Atelier Sans Porte, ateliers d'écriture nomade, et de ses voyageurs et voyageuses, écrêveurs et écrivières talentueux, talentueuses, en toute simplicité, l'expression créatrice émerge et va en mot, en son, en voix, toucher l'ami lecteur, l'auditeur, sur le passage de nos foulées à petites contrées, et la joie d'être ensemble pour écrire et créer, s'étend de l'un à l'autre se partage, se communique. Ne sois pas intimidé, viens prendre un ver, une rime. Laisse une empreinte de ton passage! Ci en bas tu trouveras les stages que propose l'asso, et tout du long, un voyage en textes, d'un atelier à l'autre, une mise en situation et un lieu différents à chaque fois. Tel est le concept de l'atelier nomade en écriture, créer ici et maintenant, toujours en mouvement!

Ateliers d'écriture nomade et polyvalent

21-22 MAI

en vallée d'Aspe, plateau de Lhers

 


DEROULEMENT DES ATELIERS

(Les ateliers peuvent être amenés à bouger selon l'ici et maintenant des dates.)


 

SAMEDI

 

 

   14h-16h30 

-entrer en matières:

carnet de voyage sans rang donné, en rando simple, quêtes d'empreintes à la volée et graphismes naturels, peindre avec la nature (feuilles, terre, pétales, etc...)

- tracer le voyage de l'un à l'autre en mots-croisées des-tinations (temps d'écriture, échange de "graines-mots")

- entrer en écriture sur l'impulsion de propositions

- lectures silencieuses et polyphoniques

- tour de parole

pause

                    17h-18h30

- atelier d'écriture juke-box:

quand l'animatrice se transforme en juke box: improvisation technique en animation (création dans l'instant d'atelier sur mesure pour chaque écrivant)

- lectures vivantes

- tour de parole

- échange pédagogique et transmission d'outils

 

 

19h: repas

20h30-22h00

- créer à quatre mains

expérimenter l'expression créatrice comme nouvelle source d'écriture (par exemple: collage, modelage, aquarelle... et criture)

           - lectures vivantes

           - tour de parole

 

veillée

 

improvisations accoustiques, vocales, ludiques

amenez vos instruments de musique!

 

atelier d'écriture de nuit ( lune gibbeuse!) ou de l'aube  (proposition ouverte)

 

DIMANCHE

petit déjeuner

 

9h-12h

- improvisation poétique orale à plusieurs voix

images du conte les yeux fermés,

 exercice d'imaginaire/visualisation et d'écoute

[- retranscriptions, lectures vivantes, tour de parole]

 

repas

                     13h30-15h30 

- atelier au tambour

voyage en écriture au rythme du son (au son du rythme?)

- lectures

- tour de parole

                  

échanges, bilan, rangement, aurevoirs!


 

Bulletin d'inscription

Atelier d'écriture nomade en montagne

 

RENSEIGNEMENTS:

Prénom :.............................................................................

Nom :..................................................................................

Date d’anniversaire :......................................................

Adresse :..........................................................................

............................................................................................

Adresse virtuelle:...........................................................

N° de téléphone :............................................................


           

         TARIF:

frais pédagogiques: 110

hébergement: 20

literie: prévoir ses taies et draps (sur place oreillers et couvertures)

repas: chacun amène quelque chose à partager, nourriture pour 2 jours dont un pique nique

             L'inscription sera validée à réception des arrhes (40 €), elles ne seront pas remboursées

en cas de désistement moins de quinze jours avant le stage.

Le paiement se fera par chèque à l’ordre de l’association "L’Atelier Sans Porte".

 

Merci de retourner la fiche d'inscription

accompagnée des arrhes avant le 08 juin à:

 

"L'atelier Sans Porte"

5 chemin de Prade

64260 Lys

 

CONTACT: Beb Kabahn: 05.59.71.47.66 ou mail: lateliersansporte@hotmail.com

stages d'été, se renseigner, ce sera selon les demandes, posez vos dates!

 

Publié dans week end

27.02.2011

Les instants présents!

 

Bienvenue à l'Atelier Sans Porte

 

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 -->Des ATELIERS conçus pour partager des instants magiques à rêver et à vivre ensemble; pour le plaisir d'être singulier dans un groupe harmonieux, de développer notre sensation d'être au monde, la joie de trouver des clefs, des outils simples à utiliser pour faire des instants les plus banals de notre vie des moments de partage, de bonne humeur et de créativité.            

 

-->Des STAGES pour créer les espaces où le temps s'abandonne à nos perceptions, pour sentir le parfum de tous nos possibles.     

                    

-->Des FORMATIONS pour transmettre ces outils pédagogiques accessibles et adaptables à tous les publics.  

     

Vous trouverez ci-dessous les différentes formules que nous vous proposons, à vous particuliers, groupes libres, Institutions...

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Atelier d'écriture nomade

 un samedi par mois de 10h à 12h30                      

 15 janvier,  12 février,  12 mars, 9 avril, 14 mai, 11 juin 

En découdre avec les anciens schémas liés à l'écriture, appréhender d'autres modes d'entrée en écriture, en reprendre possession. Ateliers axés sur l'expression singulière de l'être, envisageant le collectif comme source de création, pour prendre sa place, s'émanciper!   Initiation, approche de différentes entrées en matière, aventures singulières en extérieur, ateliers polyvalents (écriture et modelage, danse, théâtre ou voix, etc...), improvisation poétique orale et poésie sur la voie publique, investir les lieux propices au partage, aller à la rencontre d'un public, créer des situations d'échange à l'impromptu, saisir l'instant, création de livres-objets; relier les écrits dans un objet vivant pétri de vos mains, expo sonore (selon les désirs du groupe expo sonore publique ou intime).         Tarif par atelier: 25 €   

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 Ateliers d'écriture au tambour: pleines Lunes de 20h à 22h

18 février, 18 avril, 17 mai, 15 juin

 

L'atelier au tambour entre en résonance avec les traditions des peuples animistes des quatre coins du monde. Chamans de Mongolie, hommes et femmes médecines sioux, sorciers peuls, chacun expérimentera le son du tambour avec ses propres résonances, dans cette invitation à créer un univers à travers son propre voyage intérieur. Nous partageons les repas en fin de session.                Tarif par atelier: 30 €

 

  

Stages 

19-20 mars (équinoxe, pleine Lune), 21-22 mai 2011, 13-14 août 2011 (pleine Lune) dates d'automne et hiver à venir... 

Un stage de deux jours en pleine nature (montagne, forêt) est proposé une fois par trimestre. Les programmes sont disponibles sur le blog. Pensez à réserver votre place au plus tôt car ce sont de petits groupes, afin de privilégier des instants riches et précieux.

Animations:

*Manifestations culturelles, salons du livre, rencontres thématiques, projets de quartier...                                                                      *Projets en écriture(littéraire, ludique, contes, fabrication de livres-objets, prose et poésie) et d'expression créatrice (modelage, peinture, collage, land art, improvisations poétiques orales et illustrations).                             Tarifs:  à partir de 50€ horaire ou forfait                                                                           

*Contes sioux lakota, animations musicales (chants du monde a'capella, lectures vivantes), performances artistiques (peinture, modelage, écriture et improvisations orales).Tarif: 150€ pour une heure de prestation      

Formations:                                                                                        

Formations et initiations aux différentes techniques d'animation d'ateliers nomades, d'écriture et d'expression créatrice en cycles courts de 16h à 5 jours ou  en cycle long (projets institutionnels et formations approfondies).                                                                

Tarifs: de 50€ à 75€ horaire ou forfait                                    

Numéro de formateur: 72 64 03034 64

 Numéro SIRET: 50121369800027   

                   

Beb Kabahn dans son approche atypique riche d'un parcours très éclectiqueintervient sur demande en tant qu'artiste, formatrice et/ou animatrice dans les domaines des arts et des spectacles, du social, de la santé et de l'éducation, au profit de l'association "l'Atelier Sans Porte".

 

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Contes, chants du monde a'capella, performances, illustrations, développement personnel, ateliers au tambour, accompagnement à l'écriture, correction de manuscrits, alphabétisation, lutte contre l'illéttrisme.

 

Pieds nus sur la Terre, ça crée ! 

Arteliers sauvages en liberté !  

 

 

 

             

lateliersansporte@gmail.com

 
Beb Kabahn
animatrice d'ateliers d'écriture nomade et d'expression créatrice

et d'ateliers à visée thérapeutique

artiste polyvalente, chanteuse, conteuse, prose et dessins, encres

improvisations et performances

 

bebkabahn@gmail.com


membres actifs de Survival

 http://www.survivalfrance

Funicuterre, 12 février 2011, Pau

Photo0105.jpgDépart: kiosque du funiculaire, création spontanée en argile le temps de la montée, impulsés par une citation philo, nous arrivons, et résonons. Là le cafetier nomade (que la ville n'autorise pas à bouger hum hum) nous attend avec son super concept qui nous fait chaud au coeur et à l'estomac. Rencontres inattendues avec de passants qui viendront semer quelques mots dans les textes, lecture polyphonique spontanée dans le petit salon de l'office du tourisme (merci pour votre accueil!) et tour de parole en haie d'honneur à la sortie de la mairie, en attendant un mariage surprise et puis, ho! nous recevrons le riz!!!

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Elle avance, insidieusement, dirait on. 

En fait, elle est gênée par sa cheville, cassée par un bracelet. 

«  La femme noire a besoin de repos »  pense l’homme à ses côtés qui l’aide à traverser la rue. 

Elle voulait se libérer de sa mémoire d’esclave, mais tel un dragon lové dans son cerveau, l'Ourobouros   

 

fait resurgir en elle, indéfiniment, le cycle de l’histoire. Cela  tourne, virevolte en elle, tant et si bien

 

qu’elle en ressent une forte fatigue. 

« Elle boira le calice jusqu’à la lie » considère le penseur à ses côtés, tandis qu’ils se dirigent vers le 

centre ville. 

« C’est faux, c’est faux, le cercle infernal va se rompre »pense t- elle 

Elle va entrer en gestation. On ne verra d’abord d’elle qu’un étron, mais peu à peu la forme surgira de 

la corne d’abondance qu’est la mémoire de ses ancêtres : mémoire débarrassée de toutes les 

humiliations, pour ne plus garder en elle que la dignité, scandée par les rythmes lancinants de l’Afrique. 

Le continent tout entier se réveillera alors. 

La terre en sera ébranlée, les eaux sortiront de leur lit, gonfleront jusqu’à recouvrir tous les déserts. 

Dans ce bouleversement de début du monde, les montagnes paraitront comme une tarte avec sa 

  

 

garniture de champignons, que tous les hommes noirs, toutes les femmes noires, tous leurs enfants,

 

pourront manger à satiété.

Dès lors, ils ne connaîtront plus jamais la faim, la soif, l’humiliation.

Ils seront devenus des hommes libres et heureux.

Joëlle

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Fille pour vivre la sérénité

Vas dans le jardin

J’y aime le début de la vie

Le potentiel d’une gestation dense

Nourrie par la visite d’un météorite

Cette gangue de pierre

Fracassée du chaos

porte en son intérieur un nœud de matière

Plus un peu de neige irisée

C’est une graine embuée de vapeur

J’y vois le potentiel de tous les sons

Et de tous les visages

Attention

Que ta noix soit pleine et non point vide


Marie Claude

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Goûter la joie, bon café, bond hors du temps, hors de soi.

Je suis là et partout, je suis toi et c’est doux. Je reçois et résonne, l’horizon s’élargit, voyage dans le temps d’enfant à adulte, Restent les empreintes,

penser comme une cascade, les laisser partir et creuser leur sillon.

Voyage dans l’espace, campagne, ville.

Je suis partout et en même temps nulle part.

Lieu unique, temps unique.

Pose-toi, c’est là, maintenant.

Envie, création, négride positive, plus d’avant, ni d’après.

 

Cookie qui fond dans la bouche,

 

 

Cadeau, plaisir du goût…

 

Œil, écoute, oreille, regarde, je suis.

 

Le cochon passe, il est mort de rire.

 

Le monde continue à tourner, les rythmes lancinants de l’Afrique,

Scandent les battements du cœur,

L’océan roule et respire, l’herbe verte glisse entre les doigts….

Les poissons parlent, le cochon a tout entendu.




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Ma barque vogue au fil de l’eau 

Tranquille mon esprit se vide 

Ainsi avalé par les flots 

Sur lesquels doucement je glisse

 

L’œil et l’oreille tout grands ouverts 

Je suis prête à tout recueillir 

Tel un réceptacle je sers 

A entendre, voir et accueillir 

Chacun deviendra ma famille 

Pour tous je serai un pilier 

Épouse, sœur, amie ou fille 

Pour vivre la sérénité

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De toi à moi, mémoire... 

celle de l'œuf dans le nid, celle de la trace dans ce sac à malice, celle de l'ancêtre dans sa hutte ou son

tipi, fruit de l'abondance d'hier ou de demain.

 

Qu'importe! Tu m'as donné de toi, où vais-je aller avec?

 

Toujours en partance, ni d'ici, ni d'ailleurs, entre deux gares, je prendrai le funiculaire, sans me taire,

pour faire exploser ce volcan de douceur;

N'aies pas peur, il viendra éclairer ta nuit, sécher tes larmes et peut être éblouir ton regard, ou te

réchauffer, avant de s'évaporer dans un trou sans fond ; mais au fond, l'important c'est que tu aies été

touché par la grâce de l'échange, et que grâce à ton vide, tu aies pu te remplir de l'insaisissable, de

l'insolite, de l'éphémère, de ce moment furtif qui ne sera plus jamais, mais qui restera avec son

paradoxe en toi, inoubliable!

 

 

 

 

 

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Et si c'était moi tout ça

un monde ouvert

un champignon

un p'tit br?

Un expresso

un chiffon renversé

des rires

au revoir ...convivial... au revoir

on s'revoit

Visitez nous votre regard est le nôtre

votre regard en champignon

chapeau melon et manteau de feutre

regard perçant et patte de mouche

méfiance méfiance

que caches- tu sous ton couvre chef?

Que trouvera-t-on dans notre tête?

Votre tête tous ces gens

tous sortis du même chapeau pointu

je m'ouvre à toi monde vacillant

voiture vélo voyage mais qui êtes vous Monsieur?

« ça m'est venu comme ça »

Et si le monde c'était joie?

Nous tous là pollution dioxyde de carbone

voitures qui passent crise impôt sur le revenu

un homme dans la rue

une femme qui tremble de froid

mais humains tous, joie

Joie. Diversité.

Je suis un repère géodésique. Je suis le point.

Il y a un homme qui veut prendre en photo le cafetier.

Il y a de la magie et Claude qui court en couleur.

 

26.02.2011

ateul "philo" au café du Méliès 23 février 11

 

Départ: le foirail, jour de marché bio 

A l'impromptu

philosopher

Arrivée: dans un café

fermé

celui du Méliès,

cinéma d'art et d'essai palois

qui nous accueille

des questions et des réponses à l'aveugle,

des citations semées aux quatre vents

et un proverbe déjà célèbre... à naître et renaître encore...

 

 

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cinéma le méliès, Pau, le Méliès, philosophie, atelier d'écriture

 

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cinéma le méliès, Pau, le Méliès, philosophie, atelier d'écriture

 

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cinéma le méliès, Pau, le Méliès, philosophie, atelier d'écriture

 

 

Nathalie 001.jpgcinéma le méliès, Pau, le Méliès, philosophie, atelier d'écriture

 

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03.02.2011

retours sur Elle

salut Beb !
 
c'est Yann (de rébénacq et d'oloron) !
 
ton ouvrage-carnet-recueil-bloc-livre-essai "ELLE" m'est tombé dans les mains ce matin !
 
quel bonheur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 
bravo, bravo, bravo
 
c'est beau
c'est doux
c'est chaud
c'est léger
et profond
c'est brillant
c'est touchant
c'est malin
c'est coquin
c'est rigolo
 
ça fait du bien
 
merci pour ELLE
 
à bientôt
 
Y.

16.01.2011

Atelier d'écriture nomade à Pau samedi 15 janvier 2011

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Je mords dans l’acidité du fruit,

Echange de saveurs…

Un regard inquisiteur,

Quelques bribes de mots ;

Ça sent le gorgonzola !

Dans une indifférence aveugle,

On me bouscule sans ménagement

Il n’y a pas de quoi en faire un fromage !

 

 

Ce regard qui me traverse,

Noël décalé :

Un sapin et des boules de houx,

Et ce bébé qui dort dans la poussette

Surmontée d’un cageot de laitue ;

De la jeunesse à la vieillesse,

On cherche la sortie….

 

 

Un duo de mots s’échappe

Dans une fraîcheur océane ;

Explosion de couleurs

Au carré des producteurs.

 

 

Une queue impatiente,

Des billets qui se tendent,

Va et vient du trancheur,

Tranche de vie

Citrouille en carrosse…

Parfum d’Orient à l’Occident.

Un café debout,

Un grand escogriffe en livrée, à boutons dorés

Me tend un billet…pour l’île Maurice

Pourquoi pas ?

 

 

Dans l’allée du poisson,

Humeurs et saveurs,

Sourires, coques et cordes

Ronrons de moteurs,

Rires et gueules,

Soleil noir de matin malin,

Cacophonie et pendule figée

 

 

Mais pourquoi tous ces gens viennent ils

Mêler leurs voix et leur sourire

Au cœur de ce labyrinthe

Composé de légumes et d’agrumes ?

 

 

C’est chou dans cageot,

Poireau en folie,

Perles de mots et blancheur d’endive

Éclaboussée de soleil mimosa,

Brillance des miels,

Rayon doré

Des merveilles ensachées…

 

Isabelle 

 

 
 

 

 

 

 

Comme chaque samedi matin depuis que je vis à Pau, je me promène dans les Halles, faisant mes achats au gré de mes envies. Puisant dans cette vitrine des produits du  terroir, véritable patchwork de couleurs et de senteurs. Et comme chaque samedi, une question me taraude: pourquoi tous ces gens  viennent-ils mêler leurs voix et leurs sourires au coeur de ce labyrinthe composé de légumes et d'agrumes ? Est-ce uniquement parce que les produits vendus ici sont les meilleurs de la ville, comme me l'a dit mon fromager ? Je ne le crois pas. Ce lieu est une véritable agora. La place  l'on se retrouve pour échanger, voire militer. Ici on refait le monde, entre la viande et le poisson. On rit, on râle, entre le pain et les épices. On parle de tout et de rien, parfois aussi de choses graves. Mais on le fait la plupart du temps avec le sourire, car les choses graves méritent de sourire pour prendre du recul et mettre de la distance. Et pour prendre cette distance, rien ne vaut le regard des enfants agrandis devant les étals de gâteaux et de sucreries.

Alors la lenteur de l'humanité vaut-elle quand même la peine de sourire ? Assurément, oui.

Christine 

 

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09.01.2011

Les RENDEZ-VOUS

BK.jpgRendez-vous mercredi 19 janvier à 20h à Lys pour un atelier d'écriture au tambour, atelier de la pleine Lune.

Couvrez-vous bien, mais surtout RESERVEZ FERME! par mail à bebkabahn@gmail.com

Prévoyez un tapis de sol et une couverture, une tenue confortable, et le repas du soir que nous partagerons.

Tarif: 30 euros

 

 

 

Rendez-vous vendredi 14 janvier

à 19h pour le vernissage de Valérie Toulet,

expo photo "Trajectoires"

Et pour l'occasion :
"Une performance autour des images, improvisation poétique orale...instants de magie en mots... à éclore en écho ! par Beb Kabahn

http://www.valerietoulet.com/expo-2011/

03.12.2010

Ateliers sauvages en liberté 13-14 août 2011

 

 

Ateliers sauvages en liberté:

les quatre éléments

écriture nomade et expression créatrice en montagne

13- 14 août 2011

Dormir sous la tente ou à la belle étoile, cuisiner au feu de bois. Créer en mouvement, à ma rencontre, me relier à mon essentiel, au vivant, à l'eau, à l'air, à la terre, au feu. Marcher dans la nuit, sous un ciel de Lune. Veiller à la lumière des chants, contes et tambour Sioux.

 

Différents ateliers vous sont proposés au rythme de la journée, du soir et de la nuit. Des tours de parole bouclent chaque atelier. Nous laissons les portables éteints, les montres hors des poignets. Le temps se déroule comme une respiration. Vivre l'ici et maintenant. Précieux instants offerts à la créativité, à l'expression, à l'écriture, émergeant de et à soi-même.

 

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            SAMEDI départ 14h:

Un temps de balade pour s'approprier humblement cet espace,

et le vivant qui nous entoure.

 

- Carnets de route/livres-objets expression créatrice

Où les matières se mêlent à la trame, à la trace.

Trace à être, à écrire, graphismes des sous bois, encres vives de fleurs... tout est à naître de nos mains et la nature s'offre abondante pour porter notre créativité.

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- les pieds dans l'eau écriture nomade

Dans le chant de la rivière, un monde à découvrir en pleine écoute. Ondines, légendes, mythes à réinventer.

 

-rencontre avec l'arbre écriture nomade

Sur propositions, vous entrerez doucement en écriture dans un rythme végétal. Se retrouver, partager. Lectures en voyage d'arbre en arbre.

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.

repas au feu de bois

merci de privilégier les nourritures végétariennes,

alcool et psychotropes ne sont pas admis sur le stage, merci de votre compréhension

 

           

          Soirée

 

- les mains dans la terre expression créatrice

Modelage à la lueur du feu, dans le silence du crépuscule. Ponts secrets de mots pétris de terres et d'encres. Lectures chuchotées. Tour de parole.

 

Veillée autour du feu

*les contes de Win Waste Omani (histoire d'une femme médecine Lakota en Béarn)

Contes traditionnels des amérindiens des plaines, ponctués de chants sioux et croisés d'un réel local, atypique.

 

*cérémonie des "give-away" ("donner loin", fête Sioux de partage et de don)

vous apporterez un objet que vous souhaitez offrir et transmettre, ayant une histoire que vous pourrez raconter.

  

 

 

Atelier de pleine Lune :

- Atelier d'écriture sous les étoiles, la Lune bien pleine.

Allumer ses yeux de chouette, écouter trembler la nuit. 

 

                   DIMANCHE petit déjeuner

           mise en jambes, corps et voix pour démarrer la journée souples et légers

- improvisation poétique orale

polyphonies déjantées, collectives et faces à faces (joutes ludiques)

 

repas

                     13h30-15h30 

- atelier au tambour

voyage en écriture au rythme du son (au son du rythme?)

- lectures

- tour de parole

échanges, bilan, rangement, aurevoirs!

 

 

 

 

Bulletin d'inscription

Atelier d'écriture nomade en montagne

 

RENSEIGNEMENTS:

Prénom :.............................................................................

Nom :..................................................................................

Date d’anniversaire :......................................................

Adresse :..........................................................................

............................................................................................

Adresse virtuelle:...........................................................

N° de téléphone :............................................................

 

           

         TARIF:

frais pédagogiques:  130

Petit groupe: de 6 à 10 personnes

Dormir: à la belle étoile ou sous la tente, chacun amène son matériel et son duvet

Repas: chacun apporte quelque chose à partager pour 2 jours, la cuisine se fera au feu de bois

             L'inscription sera validée à réception des arrhes (60 €), elles ne seront pas remboursées

en cas de désistement moins de quinze jours avant le stage.

Le paiement se fera par chèque à l’ordre de l’association "L’Atelier Sans Porte". 

 

Merci de retourner la fiche d'inscription

accompagnée des arrhes avant le 15 juillet à:

 

"L'atelier Sans Porte"

5 chemin de Prade

64260 Lys

CONTACT: Beb Kabahn: 05.59.71.47.66 ou mail: lateliersansporte@gmail.com

"Paroles d'écolos" Astobelarra / Le Grand Chardon

 Rendez-vous au salon bio Asphodèle à Pau le 11 décembre à 10h pour la présentation du livre!http://parolesdecolos.blogspot.com/

Astobelarra / Le Grand Chardon 

 

Les auteurs

- Christian Laborde
- Yves Cochet
- Pierre Gastereguy

- Maria Portugal
- Fred Vargas
- Yves Frémion
- Marc Large
- André Cazetien
- Stephan Carbonnaux
- Julos beaucarne
- Gérard Charollois
 - Alain Caudine
- Daniel Labeyrie
- Le babel du talon Rouge
- Michel Druez
- Olivier Eudes
- Jean-Yves Deyris
- Arlette Zilberg
- Marcel Saule
- Nicolas Loustalot
- Roland de Miller
- Louis Espinassous
- Jenofa Cuissset
- Roger Deschacht
- Beb Kabahn et Fred Mirande
- Laurence Goyeneche
- Roger Lapassade
- Coline Serreau
- Jean-Pierre Petit-Gras
- Michel Vigneau
- Beñat Picabea
- Joana Irigaray
- Eric Pétetin
- Morrad El Hattab

16.09.2010

"Avons-nous encore besoin de la pédagogie ?"

 

Ensuite cette info qui invite à la réflexion, d'importance;

Organisé par le GFEN du Lyonnais en étroite coopération avec le GREN et le secteur Langues :

COLLOQUE
"Avons-nous encore besoin de la pédagogie ?"
Les 8, 9, 10 octobre 2010 à Lyon
Il est temps d'affirmer la nécessité de combler le déficit de pensée et de formation, de construire une pensée critique et argumentée pour lutter contre les apparences et l'opinion et le refus de se penser impuissant devant la complexité de la tâche. Il n'y a de batailles perdues que celles qu'on arrête de mener !
Il est temps d'inscrire la pédagogie comme une nécessité dans la pratique et son absence, comme un terrible obstacle, un fléau pour notre société. Mais pas des pratiques qui laissent chacun "à sa place" et entérinent les fatalismes de notre société. Nous n'avons pas besoin d'une pédagogie "molle", irréfléchie, qui serait l'expression d'une nouvelle mode.

Il appartient à tous de se construire une pensée critique afin de pouvoir raisonnablement rejeter tout retour aux vieux schémas qui montrent leur inadéquation aux exigences d'une société où pourraient prendre sens l'égalité et la fraternité.


Vous trouverez ci-joint l'affiche et le dépliant présentant le programme, les intervenants et vous permettant l'inscription.

Nous vous remercions de bien vouloir diffuser cette information dans votre réseau.


Cordialement,
Valérie PINTON,
Chargée de communication et de développement


GFEN
Groupe Français d'Education Nouvelle
14 avenue Spinoza 94200 Ivry sur Seine
Tél: 01 46 72 53 17 - Fax: 01 46 71 63 38
Courriel: gfen@gfen.asso.fr - Site: www.gfen.asso.fr

07.04.2010

éditions la débrouille

    L'Atelier Sans Porte, le collectif  "3 1/3  d'1" et      
    les Editions La Débrouille    
    sont heureux de vous annoncer la naissance du recueil :               
                               
                elle titre.jpg                   
                               
               portraits d'Elle, instantanés de textes et dessins               
                               
               Beb Kabahn               
                               
                               

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               Tirage limité et numéroté avec un dessin original de Beb Kabahn,    
                et une dédicace en acrostiche?               
                               
               Sur papier recyclé, 48 pages entièrement en couleur, couverture    
   sur beau Papier Vergé, 160g, au prix de 15,00€ l’exemplaire.          
               
         Tous les recueils sont vendus au profit de l'association "l'Atelier Sans Porte".               
                               
               Merci de découper  le bon ci-dessous en suivant le pointillé et de    
   le renvoyer complété et accompagné de votre chèque à l'ordre de               
                               
               L'Atelier Sans Porte 5 chemin de Prade 64260 Lys               
                               
               ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------               
                               
                   Je soussigné(é),......................................................................................               
                   adresse : ................................................................................................               
                   e-mail: ..................................................................................................               
                               
                   désire souscrire à ........ exemplaires de     de Beb Kabahn, au prix de 15,00€ l’exemplaire :                
                               
                   15,00€    x ......exemplaires  = .................€ + port et emballage *................ Total : ..................€               
                               
                   somme que je règle ce jour à l’ordre de l'association "l'Atelier Sans Porte".               
                               
                               
                   A............................. le............................                                                             Signature                           
                               
                               
                               
                               
                               
                               
               * Frais de port : 1 exemplaire : 2,50€; de 2 à 5 exemplaires : 5,00€ ; de 6 à 10: 11,50€; de 11 à 20: 17,70€;                
               de 21 à 30: port et emballage gratuits, au delà de 30 exemplaires : nous ne pourrions pas suivre!               
                               
                               
               editionsladebrouille@hotmail.fr               
               lateliersansporte@hotmail.com               
               05.59.71.47.66               

 

01.04.2010

danse de l'âme

Ce soir atelier coanimé avec Odile, danseuse de l'âme, en la salle de Lys. Puis ébauche du mouvement en couleur, danse spontanée, lecture sur la scène et improvisation poétique orale collective (un pur délice!!!!)

.
.

.

ATELIER (24/03/10) Lys

 

J'avais tendance à oublier,

qu'au dessus de mes pieds

brûle un corps teinté chair.

J'avais tendance à oublier,

qu'en dessous de mon crâne de pensées,

des milliers de cellules vibrantes,

s'allient, se soulèvent et se gonflent, pour me faire respirer.

J'avais tendance à oublier,

qu'en dessous, là, juste derrière ma poitrine,

un cœur se soulève, se contracte, se désespère.

J'avais tendance à oublier,

que mon âme est juste à l'abri,

sous cet amas de chair et de sang, son incarnation.

Faut-il que je t'oublie encore ?

Faut-il que je ne cultive que mon esprit ?

Faut-il que tu m'assourdisses encore de tes maux ?

Pour que je te vois exister, vibrer, frémir, trembler, vivre ?

J'avais tendance à oublier,

que mon corps en danse, seul, peut me faire exister.

 

Fred

.

.

.Moove le rond, sors du cercle,

Parfois besoin d’intensité, de liberté, de folie.

Liberté corporelle, comme une naissance,

Sans mémoire, sans parcage,

Pour quelques instants, authenticité,

Liberté de l’être, mort du paraître.

Un grand espace sans borne

Me laisser aller à oublier mes bras, mes pieds,

Mes doigts, mon dos jusqu’à même…

Mon nombril et mes fesses !

Mais pour vivre l’instant, rester cœur…

Cœur pour sentir au toucher

Cœur pour goûter au plaisir de l’oubli

Cœur pour voir… ah, non ça ne marche pas.

Une envie de néant, pas de temps, rien.

Cœur pour jouir sans mémoire.

STOP !!! Ecriture kilométrique, irréfléchie.

Au secours ! Quelle est cette quête du rien ?

Juste un moment de douceur, aucune thérapie.

Là tout d’un coup une raison s’impose.

Je veux tout et pour cela voir le rien.

C’est ça mon Graal, les paradoxes, les intenses,

Un profond besoin de sentir fort.

Brûler, être en flamme et un instant

Basculer au néant, le rien profond,

La recherche de l’extrême, contrario

Du temps perdu au fade

De cette brèche furtive où j’ai voulu tout arrêter.

Dorénavant les ailes me poussent, je suis un Icare

Et de par là par une méthode Cauet

Contrarie consciemment somme de désillusions

Pour me convaincre que ça mérite d’être vécu.

 

STAND BY…

 

Sentiment de stagner, d’écrire, de sortir toujours la même chose…

Et pourtant non, c’est récent cette conscience que ma folie est

Un contrepied recherché à mes désillusions, à cette – un peu ancienne-

Grâce à ces extrêmes- envie momentanée de suicide, moi qui le méprise tant.

Je stagne oui, aussi par cette systématique écriture kilométrique thérapeutique.

Je stagne dans mon égoïsme, penchant à l’introspection. Il est temps de passer

A autre chose, ouvert et altruiste, comment ?

Que me reste-t-il à régler pour débrider ?...

Céline

soirée alandar

alandar contes.jpgCe soir je t'emmène dans une soirée conte et slam, à Iseste. Les mots fuseront partout autour de toi, à toi de rester bien concentré pour garder en toi le mouvement créateur et faire tiens les sons qui passent, les bouts de sens, ricochets de mots. Soirée voleurs de mots.

 

Le décor et l’envers du décor.

Une lumière projette son ombre suggestive.

Lieu de volerie, volage, des mots.

dentelles

mi-graines, mi-conte, mi-slam,

nature en boîte,

mi-compréhension, mi-langue,

à partager,

en lien.

D’un côté à l’autre des montagnes.

résonne le tambour, le chant du monde,

le grondement du peuple debout, libéré.

Confrontation entre les gens, les mondes.

Accent qui raconte la rencontre, qui pousse et grandit.

Multitude chaussée, prête.

Ne pas hésiter, ça va être quelque chose.

 

Pouvoir lui parler, leur parler, se parler.

Oui le droit de parler, de goûter, de regarder, de sentir, de toucher, de se chauffer, d’être maladroit, mal à droite, mal à boire, boire ton chant, somero.

Suivre ton élan.

Mêler nos sons. Rassembler nos tensions. Juste.

Sous le soleil rester petit.

Il y a toujours une lumière. Belle.

Qu’est-ce que ça veut dire – obliger-

Se lever avant, doucement, tout doucement,

tourner la tête et se trouver beau

dans tes yeux, dans mes yeux.

Regarder dedans, le temps.

Garder la terre. Semer.

Et faire ce que tu n’as jamais fait.

Partir, l’un après l’autre, mais pas l’un sans l’autre.

Quand on est vivant on décide.

Qu’est ce qui m’empêche de dire : c’est maintenant.
Consolider les liens, vibrer, ivre, livrer combat,

sans se presser, s’empresser.

 

Bichon

atelier terre et écriture

DSC00294.JPGFred nous ouvre la porte de son atelier.

Tu vas mettre les mains à la pâte, créer de concert avec chacun,

sortira le texte rythmé du son musical qui attendait en toi.DSC00296.JPG

DSC00283.JPG

DSC00299.JPG

.

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Prisonnière d'un violent point d'électricité,

mon épaule avance tête bêche,

un cran d'avance sur l'autre épaule.

Sentir ce qui vient.

Une para lisi de mon côté droit.

J'accroche aux âmes qui divaguent une corde qui se tend sous leur poids.

Ma main caresse mon cou endolori, tendu par mon dos, ce qu'il porte est lourd.

Paralysie jusqu'au bout des doigts,

jusque dans la pulpe des paumes.

Je n'entends plus quand la terre me parle,

mes mains sont accaparées ailleurs,

sont fermées comme des crochets.

Il est temps que je laisse aux âmes le fardeau de leur destinée,

il est temps que je me laisse absorbée à nouveau par toi,

il est temps que l'on se relie encore

eau terre geste qui fait forme.

J'accepte ce qui vient, je suis ton humble servante.

A travers mes doigts tu projètes ton ombre.

J'ai vu dans le creux et les empreintes le message que tu as lissé,

à tes mots, je lâche ce qui empêche de fondre l'une dans l'autre,

j'accroche,

je te rejoins,

je m'absorbe,

je m'absous.

 

 

Humble et même humide du crumble

je parle à Sylvie en bulle bleue

pour m'absorber de paralysie

MEME ! Je fais razzia d'une ablation du sorbet

et si par là

pas d'sorbet quand part à lysie

m'absorber,

absout

rapa sylvie !

 

Fred

 

 

Tu m’es apparu forme naissante dans l’informe.

Fascinée, je t’ai regardé.

Délicatement, j’ai approché ma main.

Douceur.

Je t’effleure, te lisse.

Pression légère

Au rythme de mon cœur

Tu te transformes

et me transforme.

Je te garde et veille.

Je n’ose m’aventurer plus loin.

Et pourtant avec finesse

tu me relies.

Passage vers eux. Multiples et un.

Tu m’émeus.

Tu m’en/main/nes

Mes mains qui ont lissé tes traits.

Tes mains qui ont lissé mes traits.

Ensemble, reposent, se tendent, font et défont, cherchent et travaillent à transformer notre monde.

Bonheur d’être ensemble, de faire ensemble, de partager la concentration libératrice.

Je ne sais qui tu es, tu t’imposes à moi.

Nous sommes en paix.

 

Bichon

 

à la chapelle

Je t'emmène chez le père JB, dans sa maison pétrie d'art et de sa personnalité unique et entière. Ecrivons dans la chapelle de confession orthodoxe, puis partageons le repas en discutant à bâtons rompus de notre rapport à la spiritualité, nos doutes,  refus et colères. Drôle de voyage en ces montagnes, tous ensemble dans feu ma voiture break pleine de place...

21.02.2010

20-21 février week end écriture

 

Stage d'un ailleurs, rencontres innées des instants écrits tôts.

Entre rire et bord d'yeux, Joe, Avrel et Beb au coin du feu, chantent, jouent, improvisent et écrivent. Moments magiques du dehors, du dedans, de cet espace co-créé.

En voici quelques sons...

 

 AVrel. Je suis là, ici et maintenant.WMA

Joe. Bonobos du museau.WMA 

Avrel. Exode rural.WMA

Joe. Crapahutant toupie.WMA

Avrel. lecture impro diphonique.-Segment1(00-08-38-00-13-54).mp3

Avrel. lecture impro diphonique..WMA

Joe. Les chauves souris et les arcs ambrés.WMA

Joe (Z) 2.WMA

Joe (lu par AVrel) (Z).WMA

Avrel (Z).WMA

Avrel (lu par Joe) (Z).WMA

Pause Joe à la guitare.WMA

Avrel. Un omnibus pour Saint Panzé (chouette!) II.WMA

Joe. Les chardons aux pantoufles.WMA

http://survivalfrance.org/actu/5513 

Publié dans week end

31.01.2010

prendre le train

train3.jpgAllez, je t'embarque dans un aller-retour au coeur de ton voyage. Sur le quai, le chef de gare t'invite à monter. Az-Edine est là, qui travaille ici, il viendra te voir, ponctuer ce voyage de rencontre. Sur le quai, à l'autre bout, nous attendent les acteurs de la vie culturelle oloronaise, et nous échangeons des enveloppes pleines de mots et de dessins, autant de graines à semer dans nos jardins. Créer des ponts, entre poésie et mouvement, sur le thème de "couleur femme", se préparer au printemps des poètes avec des enfants, des comédiens. Au retour, lisons dans le funiculaire, montons et descendons encore au rythme du tour de lecture, conduits par Philippe, président d'une asso qui nous invite à créer une soirée poésie dans son lieu, nous offre des bonbons, dont un crocodile vert... QUe de belles surprises et de rencontres superbes qui nous ouvrent et nous prouvent que cet espace de l'ici et maintenant, ouvert sur tous les possibles, se trouve sur le chemin de création.

B.K.

train fantôme.jpgJe me laisse porter aux couleurs d'une aube de nuit

Je pars

De ces cieux couleurs femme

Je pars

Assouvir mon destin, peau blanche

Je pars

Rôder couleur chair mes seins nus

Sans rien, ni bagages,

Allégée du trop plein

Emplie de vide

Je pars, je quitte, je plaque

Je poétise ce moment

Cette fuite en avant

De ce quotidien qui m'entoure,

Ces gens là, retournent couleur nid, foyer chauffant

Moi, je pars, je quitte, je plaque, je fuis

Entre deux rails

Mon rêve frémit

Mon chemin glisse

Je suis dans l'impétuosité virevoltante d'une palette colorée

Dans le souffle chaud d'une cabine

Femme en silence, couleur poussière d'étoiles

Je me fonds au décor

Ne suis plus qu'un grain qui roule sans effort

Soufflé par l'air d'une locomotive à ressorts

Je quitte, je pars, je fuis

Je m'inscris au voyage qui trouble l'ennui

Je change de nuances, de matière

Je quitte le rouge, le noir, l'orange

Pour un cyan senteur pierre

Pour un turquoise senteur mer

Je pars, je quitte, je plonge, femme entière

A l'orée de mon voyage

Au creux de mes songes

Au plus profond de ma mémoire

M'attend l'amour d'une reine

Venue d'un songe d'enfant

Il est parti lui, depuis longtemps

S'est enivré de rêveries à partager

A jouit sans mesure du recevoir

Voyage intérieur, ou désir de réalité

Rêve d'enfant, ou véritable voyage couleur diamant

De l'enfance à mon corps de femme

Un chemin entre deux rails,

Parsemé d'arrêt en gare

D'attente,

De vitesse et de train qui déraille

Je quitte, je pars, je plaque,

Je fuis ce corps qui râle

Femme seule parmi tant aspirant au voyage

Laisser aller sa bulle

La gonfler d'envie, d'amour

Qu'elle flotte encore plus haut

S'arrêter entre terre et ciel

En silence, planer, léger, seul

Voyage intérieur

Ce train est un leurre

De mes songes trompeurs

J'ai rêvé,

Je partais, je quittais, je plaquais.


Fred

 

funic.jpgsortie de prison
horaire minuté
sur le quai je n'ai pas composté
ça sonne
je suis légère si peu d'encombrants
les sons stoppent et grincent et stoppent
mes narines se rafraîchissent
je vais aller plus loin
que mon arrêt habituel
j'ai payé je grugeais
il n'y a plus d'autrefois
ma tete flotte dodeline
narines dilatées lèvres gercées toutes chaudes
yeux écartés de droite de gauche devant
plus de derrière
lumière crue couleurs fades pour faire gai
rien n'y est tout est là l'aventure séductrice les efforts de
ce qui nous porte tous ensemble
al caponé
j'aime les trains
notre fée veille sur nos mains
1 grosse touffe de papier blanc vient d'être enfournéee dans 1 boîte pour
nos besoins
les sales emprisonnés dans 1 sac pour être jetés
ou vais-je porter mes vieux âges je ne sais
qu'offrirai-je aux fillettes enveloppées
mille hymens
pour autant de premières candides et magiques
aux théatreux
des chapitres multiples sans gouffre
dans leurs voix multitude couleurs
jaillissant d'un mystère
 
Ogeu o jeu dé li ci eux
o sourire ami
o lo rond o le rond de mon centre la balle de mon équilibre
ce qui me fait avancer
nous sommes arrivés
à l'essentiel
merci le train
 

[l'atelier sans porte nous met sur les rails de la decacophonie de nos vies
des portes pour trouver
le fin fond de l'histoire
se déporter s'emporter se désemporter
fouiller les millles innocentes douceurs de nos coeurs

a plus moon]

Marie-Claude

train sépia.jpg
 

C’est parti

 

C’est parti ! On est dans l’autre monde

Tchic chac, Tchic chac

Le train roule

 

Tchic chac, Tchic chac, Il m’amène ailleurs

 

Une autre vie m’attend

Là-bas au bout de cette voie.

Mais ai-je pris la bonne ?

 

Rien n’est moins sûr. En tout cas, j’y vais

 

Hé ! Ho ! Le train met la gomme

Tout à coup

Mais ça va vite !!

 

Hé ! Ho ! Tu vas où comme ça ? Calme toi, y’a tout le temps.

 

Et puis y’a qu’une voie

Et rien pour la quitter

Alors, patiente…

 

Ok, j’me laisse bercer. Enfin, j’essaie

 

Pas facile j’suis pas habituée moi

A m’laisser bercer. Suis plutôt du style

Prise d’initiative et tutti quanti

 

Me laisser aller. Ben ça alors, J’voudrais voir ça

 

Et d’abord, qui me dit

Que j’suis en sécurité, hein ?

Hein?  Hein  Ah? Ah!  Moi ?

 

Comment ça moi ? C’est moi qui le dis ? Ah ? T’es sûre ? C’est moi ?

 

Ah ! Ça change tout alors,

J’peux y aller tranquille

T’as raison, si c’est moi qui le dis,

Y’a qu’à…..

 

Bon, alors, je recommence

Tchic chac. Tchic chac. Le train roule

Tchic chac. Tchic chac. Il m’amène un peu plus loin

 

Le train me berce. C’est bon. Hum ! C’est bon !

Maman, tu me berçais

Aussi quand j’étais petite ?

 

Sûrement. Quel dommage,  J’ai oublié ça

 

Mais ça ne fait rien.

Je ferme les yeux

Je ferme les yeux, j’me laisse aller

 

Oui, ça y est j’y suis J’suis toute petite

 

Tu me tiens au chaud

Posée sur ton épaule

Je t’entends respirer, c’est tellement bon.

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Ce voyage est pour toi. Ce voyage est pour nous

Ton sang coule dans mes veines

Je suis faite de toi. Tu es faite aussi de moi

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour te le dire

 

Et pourquoi  ma fille, ta petite fille attendra

Aussi de me le dire et pourquoi toi,

As-tu attendu de le dire à ta mère

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Car tu as attendu aussi, hein ? Forcément ?, hein ?

Tu as attendu ?

L’as-tu même dit un jour ? En as-tu eu le temps ?

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Et je le dis haut et fort. Je le dis pour moi,

Je le dis pour toi, Je le dis pour ma fille

Je le dis pour toutes les femmes du monde,

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime

 

Je le dis pour toutes les mères et toutes les filles du monde

Qui ont attendu, elles aussi

Beaucoup trop longtemps pour le dire

 

Maman, ma p’tite mère, Je t’aime ma vie, ma source, je t’aime

 

Sylvaine  25/12/210

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Odeur de départ…

A l’aventure, au hasard.

Ligne 2, 4,6 ? Top ! Le 1er.

Plaisir de liberté

Pour que mieux revenir.

Moment d’échappée d’elle

Partage de nouveautés

Avec des êtres nouveaux.

Comme c’est bizarre…

Ce train me ramène chez moi.

Belle comédie ! Chez moi.

De nouveau et ce sera nouveau

Un instant, un regard à 360°.

Couleur femme ? Rose à l’instant.

Douceur de couleur

Inspiration du chez moi

Sans le vouloir, au hasard.

La nuit tombe, se laisser porter …

La femme devient arc en ciel

Sur ce rail inédit, vers un but si connu,

Les couleurs multiples, diversité émotionnelle,

Concentration sur la promenade.

Tous assis, inspirés, colorés de différences.

Couleur unie du groupe.

Similitudes d’attitudes quand l’autour se partage.

Un homme gris au sourire rose

Coupe l’instant, agréablement.

Levée de têtes brunes, blondes, autres

Sourires roses, coupure de rêverie

Au pluriel ? Au singulier ?

J’aime à croire que nous sommes dans la même,

Nos individus multicolores

Se rassemblent dans cette case bleue en mouvement.

Même départ, même arrivée,

Traversée commune dans le noir,

Des lumières jaunes, blanches, bleues,

Ecriture partage, nouvel horizon bleu.

Merci pour ce réveil rose ou vert,

Cette claque d’ouverture, belle trappe,

J’entrevois de laisser un peu

De cet automatisme noir : écriture thérapeutique

Pour aborder l’ouverture lumineuse

Du partage des émotions, des mots colorés.

Dans ce wagon bleu

J’ébauche une sortie de carapace verdâtre,

J’en sors ma tête brune, ouvre mes yeux marron

Par la fenêtre : visage rose

D’une fillette, un miroir,

Qui me renvoie une belle graine verte

A rigoler, une offrande à se sentir bien dedans.

Cette fillette c’était moi.

Et demain, cette femme ce sera moi aussi.

Quelle comédienne ! Dans cet univers

Partage bleu, rassurant,

Courage des mots pour faire vibrer,

Résonner mais surtout partager cet élan

De force de vie.

Merci, je suis arrivée grise,

Je repars bleue, rose, verte,

Actrice du Vrai, un instant avec nous.

J’arrête là mes mots, mes maux,

Et profite de l’instant, sereine,

En attendant le but, notre destination,

Pour vous faire part

De cette traversée que m’avez colorée…Merci.

Céline

 

 

23.01.2010

jardins de graines

Relier les jardins de graines

d'un pinceau à l'autre

Et l'envie de volume et de

chaos dansé harmonieux

se déroule de l'un à l'autre.

B.K.

 .

.

.

 

 Je vois

 

(Cérémonieusement genre boule de cristal)

Je vois

Je vois

Je vois

Ah ! je vois

 

(l bras levés, la voix montante)

Je vois

Un paquet de couleurs

Qui illuminent

Qui irradient

 

(Monter encore la voix)

Je vois

Un tourbillon de vie

Une anse qui se balance

Une racine céleste

 

(Monter encore la voix)

Je vois

Le feu

Le ciel

La lumière

 

(Panique arrive)

Je vois

La vague qui monte

La ligne de flottaison

Qui repousse tout

 

(Descendre la voix, les bras)

Je vois

La délivrance

Les sensations

Le silence

 

(Continuer la descente)

Je vois

Les grappes renaître

Les fleurs s’ouvrir

Le soleil briller

 

(Cri de plaisir)

Ah !!!!!! QUEL BONHEUR !!!!!

 

 

Sylvaine   12/1/201

.

.

.PA030122.JPG

.

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Je ne vois pas un ensemble relié,

Juste un chant de silences.

Même si je tente d’en prendre la hauteur,

D’y trouver un équilibre entre tous les mouvements,

Que peu d’encrages, des cellules éclatées.

Il est où ce jardin ? Ces grains de folie ?

Rallumez la lumière, c’est la seule chose à dire.

NOIR.

.

                                           Céline

.

.

.

.

.

JE VOIS que la ligne de flottaison de ton lézard doré

 

accueille dans l'abondance ce couple flamme, avide de justice

débordant d'amour

prêt à prendre de la hauteur

sans doute sera-t-elle de mille et une façon

cette coupe de nouvelles semences

enrichie d'un arrosage longue durée

condition définitive de son enracinement au monde

accueillir ces graines de folie

voir, aimer, sentir, relier,

partir simplement de la couleur de la terre

dériver les racines célestes

faire entrer la lumière extérieure

pas d'enfermation cependant !

À qui me veut !

Je vert tige

o sole moi

je repousse ailleurs, entre force et faiblesses.

Fred

 

 ceoquis jardin2.jpg

 

le feu sacré

30 décembre. Brûler les vieux manteaux.

Rendre ce feu sacré

dans une gestuelle vivante

 pieds nus autour, danser la fin

de ce qui pesa.

Offrir les graines

à son voisin

de son jardin enrichi 

faire peau neuve.

Et texte à être.

Jardiniers de nous-mêmes.

.

.

.
.

.

..

Ah,nouvel être,nouveau jardin,
nous voilà bien.
Bon, on a jeté au feu sacré tous les vieux manteaux.
Il ne reste que les Neufs pour 2010.
Alors, demain, je deviens 10 puissance 20
de graine de sagesse mariée à la prochaine aurore boréale de beauté.  
Je m'explose dans le ciel pour créer mon Espace fertile de vie.
Je danse enivrée jusqu'à mon étoile filante incandescente.
Je couve mes anges intérieurs d'Abrasos et d'Eros pour m'adapter à toutes les épreuves de Saint Michel qui me donne patience,persévérance et constance.
J'éclate de rire à la vue de la belle histoire d'amour qui se profile à l'horizon,telle une passion créative inaltérable ou,au choix une tendre et sereine rencontre.
Je plonge dans cet inconnu avec confiance et toujours foi en la Fée amarrée à sa larme d'elfe sur sa feuille de chou.
Je m'abandonne aux branches allanguies de l'arbre à câlins et refais surface en ce monde pour transmettre la fertilité que j'ai reçue.
 
Capucine
.
.
 
Nue seule à jamais
Appel à l'âme
Araignée a guéri/ Aguerrie
Sors de ta toile
Les épousailles du Vent
T'accompagnent
Dans le Silence de sa Voix
L'oeil du faucon
Eclaire ton horizon
Jusqu'au retour de l'aïeul/l'ailleurs
Le cri du Silence
Me transperce de sa lame incandescente
Je m'avoue n'être rien
Et je suis prête à tout
Le mur a faim de ses morts
Mais il a tort
Il ouvre les portes
Et j'entre dans la nécessité
Du Rien et du Lien
Je comprends d'où je viens
Dans l'espace de mon Rêve
Je te reconnais Grand Etre
Je me libère
Parce que je t'aime.
 
Capucine
.
..
.
.
.

Nouvel an 

 

Nouvel an, nouvel être

Moi hier

Moi aujourd’hui

Moi demain

Moi pour toujours

 

Hier était une autre

Une sculpture modelée

Une image

Un costume posé là

 

Aujourd’hui est en chantier

Une fleur à sentir

Un massage relaxant

De l’eau fraîche

 

Demain est presque là

Manque pas grand chose

De l’amour dans mes bras

Un cœur attentif

Mon cœur ouvert

 

Pour toujours penser

A rester authentique

M’émouvoir

M’inspirer

Créer

Accueillir

Pour toujours aimer

 

Sylvaine   

.
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.

Dans une boite à surprises palpitante

Je sème dès les grands froids

Une graine de liberté

Foudroyée d'amour et d'eau pure.

Je plante au plus profond de la terre

L'essence de la grande déesse mère

Parée d'un large collier d'hématite.

Jardin, apothéose de mes tourments intérieurs

Enracinement de mes luttes en quête de rêve

Jardin intérieur, j'y sème graines du Sud,

Graines de liberté, graines d'amour

Graines d'envie, de vie.

Là, jardin fertile et fécond

Qu'il a fallu sauver des brumes

Jardin s'est rempli et comblé de ton absence

J'étais le vide, incommensurable vide que tu as laissé

J'étais dans un jardin sans racine

Sans herbe, sans foin,

J'étais soumise aux vents, aux tempêtes

Sans ton écorce pour me couvrir

Jardin vide, vide de ton absence

J'ai trouvé seule les graines à semer

J'ai arraché seule les herbes folles et mauvaises

J'en ai oublié le temps, l'odeur de la terre mouillée.

Cette graine a germé, forte de son élan

Défi là le temps, le non sens, de ton absence

Germe intérieur n'est pas né au jour de sa naissance

Planter, semer, enraciner son obscure identité.

Fred

 

17.01.2010

L'entropie et le phénix

Profitant d'une soirée du collectif Lab'oratoire, ce mercredi nous fîmes notre atelier au sein du café-philo l'Entropie à PAU.

Un peu le souk, dans le troquet, les tables en chantier.

 

Lectures dans les toilettes, petit couloir dans lequel nous tenions tous!

Puis lecture publique, en fin de soirée...

 

Aïku

  

 

 

Le légendaire chef inca nous protège

Ah bon ?

 

 

L’ours extra terrestre dort dans les sphères

Ah bon ?

 

 

Le serpent du vent suspend ses ailes

Ah bon ?

 

 

Embruns de vides splendeurs éternelles

Ah bon ?

 

Moi j’ai plutôt la déconnaire ce soir

Genre conquis j’t’adore viens me voir

Trop carré trop compliqué pas ce soir

Les oiseaux les  déconnades  je veux voir

 

 

 

Sylvaine   
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.entropie dessin.jpg
.
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Soufflez dans le sax
Humez dans vos seins
Source tu es l'axe
Tambour dans mes reins
 
Odeur de tes morts
Bercée par mains d'or
Couronne sur la tête
Touchera la lune bête
 
Celeste voie bleue nuit
Dedans ombre de rêve
Sacré bois et Luit
Sauvée belle comme Eve
 
Tiens moi bien là
Jamais ne suis là
Partie loin et Là
Reviens à Soi Là
 
Bannie hors d'chez moi
Ruinée jusqu'à l'âme
Saignée dans ma Voie
Timbrée et sans rames
 
Alien viens me voir
Gracier mon miroir
Invite toi Pure Loi
Jusque dans mes bras
 
CAPUCINE
 
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.
.
.
.
.
.

T'as pas envie de crever ici

où t'évader dans une intime grotte

claque là ca in ca a

intime inerte immobile, insoumise

soumise aux saisons sensorielles

fondue en faïence façonnée fée

tourne toujours tigresse

passe paresseuse le pas du piston

souffle en satine ta semence cynique

routinière du nue de rein renvoie radieuse

l'amour à Apollon, à Aphrodite amoureuse

fait de fouille ce funambule fou

diabolise les bossus du bout

bade les branques du bidon

bécote les boudins du bois bouffu

bref, biaise, bouffe, bois

vie, va, vin, vertu

vrille en vis velu et volage

capote capricieuse le creux des cruels

jusqu'à joindre en joute leur juge

jalon d'un jeu jamais ju

capitonne de carpe de coin de ta caboche

et cours cours de cave en cuvée

te souler du sel ses sèves en si doré mi fa sol

 

Fred

03.12.2009

dans la yourte avec l'homme dans sa nudité

Pause.

L'Homme se prépare à nous offrir sa danse,

son doute et "l'intérieur de sa question".

Ne pas lui donner les réponses.

Juste noter les mots.

Indices à cadrer

dans le rythme

qui répondra

à sa danse.

L'oeil

mur

mure.

B.K.

 

 

 

 

 

 

 

RIEN      AVEC             POURQUOI PAS.
MOI        CONTRE        ET SI JE.
SEUL      MAIS NON    AVEC EUX.
----------------------------------------------
PUR          RODIN          ATTITRÉ.
CLAIR      OBSCUR       RÉFLÉCHI.
SI               DÉSIR           CONSTRUCTIF.
ART          ÉCRIT           LIBÉRÉ.
NU             ÉCHO           RÉPARÉ.
VIE           TROUBLÉ     RECONSTRUIT.
CORPS      BLESSÉ        ÉCORCHÉ.
NU            SOUILLÉ       ARRIVÉ.
DOS          MUSCLÉ        SUPERFLU.
VOIX        MANQUE      ESSENTIEL.
VOIE        DESSUS         ÉQUILIBRE.
SUR         INQUIET         IMPORTANT.
.
Jean-Claude      
       

 

 

tension Souple de la Dynastie Royale

le Sirop humectant du Siphon

épine Renversée et Frontale - Du Regard

tambouriné Sans chaleur trimbalée

Air Souple titubant rituel cliquetant

Libre élévation transfigurée du chacal

enterré.
La Varlope et Sinusite La vacation et

véhicule la tension est Apoplexie

Front Souple trimbalé vrombissante

transfiguration tambourination

humectation plan genou

Le regard la tension l'épine

l'enfermement Rond de La Liberté

étouffé du sens du Siphon Sinusoïdal.

Envolé Enterré le la les.

 

 .

Lucky
oubli magie
scintillement ondines absolument
plage sable émerveillement
dénuement antiques origines
peintre ondées luminosité
renaissance empreinte enrochement
jaune ciel désertique
originellement
désert dune lumière
simplicité
humilité ensorcellement
soleil sable émergence
.
Jean Luc

 

 Dans la yourte

ma main
caresse
ton
alternance

replie
la ligne
dans
ton centrage

j'aime
ta peau
qui
s'entrelace

ton onde
connecte
ma
fluidité

ta soie
m'offre
mon
recentrage

penseur
encore
tu
m'ébahis

penseur
encore
tu
m'envahis

les gouttes
qui sonnent
cassent
mon ancrage

j'appelle
ton onde mais

où es-tu?

 

Bichon 

 

 

 

 

 

Salut Beb et Jean Claude! 
Fabuleuse soirée encore!!
 
Dos fin dauphin dauphie noie
Appel Terre et Corps
Fais Défais toi-même
La peau Polisson
Plies toi Détends-toi
Saccades Besogneuses Ventrues
Allez hop Mange soucis
Hume l'air Prend pied
Demasqué au repos
Habite Terre intérieure
Roule souplesse Etire -toi
Tangente Vrombissante
Mise à nu nu Ami?
Vibration homme attentif
Os peau et laine
Enfant Nu Cétacé
Appel à l'abandon
Equi-libre
Fesses et Bois
S'apprécient
Juste un Homme
Recueilli
a l'intérieur
Pianiste?
Artiste?
 
BIZ, Capucine

 

 

Un homme tout nu

 

 

Pied de grue

Hé si tant

Streap tease d’un homme

 

Dommage

Une  Femme

J’aurais préféré

 

Belle cuisse

Quand même

Sexe écrabouillé

 

Peau plissée

Couille qui pend

Je ne comprends pas

 

Tiens la pluie

T’attends quoi ?

Drôle d’histoire quand même

 

Dieu grec ?

Et alors ?

J’te crois pas

 

Pas à l’aise

J’men fous

Un bel homme quand même

 

Slip qui tombe

Pas envie

T’attends quoi ?

. 

Sylvaine 

Entrée en danse

mouvement

reprise

silence

 

plongeons en concentration

regards

autre

pénétrant

 

relâcher, se tordre

entacher

bâcher

pensée

 

jouer du regard

autre

hésiter

puiser

 

à poil se raconter

tragédie

morsure

éprouvé

 

transparence en vitrail

enfant

œuf

nudité

 

donnant à respirer

sensuel

féminin

partir

 

souffle de vie ha!

Sent

délice

vivant

 

esquisse à fin ludique

lisse

rare

temps

 

pose à l'essentiel

blanc

fesse

mouton

 

recroqueville en dos rond

nu

rien

vide – respiration

 

souvenir d'un sanglot long

ici

enfant.

 

Fred

Publié dans Textes en ateliers

dans la yourte avec la femme chamane mongol

Dans la yourte, chez Odile, 2 décembre 09

 

Au son du tambour, la voix de cette femme, ses chants gutturaux...

Tu traces ce qui te traverse sur des morceaux de papier.

Cinq duos tu formes, tous tès différents, proches à la fois.

Magnifique rencontre improvisée à travers les mots

qui se dévoilent l'un après l'autre,enchaînant les

surprises, ils se mêlent et trouvent sens.

Respirations entre toi et l'autre

accélérations, fusion, silence

l'espace se crée

d'un lien

commun.

Pause.

 

 

B.K.

 

Jean-Claude et Jean-Luc

 

Je me demande pourquoi cette beauté inconnue, mystérieuse,

du mois de février, me laisse sans parole.

Peut-être est-ce la chaleur du soleil hivernal qui te laisse coî.

Peut-être est-ce ton enfance oubliée dans les méandres de ton esprit?

 

Il y a des termes qui ma paraissent très forts, l'accouchement,

accoucher d'un projet, l'accouchement permet de créer, d'inventer,

de découvrir parfois des choses insoupçonnées, tels des océans.

 

L'océan est essentiel, où est-il?

 Peut-être passe-t-il par un rituel?

 

Un rituel de l'essentiel pour trouver mon océan?

Quel voyage!

Ce voyage peut être semé d'embûches, ce voyage peut être épineux,

déstructurant, sans but particulier, sans finalité, sans objectif.

Mais chaque pas compte, chaque pas est essentiel.

L'essentiel est dans l'inspiration, l'inspiration n'est qu'une expression

de mon intérieur.

Les entrailles chaudes volcaniques.

Quelle curiosité!

Y a-t-il une différence entre mes entrailles et un volcan?

Sans avoir de réponse on a le pouvoir de décider.

Pour moi le volcan est rouge, coloré rougeâtre. Rouge, rougeâtre... quelle empathie...

Que de la chaleur.

Marie-Claude et Fabien

 

Un sapin. Respire un sapin. Touche un sapin. Jusqu'à tomber par terre.

Jusqu'à la fin. La fin en communauté, en communauté animale, communauté de vie en général,

la vie végétale, animale... l'univers, quoi!

Etre tenace dans ce projet. Facile d'être tenace en prenant de l'élan.

Sentir sa peau, sentir les peaux, reprende les rires, sans oublier de bailler.

C'est comme un arc tendu pour être plus grand ou pour danser le rock'n'roll.

Ouais!

Que de joie dedans, de joie intérieur-extérieur, dedans encore,

c'est un jeu qui respire sous la pleine lune.

 

Fred et Bichon

 

 

Ou

Trouble !

Très trouble ce tabou, encore

Encore des blessures

Encore un ventre rond

Source, source,

Source unique

Changement de couleur Rouge

Rouge concentre les énergies

Grelotte

Je me trouve seule parmi vous

La richesse

Là, dedans, cocon,

Pensée unique, qu’il reste

Qu’il reste nu ou réuni

Rond toujours

Danse, bois, vin

Bûche de noël, encore

Encore une aide, des aides, l’aide,

3250, il en reste encore

Encore !

Revenir

Toujours dans le ventre, encore

Encore des corps accordés

Concentrés

Incrédulité

Pense où ? Tu peux aller

Trouve le rythme

Bûche

Tomba ton bâton bâton

La boue où

Coucou !

Bûche

Il n’en reste plus qu’un,

Et c’était la tortue

Toujours seule parmi vous .

 

Lucky et Sylvaine

 

 

Hum ! Viens !

Tu jaillis des bois

Avec des rires et sourires

C’est magnifique

Youpilala

 

Tu as lâché ton enclume

C’est mon refuge

Alors tourne, tourne encore

Fais un cercle dans le plafond ouvert

 

Et je serais initiée ?

Initiée à l’autre monde

J’ai pas le cœur à ça

Pourtant tu es une femme

 

J’ai une histoire à te raconter

Pour la détente et le ronron ?

Avec de la volupté en plus

Et du questionnement ?

 

Tu t’en apercevras

Je suis déjà en chaleur

Mets la ventilation

C’est pas mon rite

T’es trop laïc

 

Alors je mets du parfum

 

Tiens la pause

Une pause calfeutrée.

Capucine et Odile

 

 

Partir en voyage. Ah l’appel...

La nudité dans le bois, se dépouiller,

la résonance...

Tu viens on va dans la forêt,

on va ouvrir la porte et manger la

musique de l’homme.

Ecouter le tambour, le battement.

L’âme rouge habitée par la terre céleste.

Faire sortir l’animal dans la forêt,

retourner, se dépouiller,

ee mettre à nu.

Retrouver la force du ventre.

Aller au-delà dans les profondeurs

Dans les racines, le bois résonne

L’expiration arrive

Le cœur parle.

Des racines de verre et de laine

C’est une connaissance ?

C’est un passage de cœur, un rite ancien

Mon âme s’anime

Dans les bois je retrouve le tambour

qui bat, résonne, l’animal.

Le battement du tambour fait sortir l’écorce, l’ancien

Le cœur est délivré et l’âme

voyage dans la forêt, l’âme est délivrée.

Alors j’attends le pouvoir du coucou. 

Publié dans Textes en ateliers

29.11.2009

Stage terre et écriture, dans le zôme

 TERRE et ÉCRITURE

14 - 15 novembre 2009

prochaine session en mai 2010

 

BEB KABAHN

explore et partage les fruits de 11 ans d'expérience en animation d'ateliers d'écriture

FRED MIRANDE

http://fredy.over-blog.com/

http://www.daala-pyrenees.com/

artiste sculptrice céramiste, est animatrice d'ateliers d'expression créatrice.

 

Ensemble nous vous proposons de vivre l'expérience du modelage et de l'écriture comme supports d'expression et déclencheurs de transformation

 

DEROULEMENT DES ATELIERS


SAMEDI

 

9h: accueil et formalités

 

9h30-12h30

"entrer en matières"

modelage et écriture

 

repas

 

14h-15h30

atelier d'écriture nomade

 

pause

 

16h-17h30

créer à quatre mains

 

17h30

temps libre et échanges

 

19h: repas

 

20h30: veillée

 

atelier d'écriture de nuit ou de l'aube  (propositions ouvertes)

 

 

DIMANCHE

petit déjeuner

 

9h-12h

"le signe, la trace, l'empreinte"

écriture-graphisme et quêtes en

modelage

 

repas

 

13h30-15h30 

"du signe au texte"

tracer son signe,  signer sa trace

 

pause

 

15h45-16h45

"de la terre à la peau"

maquillage d'argiles

 

pause

 

17h-17h30

échanges, bilan, aurevoirs!

 

 

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 Face à face, dans le zôme entre Marie et Joy.

 

 

La consigne d'écriture était simple:

écrire une question commençant par "pourquoi",

cacher en repliant la feuille, faire passer à l'autre qui répond

(à une question qu'il ne voit pas)

par une phrase commençant par "parce que".

Et ainsi de suite.

Nous nous retrouvons alors avec une série de questions et

de réponses écrites à l'aveugle, sensées donner un résultat drôle,

surréaliste ou poétique...

Joy et Marie écrivirent plus d'une heure trente, sur huit feuilles dont voici le début:

 

 

texte pourquoi parce que à l'aveugle.jpg 

Pourquoi la forme est-elle une empreinte?

Parce qu'on croit devoir laisser une trace de nous-mêmes, pour être reconnu au milieu de tous.

 

Pourquoi sommes-nous venus dans ce monde?

Parce que la Terre est modelable et continuellement en changement.


Pourquoi, pourquoi souffrir?

Parce que l'esprit de compétition gouverne notre monde ainsi que le besoin de matérialiser sa propriété. Le premier qui laisse sa trace s'approprie le lieu.

 

 

Pourquoi rien n'est impossible?

Parce que c'est peut-être une question de regard, différent d'une paire d'yeux à l'autre.

 

 

Pourquoi ne pas faire ce que l'on veut?

Parce que nous souhaitons montrer une belle image, question de rapport à l'autre, difficulté de se détourner des regards alentours.

 

 

Pourquoi est-on plus serein et léger en prenant de l'âge?

Parce que le calme, la rondeur et la lumière, nous mettent dans un univers inhabituel propice à la création.

 

 

Pourquoi la nature est si belle?

Parce qu'on va devenir fou à force de se poser trop de questions!

 

 

Pourquoi faut-il se surveiller?

Parce que nous n'avons pas appris à déterminer qui nous étions.

 

 

 

 texte pourquoi parce que à l'aveugle2.jpg

 

 Pourquoi doit-on laisser une empreinte?

Parce que notre être transparaît en tout ce que nous faisons, créons.

 

Pourquoi un pied laisse-t-il une trace dans le sable humide?

Parce que nous avons quelque chose de précis à faire.

 

Pourquoi ne pas essayer de passer en discrétion, sur la pointe des pieds?

Parce qu'il n'y a ni fin, ni limite, et que tout est possible.

 

Pourquoi le ciel est-il bleu?

Parce que l'oiseau passe sans laisser de trace.

 

Pourquoi cette sensation d'enfermement m'envahit-elle?

Parce la pensée du fond de la non-pensée, c'est l'intuition.

 

Pourquoi ne trouve-je pas de qustion à poser?

Parce que le Joie profonde est une qualité intrinsèque de notre être.

 

Pourquoi la Terre emagasine-t-elle certaines traces qu'elle nous dévoile très longtemps après?

Parce que le mental vit dans la peur permanente.

 

 

Pourquoi ne pas réféléchir à des choses plus pragmatiques comme qu'est-ce qu'on mange ce soir?

Parce que nous venons dans ce monde dans une presque totale ignorance.

 

Pourquoi se conformer aux règles du pourquoi parce que? Ne pourrait-on pas changer l'entête des questions?

Parce que c'est notre pensée qui crée notre réalité.

 

 

Pourquoi écrire?

arce que le mental vit dans l'inquiétude et cherche la sécurité en vain.

 

Pourquoi crois-tu en la réincarnation?

Parce que c'est toujours pareil et que l'ennui fait perdre le fil.

 

 

Pourquoi le temps passe-t-il si vite?

Parce que rien ne peut le satisfaire.

 

 

texte pourquoi parce que 3.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Textes en ateliers

Théâtre Monte-charge, au tambour

GetAttachment.jpg

Publié dans Textes en ateliers

l'Entropie, quantique des quantiques

 

Ce que savent les saumons

C'est

Un grain de grenade

Le chant des plaines

Quelle importance

Une chute très lente

Les coeurs détruits

La ville des ténèbres

Le docteur est malade

Car il manque

Une touche d'amour

Pour

Les amateurs de silence.

 

Marie Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aquatique. Exotique. C'est tout à fait ma tactique.

Authentique. Enigmatique. C'est un peu autistique.

Pas athlétique. Née en Afrique. C'est vraimet sarcastique.

 

Inhibée. Hibiscus. I conne. Identité.

Dahoméenne, basco, béarno, béninoise, citoyen du monde (boum)

quelle est ma carte d'identité?

pourquoi ces migrants sans papiers?

pourquoi vouloir les nier?

où est notre hospitalité?

 

Aquatique. Exotique, sur un radeau il coule à pic.

Authentique. Enigmatique, s'ils viennent c'est pour le fric.

Pas athlétiques, nés en afrique, ils sont vraiment faméliques.

 

Illégalité. Irrégularité. Inintérêt. Identité.

Non Européens, Bénin, Malien, sans rien, Afghans, mendi ant  du monde (paf!)

quelle est leur carte d'identité?

pourquoi les enfermer (dans un centre de négation)

où est notre humanité?

où est notre intégrité?

 

Aquatique. Exotique. C'est tout à fait utopique.

Authentique. Enigmatique. C'est mathématique.

Pas athlétique. Née en Afrique. C'est pas anecdotique.

Dans les journaux on lit: Tchétchéniste, terroristes, lepéniste, pacifiste.
C'est dur de s'y retrouver. (pif)

Quelle est notre identité?

Comment peut-on être français

Liberté Egalité Fraternité

Rappelez vous les valeurs de notre

République si démocratique.

 

Marie Anne

 

 

Donne moi l'équation de l'entropie!

 

La physique est une science enseignée par des gens qui ne comprennent rien, à des élèves qui ne peuvent rien apprendre d'autre. Ça, c'est pour mes 0 en physique, d'ailleurs je n'en ai jamais fait. Même pas de la culture physique.

 

Alors l'entropie quantique, j'en fais une poétique

Je suis née et c'est magique

  dans les Pyrénées transatlantiques

Je vivrai c'est logique

   en respectant mon éthique

Je mourirai c'est pathétique (du verbe mourir de rire)

  pendant mon sommeil hypnotique

Je me réincarnerai c'est théologique

  et vous me sentirez, c'est philosophique

Vous vous retrouverez c'est bénéfique

  dans mes écrits épidermiques

Et je vous raconterai, le temps d'un Clic

  toutes mes fulgurances esthétiques

Est-ce que vous me croyez? Là c'est mystique

  j'aurai bien rigolé de mes écrits poétiques

 

Marie Anne

 

.

Une grande question a toujours une réponse.

Ici, elle tient en quelques écailles.

Inopiné, inopportun, cortum, partatumus, scientifucus, que savent les saumons de cette question ?

Mais que l'avenir n'est pas écrit, Axel Kahn en dirait long.

L'eau trouble ou le saumon, mauvais garçon, s'engage tient d'une physique aléatoire et mouillée, cantique des cantiques, la barque des Delphes soupire et tire ce ban d'écailles.

Retiens que dans le manuel de la nature, les lutins des mers aussi s'égarent, coulent, bullent, et l'homme de vérité sait sa part des gènes, lui, perché sur l'épaule des géants. La bulle dans le cosmos unifie la relativité générale au point de la porter en parfaite épouse, belle, fidèle, blanche, à la théorie du ciel, loin des saumons, des bulles d'eau, des remous profonds, sombres infidèles.

L'homme de vérité, scientifiquement vient du saumon, c'est Georges, Georges et les secrets de l'univers qui dévoile ses richesses.

L'homme est homme, le saumon est poisson, et au jeu de velus, le poisson perd.

De la physique quantique ou de la Grèce ancienne, la légende de demain unifie absolument, relativement, généralement l'homme au destin des aquatiques.

Plonger dans le cosmos, quel plongeon !

Quelle vision du ciel !

D'en bas, l'homme comme le saumon tombera dans la casserole des enfants, quelle friture !!


 Fred

 

 

Il n'est pas de songe que je ne rêve

Il n'est pas d'amour que je ne jouisse

Il n'est rien qui me trouble

Il n'est que pluie qui suinte

odeur qui pue

homme qui meurt

porte qui claque

chat qui griffe

Patiente, lente

griffe douce d'amour

sucre pétillant

herbe sourde, molle

bière folle, tue

acerbe, lourde

triste fille

o prise aux émois, là.

 

Fred

Publié dans Textes en ateliers

04.11.2009

en pantoufles, chez Bichon

Atelier chez Bichon,

devant la cheminée.

Tu as apporté tes pantoufles, ton châle

pour un atelier de mémé.

Que tu crois, tiens!

 -Ah cette fois-ci tu ne pourras pas nous perdre quelque part...

Hin hin hin... tu vas voir comme on se perd devant la cheminée...

Des consignes qui remuent le ciboulot,

mettent la pression pour trouver

l'essentiel de la question

qu'on se veut entendre posée...

et ... tes réponses

quête du noyau de toi-même...
faire connaissance...

B.K.

 

 

 

 

 

Fragilités

 

Fragile comme :

     Cassante ?

     Faible ?

     Malléable ?

     Marquable ?

     Gri fable ?

     Influençable ?

     Border line ?

Ou comme :

     Sensible ?

     Précieuse ?

     Légère ?

     Dentelle ?

     Doucement ?

     Attention ?

     Fais gaffe ?

     Prends soin de toi ?

     Ton souffle sur ma peau

 

Pour

     S’émouvoir ?

     Larmes de joie ?

     Hésiter ?

     Chercher

Ou pour :

     Souffrir

     Se déchirer

     Ca fait mal

 

Maître comme :

     Libre de tout ?

     Consciente ?

Ou comme :

     Caparaçonnée

     Baguette à la main ?

 

Fragile et maître à la fois :

 

Est-ce :

     Possible ?

     Inévitable ?

     Désirable ?

     Indispensable ?

     Justifiable ?           Et zut ………………….

    

Sylvaine

(texte hors atelier)

Instants de doutes

 

Instant  de   doutes

Le vide arrive à grand pas

Et remplit l’espace

Pas de réconfort en vue

Tes bras ne se tendent pas,

Ne s’offrent pas.

 

Je dois me débrouiller

Seule

Seules, on l’est de toute façon

Seules, à deux, chacune sa  solitude

 

Instants de doutes

Instants bien connus

Instants craints et pourtant

Un peu plus apprivoisés à chaque fois

 

L’espoir est là qu’ils soient de plus en plus courts

Et aussitôt

L’espoir disparaît……

Et réapparait

 

Que faire ?

Fuir, impossible

Lutter, trop épuisant

Attendre, oui

Attendre qu’ils se fatiguent d’eux-mêmes

Car toujours ils finissent par abdiquer.

 

Instants de doute,

Je vous connais tellement

Vous m’habitez depuis si longtemps

Votre puissance m’anéantit

 

Et pourtant,

La lumière m’apparaît à chaque fois

Et me fait grandir ……

Jusqu’à la prochaine ….

 

Instants de doute

Je vous hais, je vous aime

Portez-moi vers le haut

 

Je n’ai que vous

 

Sylvaine

 

 

 

 

21 10 09      Chez Bichon (oh ma biche) Beach on!

 

Alors c'est comme aller à la messe.

Je sors du travail, je fais redescendre la pression sociale. Je ne suis rien d'autre que moi.

Je suis mystique. Je viens pour la prière, la ferveur. On se réunit pour adorer les Dieux:

mots, phrases, lignes, textes, comptines, poèmes. tout ce qu'on veut.

Il faut se préparer pour ça, rester perceptive, réceptive, allumer sur l'inspiration,

la joie d'écrire, de s'exprimer, d'être en compagnie de soi, même de ses secrètes pensées,

et puis après, on le partage...

Car dans notre messe, c'est chacune qui crée son sermon. Et puis l'église, elle est tout le temps en lévitation.

Un jour, c'est la cathédrale de théâtre, une autre fois le temple des arbres, la mosquée souterraine en crypte. On n'ouvre même pas les portes. Elles sont battantes, inexistantes. On ne se cogne pas.

La dernière fois ce n'était pas une cérémonie peace and love. Non! Soeur Sourcière nous a embarquées

dans le train fantôme. J'avais confiance, mais j'ai eu peur, j'étais mal à l'aise.

J'y ai pensé toute la semaine. A un mauvais voyage; de retour pour mes parents, de mon retour pour moi. Quelquefois j'en suis encore malade. Mais c'est pour ça, mes soeurs, que je viens me recueillir, pour m'alléger pendant deux heures de mes fardeaux si étouffants. Et quelques fois je vois celui des autres, s'élever, et devenir des nuages. Nos prières deviennent des nuages. Blanc pour le bonheur et les remerciements, noirs pour la peine et les interrogations douloureuses.

 

Nous nous sommes retrouvées sur le parvis pour notre cérémonie. La musique à l'entrée me confirmait l'ambiance "vibration". Il ya tout! Le buisson ardent, le recueillement et les interrogations métaphysiques.

Pourquoi j'ai tant de mal à vivre avec moi-même? Je suis de bonne volonté, pourtant, j'y crève.

Mais voilà, ça coince.  Et je me pose cette question à moi-même.. Si je rêve d'une question qu'on me poserait,

au fond, c'est ma propre interrogation. Pourquoi (oui Why?) je n'arrive pas à être insouciante,

libre de mon corps et de mes gestes. Je pense à cette question, qu'on ne me posera pas, puisque je me sers

moi-même avec autant de verve. On peut penser à ça, et à d'autres choses, en écrivant le sermon du jour.

Le feu, symbole de la présence de la grande créatrice, qu'elle nous insuffle son inspiration,

pour que nous communiions à ces moments fragiles. Que notre communauté, guidée par Soeur

ABCDérangère puissent garder intact mes échanges épistolaires. C'est le club des amateurs de questions!

La flamme est repartie. Roulez jeunesse. Tire le pompon. That is the question.

Le gong résonne? Point d'interrogation?

C'est reparti dans l'écriture. Il y a un chant dans l'église, ça porte bonheur.

Et du       aussi.

On ne me pose pas de question à la réflexion - c'est vrai. C'est parce que je me cache très bien.

Des réponses, par contre, j'en ai à donner. Encore faut-il être assez à l'aise pour le dire.

Après les pourquoi, si on avance un peu, on peut trouver des parce que...

Et parce que je me donne le droit d'écrire un sermon, et de le lire en chair et en os, et bien quelque part,

 je sors du labyrinthe des pourquoi, et je suis un peu comme les autres. A égalité devant les mots.

 Et terriblement enrichie de mes émotions.

Amen.

Marie Anne

 

 

 

 

 

 

 

Coucou Beb,voici les derniers méfaits de tes ateliers:pau aime!!
 
 
De quoi le Monde de tes rêves est-il construit?
 
Alors,
Il y a des Bulles comme des kaléidoscopes,
Et parfois des becs d'oiseaux qui les Perçent insidieusement,
Il y a des Papillons pleins de velours qui Brillent et disparaissent,
Il y a des échappées Belles et Aventureuses
Et des retours Faramineux dans des grottes Perdues,introuvables.
Dans ce monde,les couleurs Vibrent et résonnent dans Ma tête,
Les Souris Passent et trépassent allègrement sans fausses notes,
Les Amours sont Sains et Sincères,
Les Joies sont claires et les peines Belles et Souveraines,
Les Larmes coulent dans des rivières Limpides
Qui retournent à la Mer Bleue ou verte,
La mer qui Chante aux nuages Son Amour.
 
Et toi qui te chante Son Amour?
 
 

C'était au Temps du début des Morsures.
Le Joug des hommes ingrats fustigeait les génisses.
Humiliées et Rebelles, elles fermaient la Porte de leur Monde.
Dans un grincement,la Mort indomptée donnait naissance à l'Absolu.
Elles se retrouvaient blessées mais pénétrées par le Serpent créateur de feu.
Elles apprenaient à Danser le Frisson de la Douleur
Et ensemencer de leur Chair l'Abîme du Monde.
Incorruptibles dans leurs Corps en ruts.
Risibles et pourtant,elles étaient et demeurent le Diamant Noir qui porte le Monde.
Elles ont huilé de leurs Chants les ténèbres des prédateurs jusqu'à la Transe.
Dans cette Voie enchanteresse du Corps,elles se sont muées en Félines,
Nues et lisses sous l'étreinte de la lune.
Douces dans le feu de la nuit,elles ont Couvé leurs rages
Jusqu'au lever de l'Aube et que tout recommence.
 
 

Capucine 

 

 

 

As-tu en toi du diamant, du loup, de la gazelle ?

renfermes-tu des champignons nauséabonds ou un brin de micelle ?

Portes-tu des sabots bourrus et crottés, prêts à ruer, frapper ?

Ou ressembles-tu à ces fins oiseaux panachés, hautains, subtils, arrogants ?

Sens-tu en hiver le froid des rochers porter ta carapace luisante ?

Peut-être qu'en ton centre le cyan de l'émeraude brille, suinte, taraude ?

Si un fil d'iode salit ton humeur, ne serait-ce pas fureur, douceur... ?

 

Il se construit, se pavane, se tisse

de minéral, de végétal, de bestial,

il s'accorde au temps, de sur-humanité,

novice, cécité,

il s'aveugle des tourments

passe outre les lactiques ferments

il se construit, s'anime, meurt, se ravive,

il tourne à la folie quand souffle l'envie

l'envie a guéri

c'est un monde de particules insoumises

turbulentes et folles, sauvages et bougonnes

c'est un monde qui roule, se tasse, se déforme

au gué des sons aigus de mon chant intérieur

il s'abrutit de larmes parfois

qui se ramassent en flots bouillonnants,

moiteur, douceur

il s'allume d'un rouge immense

chauffe d'amour, de désir de vie.

 

Tu ne peux rien pour moi,

pauvre pèlerine au désespoir, âme perdue

tu t'invites dans mes rêves,

t'imposes dans mes songes

surtout ne fais rien pour moi

laisse à mon heure se consumer mon rêve

il est mien

fouille dans tes poches

trouve plein

à attendre, à semer

tu ne peux rien faire

intruse, espionne qui trouble mon fil

de mes pensées sors en silence

erre, va, trouve potence

répands ailleurs semence.

 

Fred

 

Publié dans Textes en ateliers

11.10.2009

atelier rock'n'roll

En voyage tu es partie. Et je t'ai vue reliée, envolée, magnifiée.

...

En voyage je t'emmène, mais cette fois, la direction reste inconnue.

 La langue aussi.

Celle qui conduit? Connais pas.

Avec ses lunettes à triple foyer, elle titube

et tâte en quête du volant.

Déjà je t'entends dire qu'elle ne va même pas démarrer si ça se trouve.

Elle démarre, cale.

Une musique tribale prend tout l'espace dans le véhicule.

7 places. Deux vides.

Dans sa tunique épaisse elle s'empêtre...

Elle s'arrête. Bredouille un truc inaudible.

Mémé d'un autre monde?

Fait le tour de l'auto.

Te filme en train d'écrire dans la voiture

à côté des autres passagères.

Elle remonte.

C'est une autre, foulard, lunettes de secrétaire médicale.

Redémarre. Met une cassette. Un vieil enregistrement.

Voix monocorde philosophant sur fond de piano.

Elle roule lentement, un peu de traviole. C'est limite.

Elle s'arrête. Tout le monde descend. Et marche jusqu'à l'Arbre brûlé.

Tu dois te sentir comme une étrangère à présent dans ce paysage vert

où l'Arbre trône, sculpté par la foudre.

Son coeur de charbon noircit mains et visages. Noires.

Perdues dans ce no man's land à 3 minutes du point de départ.

Noires, comme l'atmosphère de ce trajet de polar.

Qu'en vis-tu? Qu'en écriras-tu?

Elle rit, j'entends qu'elle jubile la vilaine

avec son tour, là, un air de drôle de blague.

On remonte, vite! vite! Hakéraman! Hakéraman!

Hok Hok!

Elle se met à courir et file démarrer l'auto en trombe

elle recule sur le petit sentier poussiéreux, c'est que la nuit tombe,

 elle ne doit pas tomber sur nous aujourd'hui!

Tu remontes, ça repart, toujours en écriture,

dans la philo piano, et

stop.

Arrivées là.

Houkistouki?

Une voix répond: Hékéhénoooo!

Aaaaah.

Odile arrive et nous invite à entrer dans son atelier.

Grange de pierre où se nichent bois et couleurs,

peintures en chantier, vannerie, tissage, sculptures,

tout un univers dans l'atelier du Serpent Vert.

Ouf! Te voilà en sécurité, et puis ça parle ta langue maintenant.

Ecrire.

Lire.

Dire.

Merci pour cette épopée, et la confiance qu'il t'aura

fallu pour la mener jusqu'au bout!

hi hih ihi hi hi

B.K.

Atelier (7 octobre) Rébénacq

Vroum, vroum, broum, sploc, sploc, mais putain! Vas-y ma poule

y'a le feu de dieu, folle dingue au volant, embarquée c'est une évidence

mon moteur chauffe intense

patastrou, rabate, patatra, bastra, foutoir, putain bacadra

cette poupée va me mener droit à l'extase

pas question de caler ma belle, cours tu as raison

folle, folle vers le plaisir extrême

la jouissance intense, guidée par une vieille sorcière

en peine du flux et reflux, fluctu superflu

ha! Ha! Ho!

Le feu de dieu, reçu du ciel, me brûle la panse

cette danse comme une vie qui se tord, un sort

sortilège

noircis ta peau et brûle, friture, pourriture

une folle insoumise te guide au plaisir extrême

la terre en son feu, la terre en mon feu

à la lumière d'un foutoir réjouissant

l'homme est passé, trépassé, se lasse, amasse, re casse, pugnace

un rien lasse, passe fugace

après quoi tu cours ma belle?

Toujours la terre vieille sorcière!

 A l'ombre du feu inlassablement cours vers la lumière

accroche toi, racine, machine programmée à jouir

intense patastrou, trou de l'univers

dans ce flux, reflux, supereflu, fluctu incertain

pas question de caler avant la jouissance

ça! C'est une évidence

Fred

 

Et pourquoi donc ?

Et pourquoi donc  quoi ?

quoi pourquoi ?

et pourquoi pas comment ?

Comment ce fait-ce ?

Comment cette fesse ?

Comment cette fesse

montre sa beauté ?

Comment cette fesse

abandonne le monde ?

le monde que je t’ai fabriqué

patatras

l’afflux s’est suspendu

S’est-il suspendu ?

Et pourquoi donc patatras, l’afflux s’est suspendu ?

 

Nous y voilà,

question, questionnement.

Incessant questionnement

pour démêler les fils

pour me fabriquer mon monde

pour inventer le monde

 

Dans ta tête tu crées

tu t’enfermes, tu t’évades

Tu vois et tu pressens

Et le monde ressemble à ce qu’il est

à travers le filtre de tes pensées

emmêlées, démêlées

 

Pour sentir la terre

Marcher

Là, seulement tu descends

un peu au contact du monde

tu es reliée au ciel

Marcher, être

La route est là alors, évidente.

Le flux coule, recoule, fluve

Suspendue entre ciel et terre

tu peux te recréer

te relier à toi, au monde

Suivre ton délire

Suivre ton plaisir

Laisser les coffres qui claquent

les hommes aveugles de leurs machines

Et retrouver dans ta tête la pensée créatrice

dans tes poumons l’air douceur

sur ta peau l’air caresse

Bichon